Interview écrite


12 septembre 2012
Posté par
Marie

Rencontre avec Fatine El Asri

Fatine El Asri, Ainsi va la vie est votre premier ouvrage publié chez Edilivre. Pouvez-vous nous en parler en quelques mots ?
“Ainsi va la vie” raconte l’histoire de Leïla, une jeune fille qui grandit dans un climat familial difficile, notamment à cause de son père alcoolique et violent. Petit à petit, elle apprend la débrouille et apprend aussi à encaisser les coups durs. Bien qu’elle ne soit pas épargnée par les épreuves elle parvient tant bien que mal à aller de l’avant.

Cette histoire résulte de choses vécues, imaginées et dont j’ai été témoin.

Quel message souhaitez-vous faire partager à vos lecteurs ?Je n’ai jamais cherché à faire passer de message particulier. L’héroïne souffre, subit, mais se bat. Chacun est libre d’y voir un message ou pas.

Que recherchez-vous dans l’écriture ?
Le sentiment de libération. La rencontre avec les mots.
L’écriture agit comme un exutoire. Elle délivre et permet à ceux qui ont du mal à prendre la parole pour se défaire de leurs émotions de s’en saisir enfin.

Quel est l’auteur que vous admirez le plus ? Tahar Ben Jelloun ! J’en suis absolument fan. J’ai lu tous ses livres et j’ai eu l’opportunité de participer à une de ses conférences pour son livre « Au pays ». Certains de ses livres sont des chefs d’œuvre, comme « l’enfant de sable » et « la nuit sacrée ». Je m’étonne encore qu’on n’en ai toujours pas fait un film…
J’aime beaucoup, d’autres auteurs comme Gogol, Dostoïevski, Amélie Nothomb ou, dans un genre plus sociologique, Thomas Sauvadet qui a écrit « Le capital guerrier », livre qui raconte son immersion dans les quartiers difficiles de Paris et Marseille.

Pour vous, quelle est la fonction première qu’un livre doit remplir auprès des lecteurs ? La lecture peut apporter beaucoup. Cela dépend de la sensibilité de chacun, si on est réceptif à un livre, à une histoire ou pas. Il m’arrive de m’ennuyer comme un rat mort devant un bouquin et de ne pas aller au bout de la lecture. D’autres fois je peux lire et finir un livre d’une traite !
Encore une fois tout dépend de notre sensibilité.
La lecture permet de réfléchir, de s’évader et de rêver un peu.
Le livre doit susciter de l’émotion. Il doit provoquer une réflexion.

Bientôt un second livre dans les rangs d’Edilivre ? Je l’espère. Je vais commencer très prochainement l’écriture de mon second roman. Les histoires continuent de s’entrechoquer dans ma tête et j’ai besoin de les écrire pour vider mon esprit. Il n’y a plus qu’à coucher tout ça sur papier !