Interview écrite


27 avril 2018
Posté par
Éditions Edilivre

Rencontre avec Abdoulaye Djibril Diallo, auteur de « Le Destin de Salim »

Présentez-nous votre ouvrage

D’abord, permettez-moi de remercier Edilivre d’avoir cru en moi et de m’avoir permis d’être lu sur le plan national et international. En effet, c’est un roman d’aventure qui raconte la vie de Salim, un petit orphelin de mère. Un jour, son père Thierno, un grand marabout-féticheur interroge les fétiches sur son avenir. Sans détour, elles lui font comprendre que la réussite de son enfant est certaine, mais obligatoirement, il va fréquenter une école des blancs. Et, s’il la fréquente, dès après l’accession de leur territoire à l’indépendance, les futurs dirigeants du nouvel Etat l’assassineront. Tel est le sort de l’enfant. Et, il n’y a pas de sacrifices. Aussitôt, le Marabout décide de déjouer cette destinée afin de sauver son abandonné.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai écrit ce livre parce que je voulais mettre à la disposition des lecteurs et des lectrices cette étonnante et saisissante histoire. Je l’ai écrit pour apporter ma modeste contribution à l’épanouissement de la littérature de mon pays. Je l’ai écrit parce que j’ai assez lu et celui qui a régulièrement lu, aura forcement le désir d’écrire à son tour.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Il s’adresse à toutes les personnes et principalement aux intellectuels et aux dirigeants de notre continent, surtout ceux de l’Afrique noire.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

D’abord, j’ai voulu faire comprendre à mon lectorat que devant la volonté de bien faire, les obstacles s’éliminent d’eux mêmes. A travers cet ouvrage, j’ai voulu rappeler aux êtres humains que nous sommes, que le destin d’un individu est une ligne imaginaire tracée par Dieu, sur ce, nul n’a la possibilité de l’empoigner afin de la détourner, de la rallonger, de la réduire ou la couper à son avantage ou au préjudice de son semblable. Aussi, j’ai voulu attirer l’attention de nos gouvernants sur cette immigration clandestine, qui continue à endeuiller des familles et de dépouiller le berceau de l’humanité de sa sève nourricière, qu’est sa jeunesse. Un fait qui me rappelle le trafic des esclaves de l’autre temps. Egalement, j’ai voulu attirer leur attention sur leurs mauvaises conduites devant les lois fondamentales sur lesquelles, ils ont juré de respecter et de faire respecter.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Je tire mon inspiration dans les cafés, dans les débats, sur la route, dans la campagne, dans les villes, dans les écoles puisque je suis avant tout un enseignant et aussi dans les livres parce que Zoé Oldenbourg a dit : « la documentation étant à la portée du premier venu, l’écrivain est libre de s’en servir si cela lui plaît. Elle ne présente aucun intérêt en lui-même, et ne vaut que par l’interprétation qu’on lui donne. Tout roman, si « objectif » soit-il en apparence, est le portrait de son auteur, et n’obéit qu’aux lois de l’univers intérieur de l’écrivain », fin de citation.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Présentement, je suis sur le deuxième roman, qui sera un peu différent de celui-ci. Il va paraître sous peu. In shaa Allah.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Je les invite à lire « Le Destin de Salim », je suis persuadé, qu’ils ne regretteront pas et, ils seront agréablement surpris. Je les aime et à bientôt !