Interview écrite


6 mai 2013
Posté par
Flora

Rencontre avec Coralie Cleerebaut, auteur de  » L’Horloge tourne « 

Coralie_Cleerebaut_EdilivrePouvez-vous introduire, en quelques mots, votre ouvrage ?
« Un livre, une certitude … et des milliers d’émotions ! ».
Ce roman, c’est la conviction profonde que j’ai fait le bon choix pour moi et pour mon avenir. 
J’ai écrit à un tournant de ma vie pour parvenir à accepter l’échec en le transformant en renouveau. Ecrire ma vie m’a aidé à l’assumer aussi puisque je suis maintenant confrontée à la critique des lecteurs qui, je l’espère, seront nombreux. Mais j’assume mon choix dans cette belle aventure et j’accepte de ne pas plaire à toutes les visions et toutes les conceptions. Car l’important n’est pas de plaire à tous ou d’atteindre la perfection mais bien de partager ses idées en s’ouvrant aux autres et à la sincérité.

S’agit-il de votre premier roman ?
Bien que j’écrive depuis ma plus tendre enfance, il s’agit en effet de mon tout premier roman.
Depuis toujours, ma vie a été bercée par l’écriture car il s’agit incontestablement d’une passion pour moi. Dès l’enfance, je rédigeais pour mes parents de courtes histoires relatant entre autres nos aventures de famille. J’ai aussi tenu un petit journal de vacances chaque année durant les congés scolaires estivaux où je racontais mes journées. Je me souviens également que, déjà en primaire, j’adorais mon cours de français, branche dans laquelle j’avais de très bonnes notes. Ensuite, à l’adolescence, j’ai découvert la poésie grâce à mon professeur de français de première secondaire. Ce fut le début pour moi d’une réelle passion. A partir de cette époque, je n’ai plus cessé d’écrire. J’ai toujours été très calme et peu éloquente et je crois que mes poèmes me permettaient en quelque sorte de soulager mon esprit de tout ce qu’il n’osait pas dire.

Votre roman a-t-il un caractère autobiographique ?
Tout à fait, il s’agit ici de mon autobiographie. J’avais envie d’écrire un vrai bouquin depuis longtemps. Et pour le premier, comme c’est souvent le cas, j’ai choisi de raconter mon histoire, avec sa part de malheurs et heureusement avec un grand bonheur découvert sur le tard. Ce roman relate donc mon expérience de la vie de ma naissance à mes 30 ans. L’année de mes 30 ans fut celle de la rédaction de mon livre et fut véritablement libératoire et révélatrice pour moi. J’ai vraiment eu la sensation de renaître en août 2011 et je me suis par la même occasion rapprochée de mes racines et de ma famille. A présent, je peux dire que je croque la vie à pleines dents.

Le personnage de Claire vous ressemble-t-il ?
Le personnage de Claire, non seulement, me ressemble mais bien plus puisqu’il me représente ! Je n’ai pas souhaité parlé à la première personne bien qu’il s’agisse de mon autobiographie. J’ai plutôt eu envie de raconter une histoire et de faire en sorte que les lecteurs s’interrogent – en tout cas pour ceux qui me connaissent – et je suis allée jusqu’à inventer un nom pour chaque personnage et chaque lieu de mon roman. Claire livre donc tout ce que j’ai vécu, mes tristesses et mes joies, ma vie !

En choisissant un titre tel que L’ Horloge tourne, cherchez-vous à montrer l’éphémérité du temps qui passe ?
L’éphèmérité du temps qui passe, la quête de soi et le bonheur existentiel étaient les idées principales de mon ouvrage. Il est vrai que le temps a une réelle emprise sur moi et sur ma vision de la vie. Et je tenais à souligner mon ressenti : « Le temps est éphémère, sachons en profiter tant qu’il nous est donné ! ». C’est dans cette optique également que j’ai choisi le titre de mon roman qui parle de lui-même L’horloge tourne, titre inspiré par une chanson connue dont chaque couplet introduit un chapitre de mon livre.
La couverture de mon roman n’est pas dénuée de sens non plus. Il me tenait à cœur que l’on y comprenne toute l’importance du paramètre temps. On retrouve donc une belle horloge trônant au-dessus de ma tête, comme pour me rappeler à chaque instant le temps qui passe.

Quelle philosophie de la vie cherchez-vous à transmettre ?
« A chaque âge, sa saveur ; et le bonheur en est l’auteur. » Voici ma devise et ma philosophie. Le bonheur n’est pas au bout du chemin mais le chemin ! A 30 ans, je l’ai compris en réalisant que l’essence même de la vie était véritablement le bonheur immédiat et non sa quête dans l’espérance éternelle.
Selon moi, il faut tout faire pour parvenir à être heureux et ne laisser personne dompter ses choix. Il faut vivre comme si on devait mourir demain, être son propre maître et défendre ses idées envers et contre tous, tout en respectant autrui, mais en se respectant avant tout soi-même. 

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
J’ai eu envie de partager une expérience douloureuse de ma vie et mes joies aussi car j’avais besoin de me confier. Je pense que c’était pour moi une étape importante dans ma quête du bonheur.
Secrètement, j’ai aussi envie de croire que mon histoire pourrait d’une certaine façon venir en aide à des femmes qui sont, comme je l’ai été moi-même, enlisées dans une relation qui les détruit à petit feu. Ce roman, c’est ma vie mais c’est aussi un symbole d’espoir à part entière.