Interview écrite


19 février 2015
Posté par
Flora

Rencontre avec Félicité Filliez-Moungang, auteur de «De la Mort à la Vie»

Félicité_Filliez_Moungang_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
«De la Mort à la Vie» est mon 6ème livre, il parle de la mort, de la vie, et aussi de la souffrance, il essaie de lever la peur qu’il y a autour de la mort et surtout le mystère qu’est ce passage, lorsqu’il est l’heure.
J’essaie dans ce livre d’emmener les gens à mieux vivre leur vie terrestre ce qui peut aussi être une façon de mieux préparer leur mort (en répandant par exemple de l’amour autour de soi).
D’un autre côté, je parle de nos souffrances sous toutes ses formes et comment essayer de les surmonter. Ce sont 2 thèmes qui se ressemblent, car beaucoup de personnes ont peur de la mort et aussi de souffrir un jour. Or un jour, personne n’échappe à l’une ou l’autre.

D’où vous vient cet attrait pour la mort ? Et pour la vie ?
D’où me vient cet attrait pour la mort et pour la vie ? Simplement parce que je suis ce qu’on appelle chez moi, dans mon pays d’origine, une « magnéssié » qui veut dire «enfant ou élue de Dieu».
C’est ce qu’on appelle ici en Occident «une médium guérisseuse». J’ai hérité de mon grand-père, depuis ma naissance, ce don ou cette grâce comme j’aime mieux l’appeler.
Toute petite j’ai toujours, en quelque sorte, été en communication avec l’au-delà, à savoir avec les ancêtres, les anges, les guides, les personnes n’étant plus dans ce monde, les êtres de lumières et bien d’autres.
Depuis ma plus tendre enfance, comme je l’explique dans le livre, j’ai toujours vécu des phénomènes paranormaux jusqu’au jour où j’ai été complètement appelée, «élue» et suis devenue «magnessié». Dès lors, j’ai compris que la mort et la vie n’étaient qu’un et que les morts étaient toujours parmi nous et présents, mais sous une autre forme.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
J’ai écrit ce livre afin que les personnes n’aient plus peur de la mort, et que ces mêmes personnes profitent de leur vie sur terre, qu’ils répandent l’amour autour d’eux.
Qu’ils disent par exemple : «je t’aime» quand ils en ont besoin et quand la personne est encore en vie, afin de ne pas regretter plus tard, lorsque celle-ci aura expérimenté le passage, de ne pas l’avoir fait.
J’ai aussi écrit ce livre afin de dire à ceux qui ont perdu des êtres chers d’essayer d’être attentifs. Beaucoup se rendront bien compte que leurs défunts, les personnes qu’ils ont tant aimé, et qui ont expérimenté le passage de la mort à la vie, sont toujours là, autour d’eux, remplis d’amour, mais sous une autre forme, même s’ils ne sont plus là physiquement.

Pourquoi choisir d’écrire votre livre sous la forme d’un essai ?
J’ai choisi d’écrire mon livre sous la forme d’un essai, car, parler de la mort est un sujet sans fin et à mon avis on ne peut faire qu’essayer d’en parler selon nos propres convictions et notre chemin de vie.
Parler de la mort reste le mystère le plus grand de tous les temps, et même les plus grands chercheurs n’arrivent pas à comprendre ce qu’est vraiment la mort. Aussi, j’essaie de parler de la Mort dans ce livre avec les mots les plus simples afin de transmettre mes convictions.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Mon livre s’adresse à un très large public, car, qui ne mourra pas un jour ? Et qui n’a jamais perdu un être cher ? Alors, j’invite toute personne à lire ce livre qui apportera une autre approche de la vie et la mort.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
Les principales qualités de mon livre sont multiples. Le lecteur qui a déjà perdu un être cher ou qui est en deuil à l’heure de sa lecture, pourra voir les choses différemment et pourra mieux vivre son deuil ; non pas en étant heureux, mais en se rendant compte que, finalement, l’être tant aimé est juste là près de lui sous une autre forme.
D’autre part, le lecteur qui vit avec la peur de mourir un jour changera probablement d’avis. Et celui qui a de la peine à répandre de l’amour se rendra également compte et modifiera son attitude.
Et celui qui se pose tous les jours des questions sur ce passage de la mort à la vie aura quelques bribes de réponses grâce aux témoignages qui se trouvent dans le livre.
Le chapitre «Souffrance» aidera les lecteurs à mieux gérer leur souffrance et pourquoi pas, tendre la main aux autres lorsqu’ils traversent un moment difficile.

Comment définissez-vous le mot « guérisseuse » ?
Je défini le mot «guérisseuse», que je suis moi-même, comme une personne qui à des dons ou des grâces, pour aider et guérir les gens. Comme déjà dit précédemment, dans mon pays d’origine, à l’ouest du Cameroun, on les appelle les «magnessie» ce qui veut dire «élue ou enfant de Dieu».
Leur rôle principal est de communiquer avec l’au-delà et de guérir et protéger les personnes contre les choses négatives comme les mauvais sorts, les mauvaises énergies, etc. D’où la raison de ma lutte, aujourd’hui, qui est de combattre le mal-être et la dépression dans la société.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Le message que je veux transmettre est que, peu importe notre titre, notre rang social, notre beauté, notre richesse, etc., nous allons tous un jour mourir. Ce qui est dès lors important, c’est d’élever notre niveau d’amour envers les autres, ce qui élèvera notre taux d’énergie et nous aidera à mieux préparer notre mort et à ne pas en avoir peur. Et lorsque ce sera le moment d’expérimenter le passage, à être beaucoup plus serein.
J’ai aussi voulu souligner que les morts ne sont pas morts, qu’ils ont juste traversé l’autre côté de la rive, mais sont bien là et très souvent avec nous.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Je puise mon inspiration dans ce don. La grâce que j’ai reçu étant très spirituelle, je la puise également dans la spiritualité, le calme et la paix autour de moi et surtout dans l’amour que m’apporte ma famille. Mais chaque situation peut m’inspirer si mes ancêtres et le divin qui sont mes maîtres m’en donnent l’autorisation.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Mes projets pour l’avenir sont probablement d’écrire d’autres livres. Mais je ne suis pas pressée car les choses doivent se passer sereinement. J’ai un projet de livre sur les kystes, les fibromes, afin de sensibiliser celles qui ne connaissent pas ces maladies qui pourtant, affectent beaucoup de femmes.
C’est un projet d’avenir, mais je me laisse guider par l’inspiration divine qui peut me suggérer des sujets pouvant apporter une étincelle à la vie et la société.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Je voudrais tout d’abord remercier tous ceux qui me lisent, car grâce à eux, mon travail trouve un sens et je remercie également tous ceux qui me soutiennent, dans mon travail, dans la réalisation de mes livres, et surtout dans ma lutte pour combattre le mal-être et la dépression dans la société.
Je voudrais dire à tous mes lecteurs et à mes fans que je les aime de tout mon cœur. Je les invite à me suivre sur YouTube en allant ici. Vous pouvez aussi visiter mon site Internet afin de m’encourager, en allant ici.
Merci à tous je vous souhaite la grâce divine.