Interview écrite


Carole_Quilgars_Edilivre
4 décembre 2014
Posté par
Flora

Rencontre avec Carole Pain Quilgars, auteur de « Le Petit Frère »

Carole_Quilgars_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
« Le Petit Frère » raconte l’histoire de notre famille. Une famille heureuse, et à priori comme toutes les autres, mais qui bascule progressivement dans un monde inconnu et effrayant, celui de l’autisme. Elouan, notre deuxième petit garçon aujourd’hui âgé de 7 ans, est autiste. Mon livre raconte notre difficile parcours de parents pour comprendre et vivre avec ce handicap.

Ce livre a-t-il été une thérapie pour vous ? Vous a-t-il aidé à affronter la maladie ?Non, ce livre n’a aucunement été une thérapie pour moi dans le sens où je ne l’ai pas écrit pour moi ou pour me faire du bien, mais uniquement pour les autres. Il ne s’agit pas d’une introspection, j’ai voulu écrire un témoignage qui puisse intéresser tout le monde.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
« Le Petit Frère » parlera particulièrement aux personnes touchées de près ou de loin par l’autisme. Beaucoup de gens y reconnaîtront leur propre histoire ou celle de leurs proches. Je livre, notamment en deuxième partie, des conseils très pratiques pour améliorer le quotidien d’un enfant atteint d’autisme. Mais je pense que ce livre peut toucher et plaire à un très large public. Toute personne tournée vers les autres pourra aimer ce témoignage.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
J’ai écrit « Le Petit Frère » pour faire réaliser et comprendre tout ce que les parents d’enfants atteints d’autisme vivent et supportent quotidiennement. Les gens peuvent être parfois si blessants par leur regard et leurs paroles. La majorité d’entre eux ne connait rien à l’autisme; c’était également notre cas avant Elouan. La société est si peu adaptée aux personnes atteintes d’autisme. J’ai donc voulu changer le regard posé sur sur ces personnes, montrer qu’avoir un enfant autiste est certes une source de chagrin, mais également de joie et de fierté. Ce n’est pas un mal incurable : il est possible de faire progresser un enfant autiste et d’être heureux avec lui.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Souvent les idées viennent lorsque je suis seule et que je me remémore certaines scènes ou conversations. En voiture ou dans mon lit, les mots se mettent en place, les phrases se déroulent toutes seules, et je me dis alors « pourvu que je m’en souvienne ! ».

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je n’exclue pas d’écrire la suite du « Petit Frère », à voir…

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Je suis certaine que vous vous attacherez à notre famille et à son petit héros Elouan, le petit frère.