Interview écrite


Darius_Edilivre
22 juillet 2015
Posté par
Guillaume

Rencontre avec Darius Anzi, auteur de « Grâce perdue »

Darius_Anzi_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
Bien plus qu’un roman,  « Grâce perdue » est un livre, un livre énorme. C’est proprement à dessein que je me refuse cette connotation du roman qui, généralement comprise sur le fictif, dilue complètement celle que je me forge à l’esprit en entendant « Grâce perdue ». La littérature n’est pas immuable, par conséquent, le temps viendra, et il est déjà venu, où le roman cessera d’être « un long récit imaginaire… ». Celui-ci devra être pris autrement.

Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?
Déclic. Tout est parti d’un déclic. Je n’avais jamais été si abandonné. Je ne m’étais jamais senti si seul de toute ma vie. Je pouvais dire sans leurre que je n’avais plus rien au monde à part moi-même. J’étais pourtant en deuxième année à l’université et n’espérais qu’atteindre la lointaine licence pour me frayer un chemin ailleurs. L’université n’est pas faite pour les pauvres. Mes forces m’avaient lâché, ma conviction était morte. Et le comble dans tout cela, c’est que mes propres pasteurs m’avaient pris quelque chose : celle que je considérais comme ma seule famille au monde. Grâce…Alors ça ne pouvait pas continuer. Etais-je inutile sur terre ? Sinon, à quoi est-ce que je répondais ? J’ai décidé d’écrire pour guérir, d’écrire pour prophétiser sur ma vie. Vingt jours de larmes et de nuits blanches ont suffit à produire tout ce livre. Je n’avais jamais été si endurant…

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Les jeunes, voilà ma cible. Il y a dans la vie, bien des jeunes qui ont eu la grâce de tirer profit de ce que leurs parents, par leur bravoure, ont su obtenir par leur travail. En revanche, il y en a tout une avalanche d’autres qui, bien trop tôt responsables, devront créer leurs propres richesses pour briser le joug de ce que j’appelle misère transgénérationnelle. C’est le désespoir qui fait de nous des victimes de la vie. Lecteur, qui es incompris malgré ta bonne volonté ; lecteur, qui n’as jamais souri dans l’aisance que procure l’adolescence ; lecteur, qui es fort et courageux mais impuissant face à la vie et Sa société ; lecteur, qui es ambitieux ou pas ; surtout toi lectrice chrétienne, voici, « Grâce perdue » est ton livre.

Quel message avez-vous voulu transmettre par ce livre ?
Tout malheur est bonheur de l’intérieur. Tout est opportunité pour quiconque voit par l’esprit. La vie est plus belle lorsqu’on a été misérable. Et Dieu est bon pour tous ceux qui vivent sur Terre.  Par ailleurs, Grâce perdue est l’éloge du travail. Il faut être ambitieux et l’ambition est une chose spirituelle que seul le travail peut rendre existentielle. Il faut savoir ce que l’on veut dans la vie, et vouloir n’est pas un état ; vouloir est un processus. La vie n’est pas facile ; la vie est belle.

Où puisez-vous votre inspiration ?
J’ai déjà dit quelque part que c’est Jésus, le Dieu que j’adore qui m’inspire. Ce n’est peut-être pas si aisé de le comprendre mais c’est la vérité. Je suis très fragile. J’ai un cœur sensible, dès lors, tout peut m’inspirer. Mais quand ce qui m’inspire n’a d’autre but que de seulement distraire, il est tout de suite rejeté. Il n’y a rien qui soit dit qui ne l’ait été bien auparavant. Et quand le Saint-Esprit s’en mêle, le « recyclage » se fait toujours d’une autre manière.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?
 Par la grâce de Dieu, l’écriture continuera. Je suis loin d’atteindre ma vitesse de croisière. Je continue mon chemin, tout simplement.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Merci de bien vouloir partager ces lignes avec moi. Je n’écris pas pour distraire ; j’écris pour édifier. Et c’est ce qui vient du cœur qui peut toucher les cœurs. J’ai eu à lire des livres que j’ai recommandés à certains, et, je sais qu’eux aussi recommanderont mes livres à d’autres. Je reconnais avoir lu plein de livres qui m’ont été une thérapie. Et toute modestie mise à part, mes livres en sont une.