Interview écrite


30 juillet 2013
Posté par
Flora

Rencontre avec Anselme Djeukam, auteur de  » La chambre des femmes « 

Anselme_Djeukan_EdilivrePourriez-vous introduire, en quelques mots, votre ouvrage ?
Mon ouvrage est un scanner de l’ambiance dans nos hôpitaux en Afrique, précarité du personnel, négligence du patient, corruption généralisée, trafic d’influence, etc.

Votre ouvrage s’inspire-t-il de votre propre expérience de scientifique ?
Cet ouvrage est le résultat des frustrations subies pendant mes activités dans les laboratoires d’hôpitaux publics.

Cherchez-vous à dénoncer la corruption qui règne dans certains pays d’Afrique ?
Non seulement la corruption mais aussi et surtout les conditions de précarités dans lesquelles le personnel de santé et fonctionnaire est maintenu car la faiblesse des salaires est un facteur favorisant la corruption.

Votre ouvrage adopte-t-il un ton désabusé ?
Justement, car dans un milieu aussi sensible pour le bien-être de la population tel que l’hôpital, si le personnel n’est pas satisfait de son traitement salarial encore moins des conditions de travail, si le patient n’est pas bien suivi ou tout simplement retenu à l’hôpital pour manque d’argent, c’est que le système de sécurité sociale a un problème ou est inexistant.

Recèle-t-il toutefois une part d’espoir ?
Le plus important est d’en parler afin d’attirer l’attention des médias et du pouvoir public sur l’ampleur du dégât dans l’espoir qu’une solution sera trouvée.

Quel regard portez-vous sur la situation politique du Cameroun ?
Le volet social est un peu négligé au Cameroun et cela a un impact sur le comportement des populations d’où il serait nécessaire pour les pouvoirs publics d’y accorder un peu plus d’attention pour le bien-être de tous et surtout des populations défavorisées.

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
J’invite mes lecteurs à vivre à travers cet ouvrage l’incroyable misère qui se vit dans les hôpitaux africains en temps réel.