Interview écrite


31 juillet 2013
Posté par
Flora

Rencontre avec Antoine Jalaber, auteur de  » Deux noires pour une Blanche « 

Deux_noires_pour_une_blanche_EdilivrePouvez-vous introduire, en quelques mots, votre ouvrage ?
Un détective mélomane et musicien égaré à Lomé par nostalgie accepte de retrouver l’agent d’une chanteuse paumée; son cœur d’artichaut l’emmènera autant que son enquête dans des aventures tout en musique et en surprises.

S’agit-il d’un roman, d’un essai ?
C’est un roman un peu policier sur les bords et à mon sens assez rythm and blues.

Pourquoi avez-vous choisi ce titre ?
 » Pigalle la Blanche  » de Bernard Lavilliers :
…/…
 » And tell me
Why, why, why, why, I don’t know
Why, why, why, why, I’m born in the ghetto
Why, why, why, why, I don’t know
Deux noires pour une blanche , c’est inscrit dans le tempo
…/…  »

Abordez-vous une thématique sociale dans votre ouvrage ?
Je n’ai aucune prétention de sociologue, mais pour avoir traîné en Afrique avec bonheur et hors des palaces je m’autorise un regard sur les conditions de vie de mes personnages qui peut être un reflet d’une triste réalité et cela n’engage que moi. Mais je ne pouvais pas raconter l’histoire dans ces décors sans rappeler ce que vivent des gens que j’ai côtoyé et l’intrigue n’aurait pas lieu d’être sans cette ambiance sociale.

Vous abordez aussi le thème de la musique. Quel message cherchez-vous à transmettre ?
S’il y a un message c’est d’abord que j’ai besoin de musique, d’en entendre, d’en jouer ou de chanter… et puis la musique adoucit les mœurs non ?

Qui sont les personnages de votre intrigue?
Il y a des loosers « blancs » qui tentent de se refaire en Afrique, des africains qui espèrent réussir en France, des gens qui essaient d’aimer l’argent, la musique ou leur prochain et peut être la vie. Ce sont tout un tas de gens qui se débattent plus ou moins bien. Peut-être que les héros n’en sont pas.

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
Je souhaite déjà les remercier pour leur confiance et le fait de me lire. J’apprécie quand ils me font un retour de leurs impressions, bonnes ou déçues; j’en ai croisé quelques uns. Certains me demandent une suite; j’y pense. Mais j’ai d’autres histoires en chantier alors il faudra patienter. Et puis si vous avez aimé, parlez-en autour de vous. A bientôt.