Rencontre avec… Jean Aurélien

Jean Aurélien, Le temps perdu est votre premier ouvrage chez Edilivre. Pouvez-vous nous exposer l’intrigue ? Marc, le héros, vient de vivre la terrible tempête de 1999. Il est troublé par deux choses : il est conscient d’une négligence dans son travail, et, comme les gens de son quartier, il a découvert parmi les victimes une jeune femme tuée dans sa voiture. Il se souvient alors d’un fait étonnant qui s’est produit quelque six mois plus tôt et qui pourrait, peut-être, réparer sa négligence. Il décide donc de tenter l’expérience. Celle-ci ayant réussi, il a l’occasion, inattendue, de pouvoir entrer en relation avec la jeune femme morte… Commence alors, pour lui, une vie très différente de ce qu’il connaissait jusque là, ce qui va l’entrainer dans un tourbillon d’aventures et de réflexions sur la vie, le temps qui passe et les conséquences du jeu auquel ils se livrent tous deux. Et le piège se referme… leur vie se déroule alors dans un contexte inattendu.

Comment vous est venue l’idée d’écrire cette histoire ? Quand je n’étais encore qu’un gamin efflanqué et qu’on me disait : « Zut, je me suis réveillé en retard ! », je m’amusais, par jeu, à répondre : « Tu aurais dû te recoucher et te réveiller plus tôt ! ». Ce qui ne manquait pas de me faire considérer comme un farfelu un peu stupide. Les années ayant passé, je ne me livrais plus à ce jeu idiot, mais je n’avais pas oublié pour autant ce qu’il sous-entendait. Aussi, quand l’occasion m’a été donnée de réfléchir plus profondément à la question de savoir comment cela pourrait se produire, j’ai décidé de mettre par écrit ce qui résulterait d’une telle possibilité, et d’en faire un roman.

En tant qu’auteur, comment vous définiriez-vous ? En tant qu’homme d’abord, je crois qu’on peut dire que « j’ai les pieds sur terre ». Mais en tant qu’auteur, je n’hésite pas à me placer dans une situation en marge de la vie habituelle, juste assez pour créer un récit étonnant, sans pour autant qu’il soit délirant. Du moins, je l’espère !

Qui pensez-vous toucher avec ce livre ? Tous ceux qui aiment sortir des sentiers battus. Qui cherchent autre chose que la vie des « peoples », par exemple, sans porter de jugement de valeur sur cette littérature, qui a ses fans, tout à fait respectables. Ceux qui veulent rêver à autre chose qu’aux problèmes de la vie courante ; j’espère qu’ils seront nombreux et satisfaits.

Pourquoi avoir choisi l’écriture comme moyen d’expression ? Ce n’est pas mon seul moyen d’expression. J’ai déjà eu l’occasion d’utiliser mes loisirs pour la sculpture sur bois ou la confection de bijoux en fils métalliques. Je m’intéresse aussi à la photo et je réalise des diaporamas musicaux. Mais l’écriture, pour moi, c’est autre chose. C’est un moyen plus direct de faire partager une émotion, un rêve, un souvenir… je trouve la forme de ce médium plus malléable ; bien sûr, c’est une opinion tout à fait personnelle.

Selon vous, écrire est-il donné à tout le monde ? Je ne sais pas… mais ce que je sais, par contre, c’est que pour écrire il faut plusieurs conditions ; avant tout, avoir une histoire à raconter, ou un sujet à développer. Ensuite, il est nécessaire de maitriser la langue dans laquelle on s’exprime, vocabulaire et orthographe, qui peuvent  s’améliorer au fur et mesure que l’on écrit.

Que pouvons-nous vous souhaiter pour l’année 2012 ? Sans doute, égoïstement, de réussir, comme l’espèrent tous les auteurs, à intéresser beaucoup de lecteurs… Et puis, d’avoir une autre histoire à raconter… Et, en attendant, pour tous ceux qui liront ceci : BONNE ANNÉE  2012.


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