Interview écrite


26 octobre 2012
Posté par
Flora

Rencontre avec Annik Couppez Véronèse d’Olrac, auteur de « La gardienne de la 9e porte »


Annik_Couppez_Veronese_d'OlracQuel est le titre du livre que vous avez publié chez Edilivre ?

La gardienne de la 9e porte.

Comment en êtes-vous venue à l’écriture ?
Mon papa était un littéraire, il est le premier à m’avoir donné le plaisir d’écrire.

 

Cette passion pour l’écriture m’est venue très jeune, mes institutrices y sont sans doute aussi pour beaucoup. Dès l’âge de 8 ans, à l’âge des premières rédactions, il était courant que mes enseignantes lisent mes écrits pour la classe. Mon imaginaire était sans limite.

Que vous apporte l’écriture ?
Énormément. Ma maman est musicienne et dès l’âge de deux, lorsqu’elle jouait, je l’accompagnais en faisant les pointes, sans chaussons. Dès que j’ai pu, j’ai commencé la danse classique. Rien à voir avec l’écriture me direz-vous, je vous répondrai bien au contraire. La danse est un mode d’expression qui me permet d’harmoniser mon corps et mon esprit, dans une même rythmique et parfois dans la souffrance. L’écriture me permet d’harmoniser mon esprit et mon être intérieur, de nouveau, je cherche la même rythmique, utilisant surtout la musicalité des mots, la couleur des phrases, dans un registre qui ferait parfois hurler les Académiciens.

Quels sont les auteurs qui vous inspirent ?
J’aime beaucoup Isabelle Calmel, j’aime son univers et ses héroïnes fortes et fières. J’adore l’univers de la maman d’Harry Potter, elle est très riche intérieurement. J’aime ce genre d’auteurs. J’adore Victor Hugo, la poésie de Rimbaud et de Verlaine…

Si vous deviez définir votre style d’écriture, quels termes choisiriez-vous ?
Volontairement accessible au plus grand nombre. Je sais que les images parlent plus que les mots et même, si cela me fait perdre en qualité littéraire, mon choix est de privilégier cette forme d’écriture. J’aime transmettre à mes lecteurs des histoires de femmes fortes, fières, courageuses. Il m’arrive d’inventer des mots, des tournures de phrases pour rester dans une harmonie musicale qui s’harmonise avec mon être intérieur. C’est certes un choix peu académique, mais c’est le mien.

Quel serait le plus beau compliment qu’un lecteur puisse vous faire ?
De leur avoir apporté la paix intérieure, de leur avoir transmis quelques clés, de leur avoir raconté une belle histoire qu’ils ont aimée…

Avez-vous d’autres projets littéraires ?
Oui, il s’agit de la légende du Château de Farciennes et d’un fait divers lié à la chapelle de Tergnée. Le château fut habité par la famille Battyani, une famille venue de l’est et apparentée à la famille Lusignan, elle-même liée à la légende de la fée Mélusine.
Cela commencera comme ainsi : Début avril 1851, les ouvriers procèdent à l’enlèvement de la butte où, se dressait la chapelle afin d’en incorporer le fond dans la voirie communale. Ils découvrent sous le choeur cinq cavités en forme de tombe non revêtues de maçonnerie. Dans chaque excavation, ils aperçoivent des cercueils, deux grands et trois petits rongés par le temps, ainsi que des ossements humains. Quatre sarcophages étaient transpercés d’un long pieu planté à l’endroit de la poitrine du défunt et s’enfonçait dans le sol, quand au cinquième, le « clou » était à plat parmi les ossements et les débris de bois du cercueil. La tête de tous les squelettes était tournée vers l’Orient.

Un mot pour vos lecteurs…
Ce que je fais, je le fais toujours avec le cœur et dans le respect du public, ou des lecteurs.