Interview écrite


6 juin 2014
Posté par
Flora

Rencontre avec Bernard Baudras, auteur de « Essais d’un penseur libre »

Bernard_Baudras_EdilivreDepuis quand écrivez-vous ?
J’ai commencé en 1979 par un article censé provoquer une saine polémique, à la demande d’une revue spiritualiste : c’est, pour l’essentiel, l’essai n°1 de ce livre. Ce tout premier texte ayant été publié, j’en ai peu à peu proposé d’autres, sur des sujets les plus divers. A partir de 1989, j’ai aussi commencé à donner des conférences à la demande d’associations. C’était là une autre forme d’écriture car il fallait créer les supports en langage verbal.

Présentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
Au moment de la retraite, j’ai eu l’idée de regrouper mes articles, publiés ou non, sous forme de recueil ; j’en ai retrouvé vingt-deux. Bien entendu, il a fallu numériser les textes les plus anciens, les mettre en français d’aujourd’hui, actualiser certaines données sous forme de notes de bas de page ou de fin de chapitre. Ce fut le début d’une nouvelle aventure, celle de ce livre.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Pour une raison très simple. A l’occasion d’un anniversaire, je me suis rendu compte que je n’avais pas vu grandir mes neveux et nièces et que j’ignorais ce qu’ils étaient devenus ; et vice-versa. Je le savais déjà, bien sûr, mais c’était plus sensible en cette occasion. Ce livre avait donc pour but de laisser quelque chose, de partager un peu de ma compréhension du monde et de mes interrogations avec ceux des membres de ma famille et de mes amis qu’il intéresserait.

A quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?
A ma famille et à mes amis, ainsi qu’à ceux qui avaient apprécié mes écrits et qui m’ont fait savoir qu’ils seraient heureux de les retrouver sous cette forme. Et puis, de façon plus impersonnelle, à tous ceux qu’il pourra intéresser.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
Peut-être la variété des sujets abordés et la richesse des informations que j’ai pu rassembler. J’ai à cœur d’essayer d’apporter quelque chose à mes lecteurs, de faire œuvre utile en quelque sorte. Certains apprécient ce que j’écris et l’esprit humaniste dans lequel je le fais, qui est aussi une qualité. D’autres m’ont remercié pour le travail de synthèse car ils ont gagné plusieurs années de recherche sur des sujets peu ou mal connus. Mais le défaut de tout écrit est qu’il se fige à la date de son point final, alors que les connaissances et les compréhensions changent perpétuellement ; charge au lecteur de se mettre à jour par lui-même, pour les thèmes qui l’auront intéressé, en attendant d’éventuelles rééditions.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Il serait prétentieux de parler de message. Je conçois plutôt cet ouvrage comme une contribution au développement de la connaissance en général et de la conscience en particulier, grâce au choix et à la mise en forme des informations qui ont retenu mon attention. La conscience n’est-elle pas le point focal de tout ce qui est, l’intermédiaire obligé entre nous et le monde dans lequel nous évoluons ? Il est permis de se demander pourquoi nous ne l’étudions pas un peu mieux, dans la culture qui est la nôtre ?

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je n’avais pas d’autres projets que ce livre mais le concours « 48 heures pour écrire » m’a donné envie d’essayer. J’ai donc écrit une petite nouvelle : « Vous avez-dit pouvoir, quel pouvoir ? » et, quand l’organisateur m’a proposé de l’éditer, j’ai accepté. Dans la foulée, j’ai repris un texte qui me tenait à cœur et qui m’avait servi de support pour mes premières conférences : « Le droit au bonheur » ; je l’ai relu et proposé à son tour, et il a été accepté. Cela fait, j’ai eu l’idée d’écrire quelque chose sur l’amour et j’ai composé « Vous avez dit amour, quel amour ? » qui sera aussi publié prochainement. Je ne sais pas si je continuerais cette aventure car mon but premier est atteint, mais il n’est pas exclu que je compose à nouveau. Ce type de titre en forme de question est générateur d’inspiration s’il rencontre un mot qui me parle ; il y a eu pouvoir, puis amour, il y en aura peut-être d’autres.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Mes premiers lecteurs, dès le stade de la maquette, ont été heureux de leur lecture. Je souhaite au plus grand nombre, si mes textes intéressent, de prendre aussi du plaisir et de se poser de saines questions. Eventuellement, le retour d’informations, de suggestions, d’interrogations, est le bienvenu car je conçois l’écriture comme un partage.
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