Rencontre avec… AKA

  Aka, Immo Pectore est votre premier ouvrage publié chez Edilivre. Pouvez-vous nous en exposer l'intrigue ? Il est délicat de parler d’intrigue pour un recueil de nouvelles alors je vais au moins essayer d’en résumer l’esprit ! J’ai écrit pendant une dizaine d’années des histoires courtes autour d’une communauté d’auteurs qui publiait sur un site internet. La ligne éditoriale était très vaste, mais elle était orientée tout de même autour de la provocation, de l’humour noir, de la violence, du grotesque… bref tout ce qui n’était pas à nos yeux politiquement correct. De cette période, hélas révolue, reste pour ma part une cinquantaine de nouvelles. J’ai décidé il y a quelques temps de faire un recueil de certaines d’entre elles, comme un dernier hommage à cette période d’écriture et aux auteurs avec lesquels j’ai collaboré à l’époque. Mais je voulais surtout un projet cohérent qui puisse autant me représenter en tant qu’auteur que plaire aux lecteurs. L’un des thèmes récurrents dans mes textes est sans conteste la folie. J’ai toujours été fascinée par la définition même de ce qu’est la folie et par l’éventail de comportements qu’offre un humain dit « fou » par une majorité. Immo Pectore est une palette de douze histoires sur ce thème. Avez-vous des habitudes d’écriture particulières ? J’en ai eu effectivement ! Dans le meilleur des mondes, j’écris sur une impulsion. Je fais un brouillon sur une feuille blanche au stylo que je retravaille ensuite à l’ordinateur jusqu’à ce que je sois satisfaite. De préférence je travaille la nuit avec beaucoup de café et de musique pour m’accompagner ! Je préfère écrire de longues heures sur une lancée que de manière posée et raisonnée. C’est à peu près sur ce mode que les nouvelles d’Immo Pectore ont été rédigées. Depuis les choses ont changé : l’écriture est un moment planifié et mes nuits me servent à dormir ! Ce sont des moments que je dois me réapproprier. Quel serait le plus beau compliment qu'un lecteur puisse vous faire? Le premier qui me vient est « vous avez beaucoup d’imaginations » ! J’ai en effet tendance à écrire à la première personne et mes histoires sont donc souvent perçues à tort comme des récits autobiographiques. Sinon j’hésite entre les très paradoxaux et enviés « je n’ai pas pu m’arrêter avant la fin » et « je n’ai absolument pas pu aller jusqu’au bout » ! Ce que j’aime par dessus tout, c’est déranger le lecteur au point de le faire réfléchir ou réagir, même si cette réaction est négative. Avez-vous des publications en vue ? Je me suis engagée dans la rédaction de mon premier roman en rejoignant un atelier d’écriture. C’est un projet qui me tenait à cœur depuis longtemps mais que je repoussais sans cesse. J’espère l’avoir achevé avant la fin de l’été 2012. J’aimerais ensuite reprendre les collaborations avec certains auteurs avec lesquels j’ai déjà travaillé et écrire à nouveau des nouvelles. C’est un genre à part, hélas peu reconnu en France, mais je me sens vraiment nouvelliste avant tout.

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