Interview écrite


23 juillet 2014
Posté par
Flora

Rencontre avec Aboua Hermann Agossa, auteur de « Problématique de la sincérité de la gestion comptable des postes diplomatiques et consulats généraux »

Hermann_Agossa_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
« Problématique de la sincérité de la gestion comptable des postes diplomatiques et consulats généraux » est le résultat d’une recherche scientifique dans le domaine des finances publiques qui, originellement, a été présentée devant un jury mais transcrit plus tard en ouvrage adapté à certaines réalités particulières mais universelles.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Nous l’avons écrit pour deux raisons fondamentales : la première, parce que nous avons la passion pour la bonne gouvernance tant publique que privée. Nous nous sommes rendus compte après nos recherches qu’une comptabilité régulière en la forme (car respectant les modes d’enregistrement) n’est pas forcément une comptabilité sincère voire fiable. Et donc, dans notre élan vers des propositions de directives originales aux postes diplomatiques et consulaires, prolongements de l’Etat à l’extérieur, en vue d’une gestion financière et comptable sincère, nous avons écrit ce livre. La deuxième raison trouve son essence dans notre étonnement à l’issue de l’appréciation du jury qui montrait une indifférence vis-à-vis d’un travail scientifique portant sur les finances des postes diplomatiques. Ils ont certainement leurs raisons. Je ne leur en veux pas. Mais pour ma part, j’estime que cette indifférence est suicidaire pour les finances publiques des Etats modernes.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Le lecteur qui n’est pas « un passionné des finances publiques » peut penser que cet ouvrage n’est destiné qu’aux spécialistes de finances publiques. Pas du tout. C’est un ouvrage écrit non seulement pour les praticiens de finances, mais aussi pour tout contribuable qui s’intéresse à la gestion des deniers publics. J’estime que Cet ouvrage peut et doit être lu par tous. C’est vrai que l’étude a porté sur les ambassades et consulats du Bénin, mais les questions de finances sont universelles. La preuve c’est que le Professeur ELY MUSTAPHA, Professeur à l’Université de Tunis a été pour nous un contributeur important en terme de réflexions antérieures qu’il a menées sur la question.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
Notre ouvrage est inédit et original dans le domaine de bonne gouvernance financière. Nous ne l’affirmons ex nihilo. En voici une preuve : En terme de réflexions antérieures sur la question, nous nous sommes débattu pour trouver des documents qui nous satisferont, mais en vain (à l’exception de la réflexion du professeur ELY MUSTAPHA). Il n’ya que deux raisons possibles qui puissent expliquer cette inexistence de littérature en la matière. Soit il s’agit d’une question qui intéresse très peu de personnes. Soit, au risque d’être mal compris et devenir la cible de certaines autorités, beaucoup s’y intéressent ; mais disent tout bas ce qu’ils doivent dire tout haut dans un esprit constructif. Son originalité est telle, sans pour nous enorgueillir, qu’il est le premier travail scientifique de base en Afrique de l’Ouest et peut être même dans le monde qui puisse questionner la fiabilité comptable des postes diplomatiques.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Comme je l’ai dit précédemment, une comptabilité régulière en la forme (car respectant les modes d’enregistrement) n’est pas forcément une comptabilité sincère voire fiable. Le message fondamental que cet ouvrage transmet est que la gestion des finances publiques à l’intérieur des Etats comme à l’extérieur doit être l’affaire de tous. Qu’on sache comment et pour quel but, et que le contrôle de ces fonds soit effectué de façon régulière, exhaustive et crédible. Cet ouvrage propose enfin des solutions pouvant servir de pistes à une gestion financière crédible.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Cette publication est notre premier pas dans le monde de l’écriture. Pour ce premier essai je peux dire que j’ai puisé mon inspiration de ma passion pour la bonne gouvernance et de ma curiosité scientifique, lesquelles m’ont poussé à foutre ma tête là où tout le monde a peur et où personne n’ose dénoncer quoi que ce soit. Toutefois, je précise que ce livre n’a pas pour objectif de détruire mais plutôt, de construire une assise solide pour une gestion financière efficiente et fiable.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je compte écrire, écrire et encore écrire si l’inspiration ne me trahit pas. Déjà je vous annonce que je suis en train d’écrire un nouveau livre qui n’est qu’à ses débuts, bien sûr. Mais il n’aura aucun lien avec les finances. Il me plait de faire une escale dans « le monde de l’amour ». Après cette escale ou même peut être avant, un autre travail scientifique sera publié toujours dans le domaine des finances. J’écrirai tant que je le peux…

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Je suis à mon premier essai d’écriture. Je souhaite que mes lecteurs prennent du plaisir à déguster ce plat scientifique que je leur offre et qu’ils me soutiennent en payant cet ouvrage et à en parler à leurs proches. Aucune œuvre humaine n’est parfaite. Conscient de cela, je les prie de me faire parvenir leurs remarques et suggestions pour les fois à venir. Je les aime sans même les avoir vus. Merci.