Interview écrite


9 juin 2015
Posté par
Flora

Rencontre avec Elise Marcende, auteur de « Fin suspends ton vol »

Elise_Marcende_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
«Fin suspends ton vol» est un témoignage né en moins d’une semaine. J’y raconte la fin de vie de mon père, décédé le 15 Décembre 2014 des suites d’un cancer du pancréas foudroyant.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Un besoin viscéral m’a mené à l’écriture de ce témoignage. Divers sentiments me taraudaient alors mais le plus prégnant était la colère. La colère contre un corps médical manquant cruellement de bienveillance et d’empathie. J’ai ressenti le besoin de l’exprimer pour ne pas qu’elle me dévore toute crue.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Mon ouvrage s’adresse à tout lecteur que le sujet de la fin de vie interpelle, questionne. C’est un sujet plutôt universel que j’aborde puisque nous sommes tous appelés à mourir. Pouvoir exprimer nos ressentis face à cette grande échéance peut se faire bien avant d’embarquer pour le dernier voyage…

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Mon message principal est malheureusement, qu’aujourd’hui en France, le patient n’a pas son mot à dire sur ce qu’il souhaite pour ses derniers instants parce que la loi interdit le suicide assisté. On ne permet pas à une personne mourante de pouvoir partir sereinement. Bien évidemment certains services, certains médecins bravent l’interdit mais cela est loin d’être une généralité. Je voulais, et encore plus avec le « cas » Vincent Lambert, appuyer à nouveau sur les limites de la loi Léonetti.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Mon inspiration vient directement de mon vécu. L’écriture est libératrice et permet à son échelle de mettre en mots tous les maux qui bouillonnent en moi.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
J’ai déjà commencé à coucher quelques pages des souvenirs de mon enfance. Six ans après la naissance de ma fille, je prends pleinement compte de l’importance de la transmission transgénérationnelle et intergénérationnelle. J’espère que mes livres resteront dans notre famille pour donner à mes petits enfants, arrières petits enfants l’opportunité de connaître l’histoire de leurs aïeux.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Partager, échanger sont mes motivations principales. J’attends avec impatience vos retours sur mon livre.