Interview écrite


30 mai 2018
Posté par
Éditions Edilivre

Rencontre avec Donaval Aziz Foguieng Fosso, auteur de « J’ai 55 patries : je suis Africain »

Présentez-nous votre ouvrage

Déjà le titre de mon ouvrage est « J’ai 55 patries : je suis africain » et c’est un livre subdivisé en deux
parties. La première a pour titre « l’Unité dans la diversité ». Dans celle-ci, il est présenté les 55 hymnes des États d’Afrique. Cela tient une valeur symbolique et peut donc conduire a plusieurs interprétations différentes mais, celles-ci convergeront vers celle de l’unité de l’Afrique comme condition sine qua nun au développement. La deuxième partie quant à elle, a pour titre « Développement en Afrique » et c’est donc dans cette partie qu’il est présenté un projet de développement pour l’Afrique et qui, d’autre part, décèle les différents problèmes auxquels les africains font face et qui restent un véritable frein au développement. Mais, toujours est-il que cette partie se résume en disant que « les africains sont eux mêmes, le principal frein de leur développement ». Enfin, grosso modo, ce livre présente un certain
cheminement du développement propre à l’Afrique sous le prestigieux nom de Projet Renaissance.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai écrit ce livre d’abord dans le but d’appeler à une prise de conscience de la part de mes frères
africains. Il y a un ensemble de réalités sous la forme de mentalité que si nous ne changeons pas, le développement restera toujours un rêve que nous caresserons mais, à l’horizon. Bref, si les africains ne se révoltent pas contre le statut quo dans lequel ils se trouvent à présent en comprenant que le développement est la suite d’une révolution, on sera toujours loin à rester en arrière et à subir l’influence des autres. D’autre part, ce livre présente une philosophie selon laquelle le développement de l’Afrique ne peut être que le résultat d’efforts conjoints avec la participation de tous et de chaque État d’Afrique. Dès lors, aucun État n’a donc la possibilité, le potentiel et les moyens d’aller affronter la vague du développement tout seul car non seulement il aura à affronter les présentes grandes puissances mais, aussi, aucun État africain n’est à lui seul, suffisamment armé aussi bien en ressources qu’en potentiel pour aller à la quête du développement tout seul. C’est donc dans le but d’unir l’Afrique dans l’optique de la développer que ce livre a vu le jour.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Le principal message de ce livre est celui du développement, le développement possible. Certes, il
y a un certain nombre de conditions en guise de prérequis et ces conditions englobent également la mentalité. Mais, si les africains prennent conscience d’un certain nombre de chose, s’ils réalisent la grandeur de leur potentiel, l’immensité des ouvertures qu’ils ont devant eux, alors, le développement n’est plus loin et il ne s’agirait alors plus que d’une question de quelques années de mise en œuvre de ce qui sera la première pierre d’un développement inédit.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Pour l’inspiration, je la puise tout autour de moi. D’abord j’observe la société, j’essaye de la
comprendre avant de tirer des conclusions ; je m’inspire de l’actualité politique, des événements sociaux et aussi de tout ce qui peut être un moteur de propulsion pour vouloir transmettre certaines convictions. Mais, bref, l’inspiration, je la puise dans la société.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

En ce qui concerne mes projets d’écritures, j’en ai plus d’un. Déjà je suis auteur d’autres livres toujours aux éditions Edilivre et les titres sont : « Sublime mensonge », qui est un roman, et « Nouvelles visions de la société », qui est un autre essai et qui présente une société plus humaniste et humaine avec des sujets comme la correction et l’utilisation du fouet, l’égalité entre hommes et femmes, le travail, l’idée du socio-capitalisme et l’argent entre autres. Outre cela, j’ai d’autres livres dans mon sac (environ déjà dix) et ce sont aussi bien des poèmes que d’autres essais et romans que je prévois publier d’ici peu dès que l’occasion se présentera. Quoi qu’il en soit, dans l’avenir, je continuerai encore à écrire car dans ce monde, il y a beaucoup à dire.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Pour le mot de la fin, je dirai simplement aux lecteurs d’aller lire, lire, lire et relire non plus
seulement pour comprendre les choses et le monde mais pour aller le changer et le rendre meilleur. À coup sûr, la littérature et l’écriture ont encore beaucoup à nous offrir et il faut lire pour les découvrir. D’autre part, j’encouragerai chacun à croire en ses rêves malgré vents et tempêtes et même si ceux-ci paraissent démesurés. Si la société veut vous faire croire que ce qui se dresse devant vous
s’appelle impossible, alors, c’est pour vous l’occasion de prouver que vous êtes un Homme plein de potentiel et d’aptitudes tout en croyant fermement qu’impossible n’est pas humain. Alors bonne suite de vie, bonne suite de lecture !