Rencontre avec Coralie Thomas-Chateau, auteure de  » Enquête de soi « 

Coralie_Chateau_EdilivrePouvez-vous introduire votre ouvrage en quelques mots ?
Tess est une jeune femme d’origine américaine, journaliste, vivant à Paris. Elle est jeune, indépendante, son métier est intéressant, elle gagne bien sa vie. En apparence, elle a tout pour être heureuse et pourtant elle ne l’est pas. Tout cela lui semble même parfois absurde. Elle cherche autre chose mais quoi ? Ses rencontres et ses voyages vont lui permettre de prendre conscience qu’elle est en quête de bonheur, en quête de sens, en quête d’elle-même. Tess va alors oser changer de vie pour réaliser ses aspirations véritables.

Le jeu sur l’homonymie du titre  » enquête de soi/ en quête de soi  » place-t-il l’introspection au cœur de votre ouvrage ?
Oui, c’est bien d’introspection dont il s’agit, car les apparences sont trompeuses ! Nous pensons que nous serons heureux quand nous aurons ceci ou cela mais une fois que nous l’avons, nous réalisons que rien n’est vraiment satisfaisant dans la vie, sauf d’être et d’aimer.

Vous proposez une réflexion sur la recherche du bonheur. Quel message cherchez-vous à transmettre ?
Nous sommes le jouet du plaisir et de son contraire, la souffrance, jusqu’à ce que nous comprenions qu’ils sont inséparables. L’un ne va pas sans l’autre. Au-delà de ce mécanisme, la souffrance n’est pas une fatalité, elle a toujours un sens caché. Son but ultime est de nous apprendre à sortir de ce jeu de dupe pour trouver la paix. Quant au plaisir, il n’a rien à voir avec le bonheur parce qu’il ne dure pas. Le message, c’est que le bonheur absolu n’est pas une utopie ! La félicité est déjà là, derrière les apparences, il  » suffit  » d’apprendre à se connaitre et d’en prendre conscience.

Votre ouvrage a-t-il une portée métaphysique ?
Oui, si l’on comprend par métaphysique « ce qui s’intéresse à la connaissance de l’être absolu ». C’est cette connaissance qui transforme radicalement notre point de vue et qui permet d’accéder à la félicité. Cependant, c’est avant tout une histoire, un roman.

Le parcours de Tess, l’héroïne de votre ouvrage, est-il initiatique ?
Le parcours de Tess (comme toutes les vies à mes yeux) est initiatique. Notre chemin, toutes nos expériences, n’ont qu’un seul but. Celui d’élargir notre conscience de l’essentiel : ce que nous sommes vraiment, l’amour qui rayonne de la simple existence, au-delà de nos personnalités, de nos problèmes, de ce que l’on aime ou pas.
En ce qui me concerne cela se traduit de la façon suivante : Chaque jour de ma vie, chaque manifestation, me met face à un choix : celui de me transcender ou non. Le choix que je fais malgré moi la plupart du temps est celui de me laisser envahir par les apparences, des pensées, des émotions destructrices, des automatismes ou des névroses (vous savez, ces trucs qui nous manipulent tous et que l’on ne veut surtout pas reconnaître !) L’autre choix, que j’apprends avec l’expérience, est de regarder tout ce qui se manifeste dans sa globalité et de l’accepter. Et lorsque j’arrive à mettre en pratique cette seconde option, je comprends aussi ce que cette expérience avait à m’apprendre. Alors seulement, je rigole !!!

Avez-vous des points communs avec Tess ?
Oui bien sûr ! Tout ce que l’on exprime – quel que soit le support – traduit notre point de vue, notre univers, nos expériences, notre façon d’appréhender la vie, ce qui nous touche, ce qui nous fait souffrir, comme ce qui nous inspire. Ecrire me permet de prendre de la distance avec les circonstances de ma vie. Je peux jouer avec, romancer, réécrire l’histoire autrement. Cela m’amuse et me ramène à l’essentiel.

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
J’espère que ce livre fera passer un bon moment à ses lecteurs et qu’il les aidera à plonger dans la félicité qui les attend patiemment avec amour !