Interview écrite


28 avril 2015
Posté par
Flora

Rencontre avec Claude Benoist, auteur de « Nihé »

Claude_Benoist_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage.
«Nihé» est la suite des «Fils de L’Ourse» paru en 2013. L’ouvrage raconte un épisode dramatique de la vie de l’héroïne «Nihé», enjeu il y a quarante mille ans, de la survie d’un autre clan. Le hasard mettra sur sa route Honn l’aventurier solitaire. Avec son aide et celle des «hommes nouveaux» elle échappera à la destinée que pourtant avec bonheur elle était en train d’accepter. Quittant brusquement Hel son nouveau compagnon et Ref son ravisseur, elle retrouvera ses amis Obélé, Nélé et Yen. Mais La Mère Ourse, de qui tout vient, fait naître dans la tête de Honn un autre projet : réunir dans un grand clan sa nouvelle et son ancienne famille.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
La fin des «Fils de L’Ourse» qui voyait Honn quitter le clan de Rohr pouvait laisser supposer qu’il allait vers de nouvelles aventures.

À quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?
Ce roman, comme le précédent, s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux origines de l’humanité. Ce n’est pas un ouvrage savant et il n’est pas nécessaire d’avoir de connaissances particulières. Il s’adresse aussi bien aux adolescents qu’aux adultes. Il n’est pas nécessaire d’avoir lu «Les fils de L’Ourse» avant de lire «Nihé».

Présentez-nous en quelques mots Honn et Nihé ?
À la suite de la mort brutale de son frère jumeau, Honn a quitté les siens dans les environs de la Mer Noire. Il a traversé toute l’Europe pour se joindre au clan de Rohr, celui qui parle à l’ours, quelque part entre la Dordogne et le Massif Central. Réussissant à vaincre sa peur des «hommes nouveaux», nos véritables ancêtres, il aidera Nihé et son clan originel.
Nihé est une jeune fille survivante avec quelques personnes de son âge d’un clan anéanti par un tremblement de terre. Elle est enlevée par un groupe venu du sud qui voit en elle sa seule chance d’assurer sa pérennité.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Les Néandertaliens ne sont pas les brutes insensibles qu’on a souvent dépeintes. Ils savaient faire des armes, des abris, du feu, des objets d’art et enterraient leurs morts en plaçant dans les tombes des objets courants laissant supposer qu’ils croyaient à une vie dans l’au-delà. J’ai voulu mettre en évidence ces caractéristiques.

Où puisez-vous votre inspiration ?
La lecture de nombreux romans se rapportant à la Préhistoire et l’étude d’ouvrages scientifiques m’ont amené à imaginer une histoire tout à fait plausible.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je travaille à la rédaction d’une aventure se situant à cheval entre la fin du Néolithique et l’âge du cuivre, retraçant la lutte pour sa liberté d’un peuple asservi par un tyran.
J’ai également un projet d’édition de lettres d’un ancien combattant de la première guerre mondiale.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Beaucoup d’histoires notamment destinées aux jeunes lecteurs se déroulent dans des mondes imaginaires avec des personnages dotés de pouvoirs surnaturels et aussi des animaux étranges. Il me semble que la préhistoire avec ses climats rigoureux, ses animaux aujourd’hui disparus et ses personnages obligés à accomplir des prouesses simplement pour vivre peut être un de ces mondes imaginaires.