Rencontre avec Denis Morin, auteur de « L’ours et la ruche »

Denis_Morin_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
En bref, une historienne française d’origine québécoise revient au Québec et se voit obligée par un concours de circonstances d’élucider trois meurtres survenus dans l’abbaye cistercienne Notre-Dame du Verbe. Elle est accompagnée dans cette enquête par un policier blasé qui ne voit rien ou presque et par un moine aveugle qui ressent tout.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Par défi personnel et par goût du risque, puisque le roman se déroule sur une période de dix jours. En outre, j’ai aimé confronter des personnages qui utilisent la logique comme l’historienne et le policier avec un moine qui se laisse guider grâce à son intuition.

Avoir choisi pour décor un monastère est-il significatif pour vous ?
Étant archiviste en milieu religieux, je suis à l’aise avec les monastères. Or, choisir un monastère relève du défi, puisqu’on ne s’attend surtout pas à ce que la mort survienne ainsi en un tel lieu.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
À un public général, bien que je dirais peut-être plus adulte.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
Roman court qui se lit très bien dans le transport public, bonne psychologie des personnages, description des lieux intéressante, rythme, revirement de situations, dialogues parfois mordants.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Que nous devons nous « méfier des eaux dormantes » comme le dit le dicton.

Où puisez-vous votre inspiration ?
J’ai adoré le roman Au nom de la rose d’Umberto Eco et les romans d’Agatha Christie dont je me suis régalé durant mon adolescence. Une scène de ce polar m’est venue en rêve. Au petit matin, j’ai noté cette scène, puis j’ai laissé mûrir le projet avant d’y plonger pendant un an les fins de semaine.

Les romans policiers deviennent parfois des sagas, vos personnages ont-ils un avenir ?
L’historienne Béatrice Lemieux et l’inspecteur Bruno Lagacé reviendront mener une enquête dans un cadre urbain.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Sortez des sentiers connus et oser lire des nouveaux auteurs, nous en sortirons tous grandis. Bonne découverte ! Merci !