Interview écrite


23 août 2013
Posté par
Flora

Rencontre avec Alain Andrieu, auteur de  » Fragments d’amours enfouis « 

Alain_Andrieu_EdilivrePouvez-vous introduire, en quelques mots, votre ouvrage ?
C’est une balade en terre mouvante et émouvante dans les méandres des amours qui nous appellent, nous attirent, nous fracassent parfois… mais qui nous sont indispensables et qui nous font vivre des moments intenses dans le nirvana des plus grandes émotions ou parfois dans le désert affectif qui nous fragilise. L’amour ressemble à un voyage en pleine mer, entre tempêtes et mers d’huile. C’est une question d’équilibre à trouver.

Comment y abordez-vous le thème de la passion, de manière lyrique, pathétique, tragique ?
J’aborde le thème des passions, de nos enfances jusqu’à la vieillesse en passant par l’adolescence et les boutons qui nous collent à la peau sur un ton à la fois tendre, désabusé, détaché, ironique… parce que je crois être passé par tous ces sentiments et d’autres que je n’évoque pas comme la colère ou la révolte, l’injustice de la laideur physique, la peur de rester seul durant la traversée de la vie. Avec l’âge, je me suis résigné à m’accepter en  » n’étant que moi  » avec quelques moments de révoltes qui s’estompent avec la valse des saisons.

D’ailleurs, de quel type d’amour s’agit-il ?
Ce sont des amours que je décline plus ou moins allègrement depuis l’école jusqu’aux cheveux blancs. Je crois avoir connu des  » fiancées  » dans les différentes tranches de mon existence, elles ont été plus ou moins proches et elles ont permis parfois de franchir des caps de vie difficiles.
Ces amours étaient plus ou moins sincères, plus ou moins matures mais en tout cas nécessaire pour surmonter des ko. Et puis, l’amour, le vrai, a surgi tardivement dans ma vie.
Et ma femme est devenue ma muse ou inversement. Et je crois aussi l’avoir soutenu artistiquement…
Et puis, il y a évidemment l’amour de la famille, du père et de la mère. J’aborde dans un texte l’importance de la main de mon père qui venait me délivrer midi et soir de  » l’enfer de l’école primaire « . A ce moment-là de mon histoire, mon père avait l’envergure d’un Gary Cooper… Je le considérais comme un sauveur et mes peurs s’évanouissaient… jusqu’à la reprise des cours.

Qui sont les personnages qui peuplent l’intrigue de votre roman ?
Ma famille, des amis et aussi des personnes que j’aurais pu croiser dans ma vie…

 » Fragments « , cela signifie-t-il que vous abordez des histoires différentes ?
Effectivement comme au long de nos vies, les amours peuvent pousser, fleurir et s’assécher, faute d’avoir été arrosés. Les amours sont parfois clivés. Nos vies nous imposent des figures imposées…comme en patinage artistique !!!

Ont-elles un caractère autobiographique ?
OUI et non. En fait ce sont aux lecteurs de faire la part des choses et de deviner ce qui est vrai, ce qui ne l’est pas. Cela fait partie du mystère et de la magie de l’écriture.
Je n’ai pas envie de lever le voile. Le suspens demeure !!!

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
Je les remercie de me suivre sur ces chemins  » muletiers  » de la poésie qui est vivante. J’en ai fait encore l’expérience dernièrement lors d’une rencontre avec  » mes lecteurs  » à la librairie lettre et merveilles de Pontoise où la librairie était pleine à craquer.
Cette confrontation, ce dialogue avec eux me conforte dans cette exigence.
Les lecteurs ont faim et soif de poésie et  Fragments d’amours enfouis  peut être lu à la plage, dans un téléphérique ou dans les transports en commun…