Rencontre avec… Frédéric Dhuême

  • Frédéric Dhuême, Petites douceurs acidulées est votre premier livre publié. Il s'agit d'un coup de gueule contre une société de plus en plus individualiste. Pourquoi avoir choisi l'écriture pour mettre à nu votre vie ?
Déjà pour se mettre à nu il faut oser. C’est quelque part impudique mais avant tout c’est une bonne thérapie psychologique. Loin d’être un « chippendales », ce strip-tease m’a permis de passer la barrière de la timidité, obstacle qui empêche bien des initiatives. Au service militaire, nous étions considérés comme des « déchets de la société », rien que ça ! Quel mépris ! Nous étions formatés à fermer notre gueule. Je murissais ma revanche. Elle est arrivée, à mon grand soulagement. Et, comme le chef des armées est garant de la sureté de la « France » laissant mourir ses enfants sur des bancs et des trottoirs, je dis « grâce au cynisme politico-démoniaque ! ». Cette mauvaise mise en « Cène » passera par le jugement dernier, sans immunité cette fois.
  • Avez-vous écrit ce livre pour vous ou pour les lecteurs ?
Je me suis mis à écrire pour dénoncer le système aberrant dont sont victimes les sous-classes définies par les décideurs, ceux qui créent l’individualisme dans leur comportement ambigu. Comme je déteste les injustices, la plus basse soit-elle, je me devais l’obligation de laisser un message afin de les combattre. Ce livre est un témoignage sur les hypocrisies grotesques, les existences violées par celles-ci. Que toutes et tous en profitent et en tirent ce que bon leur semble. Contents ou mécontents ? Qu’importe, mon style ne peut pas plaire à tout le monde, ce serait faire honneur à  la vanité et je ne suis pas imbu de moi-même. J’ai juste appris à aimer ce que je suis vraiment : le contraire d’un égoïste.
  • Pensez-vous que votre histoire puisse changer la mentalité individualiste de la société? Pourquoi ?
Les temps changent, donc la société change en permanence, ce qui est logique. Son vrai défaut est d’être prisonnière d’un capitalisme qui prône l’argent au détriment de la valeur humaine. Le monde entier en est conscient, hélas ce cancer mondial affaiblit nos pensées, nos mouvements de colère. J’aimerais que cela change bien sûr et créer une contre-offensive qui s’appellerait : « solidarisme ? » Après tout, Stéphane Hessel implore l’indignation, alors, concurrence oblige, j’appelle à la révolte, mais une révolte intelligente et non violente. Une « anarchie positive » en quelque sorte.
  • Votre passage sur Canal + a-t-il changé quelque chose dans votre vie ?
Oui, j’ai déclaré mon amour à mon petit poussin, Marie, devant 1 500 000 téléspectateurs. L’amour de son prochain est vital. C’est écrit dans la Bible. Un flot de paraboles dont quiconque peut en tirer ses propres conclusions. Mais « chut », je ne veux pas faire de propagande religieuse, il y a du bon dans les textes sacrés de par le monde. J’ai un exemple simple tiré du Talmud qui explique : « tuer un homme c’est tuer l’humanité, sauver un homme c’est sauver l’humanité ». Si seulement on pouvait s’entendre au lieu de jouer aux sourds ou des coudes célestes.
  • Quelles sont les figures que vous admirez ?
L’irremplaçable Coluche ! Il manque tout autant que les 5 millions d’euros aux Restos du Cœur. Avec lui, la France serait moins plongée dans une morosité palpable. Je me trompe ? J’admire aussi  Renaud Séchan et lui adresse ce message : « une gonzesse de perdue, c’est des copains qui reviennent ! ».
  • Avez-vous d'autres publications en vue ?
Oh que oui ! Un livre encore plus satirique (dont une scène pornographique torride, dans laquelle la femme du Président de la République prend son pied avec  un majordome). Mais de quelle République s’agit-il? Mystère… Je dévoile seulement que le drapeau est tricolore. Enfin, quand mon gland (oups sorry), mon glas aura sonné, j’arrêterai d’écrire, ça va de soi. Quand les vers de terre remplacent les vers à soi… c’est la vie !!! Une question subsidiaire mes ami(e)s ? Alors bonne route à tout le monde et retrouvons-nous dans la joie et la bonne humeur.

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