Interview écrite


31 août 2015
Posté par
Guillaume

Rencontre avec Gae Stratton, auteur de “Le Mariage et la mort”

Gae StrattonPrésentez-nous votre ouvrage?
La trilogie “Le mariage et la mort” faisait à l’origine partie d’un ouvrage beaucoup plus ambitieux qui s’intitule « Les découvertes d’une navigatrice inconnue » auquel je continue de travailler. À un moment donné il m’avait semblé que les trois chapitres de cet ouvrage consacrés à une “même” découverte, à savoir à celle qui avait consisté à constater que dans chacun de mes trois mariages il y avait eu conjonction avec une certaine forme de mort, de la mort, pouvaient être réunis et constituer un ouvrage indépendant. D’où le livre intitulé « Le mariage et la mort/Fable non à la Fontaine » qu’Edilivre vient de publier.

Pourquoi avoir écrit ce livre?
Parce que je ne pouvais pas faire autrement. Écrire pour moi c’est comme respirer. J’écris depuis l’âge de huit ans. La danse est venue se joindre, s’ajouter à l’écriture comme fondement, forgeuse, façonneuse, ancrage,  expression de mon identité bien plus tard, vers mes dix-neuf ans. Jusqu’à présent, rien de mon œuvre proprement littéraire n’a été publié en France, que des essais consacrés à l’œuvre de Maurice Blanchot, qui avait été aussi le sujet de ma thèse de doctorat.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage?
Au  même genre de lecteur/lectrice que je suis moi-même: averti, attentif, critique, rigoureux, exigeant mais en même temps réceptif, curieux, compréhensif et ouvert d’esprit. Ou pour dire la même chose autrement: À tous ceux et à toutes celles qui sans être nécessairement  des “professionnels” de la pensée, aiment à penser leur vie.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre?
Quel message? Que contrairement aux paroles de ce tube que j’aime tant, (heureusement ou malheureusement) Happiness is not the truth. Car le bonheur est simple, superficiel et éphémère alors que la vérité est profonde, énigmatique et immuable, parfois impitoyable aussi.  La vie de chacun de nous est une épreuve quotidienne et une lutte pour la survie sous une forme ou sous une autre: celle de la vie elle-même ou de l’esprit ou des deux à la fois. C’est dans cette lutte que réside sa vérité.

Où puisez-vous votre inspiration?
Dans tout ce que j’ai lu, vu, entendu, vécu au cours de ma vie.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir?
Je suis en train de rédiger un ouvrage qui s’intitule « Où est passée la pensée à la française d’antan? » Où je raconte les années passées au département de psychanalyse à l’université de Paris VIII, à l’Ecole de la cause freudienne rue Huysmans et dans la salle Dussane rue d’Ulm, etc.

Un dernier mot pour les lecteurs?
Ne cédez pas sur aucun de vos désirs (formule de Jacques Lacan légèrement reformulée).