Rencontre avec Bernard Domeyne, auteur de  » L’histoire de Gonar Oskol « 

Bernard Domeyne, vous publiez un petit livre intitulé l’Histoire de Gonar Oskol
L’Histoire de Gonar Oskol est une nouvelle de science-fiction qui se passe de nos jours. Elle est née d’une passion et d’une vexation : d’abord d’une passion (qui date de mon enfance) pour les dinosaures… Tout à été dit sur la fascination des enfants pour les dinosaures, et par des gens plus qualifiés que moi ; je n’y reviens pas. Je faisais partie de ces petits garçons amoureux des dragons et des chimères des légendes d’autrefois… Et d’une vexation : je suis intervenu en septembre 2007 sur le forum d’un grand hebdomadaire (aux pages science). Il y avait un article qui parlait, une nouvelle fois, du fameux astéroïde de Chicxulub au Mexique. J’ai mis un post ; quelque chose comme : « on a raconté beaucoup de bêtises sur la disparition des dinosaures, voici la vérité…. » J’y décrivais le scénario de l’Histoire de Gonar Oskol. Mon post n’est resté présent que dix minutes : il a été retiré par le modérateur (authentique !), sans doute un scientiste borné… J’ai été vexé ; de là m’est venue l’idée d’écrire cette nouvelle.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
L’Histoire de Gonar Oskol débute par l’arrivée en Chine de trois jeunes paléontologues français, Stephan, Corentin et Zamia, pour une campagne de fouilles dans le désert de Gobi, le Paradis des chercheurs de fossiles, sur un périmètre que nul n’a jamais prospecté… Mais ce qu’ils vont découvrir ira au-delà de leurs plus folles espérances et va révolutionner les données connues sur la charnière Crétacé-Tertiaire, l’impact météoritique de Chixulub et la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d’années…
Rappelons que, bien que très « médiatisée », la charnière Crétacé-Tertiaire demeure méconnue. La crise biologique qui y est associée pourrait être due au recoupement des effets de l’impact d’un météore (caractérisé par un pic d’iridium dans les sédiments), le fameux cratère de Chixulub et d’une activité volcanique intense (mise en place des plateaux de basaltes du Deccan). On peut ajouter à cela la baisse du niveau des océans associée à un refroidissement global. Malgré tout, les paléontologues paraissent s’accorder sur le fait qu’aucun des effets présumés n’a pu être seul responsable de la crise. Je donne dans ce roman, une explication possible à l’extinction des dinosaures, une fable que je livre à la réflexion des lecteurs.

Alors, la vérité sur la disparition des dinosaures ?
Je laisse les lecteurs la découvrir en lisant mon livre…

D’où vient votre passion pour l’écriture ?
D’aussi loin que je me rappelle, j’ai une passion pour la lecture et j’ai toujours voulu écrire. Déjà, à douze ans, j’avais commencé un roman de science-fiction, Alerte à Volcano que j’ai laissé inachevé, malgré une bonne cinquantaine de pages écrites et des illustrations, style « Bibliothèque Verte »… Tout y était : des héros et une héroïne, les îles du Pacifique, les extraterrestres, l’avenir de l’humanité… J’avais soif de raconter des choses. Et puis après, la vie… Je ne vais pas vous raconter de salades: on se lance dans l’écriture quand on a du temps de libre… Et le goût de l’écriture, bien sûr. Pour le reste, le récit, comme disait Charles Trénet : « il suffit pour ça d’un peu d’imagination… ».

Avez-vous d’autres projets littéraires ?
J’ai déjà à mon actif une importante production littéraire : sept polars, quatre romans historiques, deux nouvelles de SF, quatre érotiques… Actuellement, je travaille sur deux courts récits d’aventures sur trame historique, Les larmes d’Isis et La pierre sacrée de Mû, avec de nouveaux personnages, des Britanniques ; deux polars – les Opus 8 et 9 des enquêtes de Addamah et Manset… Ce qui me manque, c’est le temps nécessaire pour prendre la plume !

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
Je souhaite que vous vous amusiez autant en lisant mes livres que je me suis amusé en les écrivant !