Rencontre avec Annabelle Blangier, auteur de « Otages »

Annabelle_Blangier_EdilivreAnnabelle Blangier, pouvez-vous nous présenter votre ouvrage Otages ?
Otages raconte l’histoire d’une bande de criminels qui, pour des raisons connues d’eux seuls, décident de prendre toute une école primaire en otage. Sous les yeux d’Alyson, jeune institutrice elle aussi retenue prisonnière, les négociations avec la police vont alors se mettre en place. Le cerveau de toute l’histoire, et le meneur du groupe, c’est Chad, un jeune homme à l’intelligence froide et extrêmement déterminé. Les preneurs d’otages ont un plan bien précis en tête, mais c’est sans compter sur des agents de police un peu trop zélés, des coéquipiers ayant du mal à obéir aux ordres ou encore des enfants un peu trop perspicaces.

Pourquoi avoir choisi d’écrire un roman à suspense ?
Le plus intéressant avec les romans à suspense, c’est qu’ils nous permettent de créer toute une palette de personnages aussi différents les uns que les autres, de les ancrer dans un environnement très ordinaire avant de tout faire s’écrouler autour d’eux pour les plonger dans une situation extraordinaire et effrayante. Les personnages ordinaires, confrontés au danger ou au malheur, réagissent tous de manière différente, et le lecteur lui-même peut tenter de se mettre à leur place et de se demander, qu’est-ce que je ferais ? Le challenge, dans ce genre de roman, est de tenir le lecteur en haleine jusqu’à la fin, et c’est un défi vraiment stimulant lorsque l’on essaie d’écrire une histoire.

Présentez-nous le personnage principal de votre ouvrage, Alyson ?
Alyson est l’une des institutrices de l’école prise en otage. Elle se caractérise dès le début par une grande sensibilité envers les autres. Confrontée au danger, elle se révélera bien plus courageuse qu’elle-même ne l’aurait cru, se montrant capable de mettre en péril sa propre vie pour le bien de ses élèves. Au fil de l’histoire, elle tissera aussi un lien particulier avec Chad, le preneur d’otages. Malgré elle, Alyson se sent intriguée par le jeune homme, surtout lorsqu’elle croit comprendre qu’il n’est pas le psychopathe dangereux qu’il voudrait faire croire.

Quels sont les thèmes qui vous inspirent le plus ?
L’élément déclencheur de toutes les histoires que je suis amenée à développer par la suite, c’est l’élaboration du « méchant » de mon histoire. Les personnages antagonistes sont ceux que je trouve les plus passionnants à créer, principalement parce qu’ils peuvent revêtir des facettes multiples, et parce que tenter de trouver des explications à leurs agissements, aussi contestables ou horribles qu’ils soient, est un exercice vraiment captivant. A mon sens, le personnage de l’ennemi est bien plus complexe que celui du héros ; il doit à la fois effrayer et intriguer, mais aussi conserver assez d’humanité pour pouvoir parfois surprendre le lecteur, et peut-être même l’émouvoir.

Quels sont vos auteurs de référence ?
Mes lectures sont assez variées, elles vont des auteurs américains contemporains à des lectures plus classiques, principalement anglo-saxonnes. J’aime aussi beaucoup l’écrivain français Maxime Chattam, et je suis une grande admiratrice de Stephen King, qui est probablement l’auteur qui m’a le plus donné l’envie d’écrire.

Quels sont vos projets futurs ?
J’ai pour projet de publier bientôt un nouveau livre, le plus difficile étant de choisir laquelle, parmi les histoires que j’ai écrites depuis la sortie de Otages, mériterait le plus de voir le jour et serait la plus à même d’intéresser les lecteurs.

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
Je souhaite à mes éventuels futurs lecteurs de passer un bon moment en compagnie de mes personnages. Les histoires sont faites pour être racontées, et tout ce que j’espère, c’est que vous aurez plaisir à lire les miennes. A tous ceux qui m’ont soutenue jusqu’ici, je les remercie du fond du cœur.