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Je_suis_charlie_Edilivre
13 janvier 2015
Posté par
Flora

Nos auteurs sont Charlie

 Confidences de nos auteurs suite aux derniers événements

 

Je_suis_charlie_Edilivre

 

De Marie-Pierre : 

Hommage aux victimes de l’intolérance : 
« Et puis si j’étais l’Bon Dieu, je crois que je ne serais pas fier » Jacques Brel « Fernand »
Mercredi 7 janvier 2015
Frédéric, agent d’entretien. Mort juste parce qu’il était là, à ce moment-là. Sans savoir pourquoi. Parce qu’il travaillait…
Franck, policier. Mort dans l’exercice de ses fonctions : protéger Charb.
Charb, Elsa, Wolinski, Cabu, Tignous, Mustapha, Bernard et Michel. Morts pour avoir mis leurs talents au service de la Liberté d’Expression qui leur était si chère. Qui nous est si précieuse… Ahmed, policier, mort en demandant qu’on le laisse vivre ; dans l’exercice de ses fonctions, parce qu’il était là, à ce moment-là.
Jeudi 8 janvier 2015
Clarissa, policière municipale. Morte en faisant son travail, parce qu’elle était là, à ce moment-là, sans savoir pourquoi.
Vendredi 9 janvier 2015
Philippe, François-Michel et Yohav. Morts parce qu’ils faisaient leurs courses dans un supermarché casher. Pourquoi ces courses ? Pour fêter un anniversaire, pour régaler des invités le week-end ? Ou peut-être simplement pour leur quotidien et celui de leur famille ?
Yohan, employé du supermarché casher. Mort d’avoir tenté de faire ce qu’il pouvait pour que tous s’en sortent.
Les autres… Ceux qui sont sortis. Qui s’en sont sortis. Traumatisés jusqu’à la fin de leurs jours par ce qu’ils ont vu, craint, vécu. Jusqu’où la résilience pourra-t-elle les aider ? Quels cauchemars, quelles terribles peurs, quelles angoisses, quelle tristesse hanteront leurs jours et leurs nuits pendant des années ?
J’imagine le bruit des fusillades, les cris de terreur, les gémissements des blessés, les pleurs des otages, les corps meurtris, morts, couchés dans la mare de leur sang. J’imagine la stupeur, la panique, l’incompréhension, la violence, l’horreur, les vies qui basculent. J’imagine la mort. Du moins, j’essaie.
Dimanche 11 janvier 2015
Des hommes du GIGN, du RAID, des policiers, des CRS, des gendarmes, émus, étonnés d’être devenus soudain aussi populaires, eux qui ne sont guère appréciés le reste du temps….
Cathy, Cyril, Raymond, Mourad, Laurence, Angela, Eric, Hakima, Benjamin, Mathilde, François, Evan et tous les autres. Près de quatre millions à dire « Non au terrorisme » et « Oui à la Liberté et à la Liberté d’Expression » avec leur cœur, leurs pancartes et leurs crayons. Avec leurs armes de Paix.
A être Charlie.
Je suis Charlie
Tu es Charlie
Il ou elle est Charlie
Nous sommes Charlie
Vous êtes Charlie
Ils et elles sont Charlie
Plus de soixante millions de Charlie…..

De Regina Sandrine Djete

 » Je suis vraiment peinée du désastre causé par ces terroristes islamiques.
Je souhaite juste vous dire que je suis de tout coeur avec la France.
Que Dieu console les Français.  »

De Gérald Filias : 

Si on avait su que l’on vous aimait autant, on vous aurait aimé davantage
 » Alors, ce que nous n’avons pas su faire en 2006 faisons tout de suite.
Abonnons-nous à Charlie !
Quel meilleur moyen de montrer notre soutien à cette image de liberté !
Quel meilleur moyen de rendre hommage à ceux qui sont partis !
Quel meilleur moyen d’assurer à ceux qui restent l’assurance qu’ils pourront continuer !
A la vague d’attentats, répondons par une vague d’abonnements.
Une vague dont la puissance balaiera leur espoir d’installer un monde de malheur, une déferlante qui leur criera:
“Vous ne gagnerez jamais !“
Et puis on connaît les qualités du temps qui s’écoule ; il panse doucement les plaies, on connaît aussi hélas, la facilité qu’il nous offre d’oublier un peu nos résolutions…
Alors en nous abonnant , nous aurons tous les mercredis ce petit rappel d’une main bienveillante se posant sur notre épaule, peut-être celle de Charb, d’Honoré ou d’un autre… Et sans doute en feuilletant notre Charlie, nous rencontrerons le regard doux et étonné de Cabu. (Ne soyez pas surpris si vous l’entendez fredonner, il adorait Charles Trenet !)  »

De Romy Jean-Michel :

Le verbe assassiné
 » Ils sont tombés ce jour les soldats
Qui veillaient sur notre liberté d’expression
Armés de leur seul crayon plongé dans l’encre de l’humour
Ils brodaient des messages de paix de tolérance et de rire
Certains étaient menacés de mort
Parce qu’ils refusaient de vivre soumis bâillonnés
« Plutôt mourir debout » disait l’un d’eux
« Que de vivre à genoux » (Charb)
Ils étaient rassemblés autour d’un même idéal :
Mettre leur talent au service de la plus noble des causes :
Défendre la liberté colonne vertébrale de notre grande Patrie
Les suppôts du mal ont débarqué et ils ont assassiné le verbe libre et inaliénable
Ceux qui détestent la liberté n’aiment pas les libres penseurs
Mais le combat pour lequel ces résistants ont payé le prix de la mort
Allumait en eux un feu de pugnacité indomptable
Ils ne voulaient pas vivre dans la peur
Ils étaient allergiques à l’intolérance
Ils étaient des hommes de conviction qui ont refusé de se taire
Cabu le poète, Charb l’indigné, Tignous le contestataire, wolinski le sage
Vous nous manquerez longtemps votre martyr ne restera pas impuni
D’autres soldats de la liberté se lèveront encore plus déterminés
NOUS SOMMES TOUS DES CHARLIE.  »

D’un poète du monde du slam de Perpignan : 

Hommage à l’expression
 » Ils ont tué nos frères !
Ils ont tué nos pères !
Ils en veulent à la liberté
De penser qu’ils veulent décapiter.
Ils ne sont que des prisonniers
D’un idéal que je fous au panier.
Sur le bureau de mon ordinateur,
Figure la corbeille que je vais nettoyer
Le monde du slam est en deuil
Dans ce cortège de cercueils.
Ils n’épargnent rien ni même livrent l’écureuil,
Car leurs bourses sont vides dans ces feuilles…
Mal Interprétées ! Horreurs !
Mal apprises ! Douleurs !
Ils ont même tué leur prophète
Car le meurtre n’est pas une quête
D’une boucherie dans le sang
D’un cannibalisme repoussant.
De ce « Fiché », page commune en traits
Mais absolument pas déchu.
Sauf mon rire qui nous a enlacé.
Nous faisons le même métier,
Le slameur par des vers entiers
Qui nous a mené en une soirée
A devenir aussi des enfoirés
Pour fuir ces terreurs.
Mal lues ! Terreurs !
Tirage du portrait
Me laissant un peu fichu
Et tout cela s’est effacé
De l’écriture,
De la chanson,
Dans cette torture
Face à aujourd’hui cette souillure.
L’islam n’est pas une volonté
Au nom d’Allah de tout décapiter.
La religion invite à l’amour
Du prochain sans aucun détour.
C’est vrai que si vous n’aimez pas notre humour
Eclairer votre lanterne sous un abat-jour.
« Je suis devenu athée, Dieu merci »
Disait cette pancarte, simple raccourci.
Ils ont tué nos frères,
Ils ont tué nos pères
Ils ont tué !…
Aux victimes de Charlie Hebdo. « 

De Sylvie Saint Jalmes

Le dessin de son destin
 » Par une matinée d’hiver
Le dessin a gravement saigné
Au milieu de ses idées
Qu’il venait de colorier
Son imagination courait
Aussi vite qu’il respirait
Malgré l’assassin
Le dessin s’est envolé
Son éternité
Il l’a quand même trouvé
Curieuse Toussaint
En début de janvier
Son âme de poussin
Il l’avait conservé
Chaque matin, il croquait
La vie qu’il aimait
En homme libre
Il est maintenant parti
Toutes ses caricatures
Sont collées sur le mur
Aucun fusil
Ne viendra les enlever
Sa gomme l’appelle encore
Son crayon lui juste dort
Ils continuent de patienter
Pendant qu’il part rêver
Ce don lui a été donné
Sur les bancs d’écoliers
Nul ne l’a jamais emprisonné
Pour toutes ses idées
Son feutre l’a consolé
Quand il venait à pleurer
L’arme de sa création
Est à la pointe de son crayon
Un nid d’hommes libres
Avec tous ses amis
Au fond de leur ruche
Ils butinaient à profusion
Un miel de leurs partitions
Pour tous les horizons
Ton destin n’est pas une caricature
Il n’a pas plié sous les dictatures
Les graines que tu as semé
Resteront à nos côtés
Le pansement bleuté
Tu l’as rencontré
Venu soigner ta blessure
D’une haine jamais dessinée
Tu as tant aboyé
L’horreur qu’ils répandaient
Mais leur incroyable lâcheté
A fini par te peiner
Tu vas un jour remonter
Pour leur crier
Le paradis de ma vie
N’a pas de colliers
Jamais je ne serai attaché
Mon rire est ma tirelire
Le dessin ma liberté.  »

De Nadia Esteba

Pour l’avenir
 » Street art, Yarn Bombing
Song song sing
Par tout mode d’expression
Faisons fuir les tenèbres
Peignons, sur les murs
Ceux qui tombèrent
Checkpoint Charlie
Ceux à venir…
Ne craignons pas l’aventure.
En silence défilons
Pour la liberté d’aimer.
Dansons, faisons la ronde
Tous, sur la terre
Par tout mode d’expression
Cherchons la lumière
Faisons encore de la musique
Place de la République
Et Place de la Liberté…
Soyons fidèles à la Paix
Infidèles à la discorde…
Allons à la Concorde
Dessiner nos envies.
Protégeons la flamme fragile
D’un vent malappris
Allumons de grandes bougies
Dans nos villes
Parlons aussi, Rue Gandhi
Sing sing song
Lâchons , lançons des ballons
Fifres, tambourins
Que nos violons s’accordent!
Ocarinas Et Djembés
Song song Sing
Rue Luther King
Ici maintenant, car demain
Des écoliers passeront là
Vos garçons et vos filles
Rue Nelson Mandela
Alors, rêvons du futur en beauté
Donnons nous la main
C’est la plus belle richesse du Monde.  »

De Eloïse Chantal Vlammiros : 

Je suis Charlie
Allez sur ce lien pour voir la vidéo.

De Christelle Le Roy : 

A ceux qui ne sont pas Charlie
 » Fragile est la démocratie
Des régimes totalitaires
A tous ont déclaré la guerre
Frappés de stupeur et d’effroi
Les citoyens sont aux abois
La révolte en moi et la peur
En écho aux cris de douleur
Je suis Charlie et spectateur
La véhémence des clameurs
Porte les peuples à l’unisson
Qu’importe notre religion
C’est l’intégrisme religieux
Pour nous ronger de l’intérieur
Actions qui sèment la discorde
Les guérillas et le désordre
Charlie Hebdo était visé
Dessinateurs et policiers
Sont les victimes de la guerre
Déclarée aux peuples d’ la Terre
Que perdure la liberté
L’expression des identités
La diversité des avis
La tolérance et les amis.  »

De Alexie Delchamp :

Je suis Charlie
 » Nous sommes le 08 Janvier 2015 et à cette heure ci, certaines familles pleurent sur le cadavre de leur proche, d’autres hurlent, des gens se bousculent dans les rues, les politiques montrent leur désolation et mettent en place des mesures de protection. On cache les corps, et on barricade encore la rue Nicolas Appert. Le sang a taché le goudron, le verre traine encore sur le trottoir, on retrouve encore des dizaines de douilles abandonnées. On traque les meutriers, ou barbares, je sais plus. On essaye de définir ce massacre : abominable, attentat sont les termes qui reviennent massivement. On arrive à ressentir le poids terrible de ces victimes et de ces actes et les conséquences sur la moralité occidentale. Partout on en parle que ce soit en Angleterre, en Allemagne, aux États Unis, des peuples tentent de soulager notre peine en manifestant avec nous. 3 personnes ont tiré, blessé, tué, des pères, des enfants, des maris, des hommes, des femmes, mais surtout des innocents. Ils ont aussi réussi à réveiller la France, qui , debout dans les rues crie : Je suis Charlie. Nous étions 66 033 000 français, aujourd’hui on est sûr d’en être plus que 66 032 988. On a ensanglanté la liberté d’expression, on a craché sur l’un des principes fondamental de la république. On a endeuillé la France. On a assassiné un de nos droits. Certains disent que les victimes sont mortes debout car elles n’ont rien lâché malgrè les menaces qui pesaient sur leurs épaules, ces personnes appelent au recueillement, à la lutte contre la peur mais aussi à la solidarité et à la force de la population pour ne pas s’écrouler et se barricader. D’autres poussent à la venger, à ceder à l’obscurentisme. Maintenant il suffit juste de se poser les bonnes questions…
Je suis Charlie est un mouvement qui n’est pas près de s’éteindre, derrière se cache crayon, stylo et tout instrument d’écriture pour faire face à la violence. La liberté d’expression c’est notre force, notre droit, notre pays. Ce n’est plus une question de religion, c’est une question de libre arbitre et d’agression gratuite qui contamine de plus en plus le monde. Il faut lutter, et ne pas céder à la frayeur ou au chagrin, sinon il aurait raison de continuer. Ce n’est pas un début comme on le sait tous, mais ce n’est certainement pas non plus la fin. Osez Charlie !  »

De Lucie Capucin

Je suis Charlie
 » Avec ma plume, je suis Charlie, je suis ceux qu’on assassine aujourd’hui.
Au nom de quoi ? Au nom de qui ?
Les guerres n’ont pas suffi,
Ni le massacre de la Saint Barthélémy,
Ni l’Inquisition qui ont tué aussi au nom de l’hérésie.
Pourquoi encore et toujours la barbarie ?
Je suis en deuil, la France est en deuil ; de Jérusalem à Paris,
Le monde entier est anéanti,
Tous les hommes et femmes libres sont recueillis
Autour de la Liberté qu’on assassine à Paris.
Tous, familles, collègues, voisins, lecteurs, amis,
Pleurez et criez, souvenez-vous de ce jour maudit.
Le 7 janvier 2015, Charlie est mort, mais Charlie restera toujours en vie
Si chacun d’entre nous se dit « JE SUIS CHARLIE ».  »

De Daniel Le Roux :

Pour Charlie
 » Ce matin je n’ai plus d’envies
Ce matin tout mon ciel est gris
Ce matin j’ai mal à ma vie
Ce matin je pense à Charlie
Ce matin je pense et je prie
Pour que jamais l’on oublie
Ils auraient pu écrire ceci
Tuer n’enlève pas la vie
Mais au contraire ça multiplie
Les façons de rire d’autrui
Dormez en paix messieurs, mesdames
Soyez certains que vos sarcasmes
Seront bien plus fort que nos larmes
Lorsque nous prendrons tous nos armes !  »

De Jérémias André Boulongne :

Nous sommes Charlie
 » Mourir d’en rire.
Le crayon trop bien taillé, la gomme trop engagée.
Libre penseur qui pensait librement avec une âme d’enfant.
Libre pensant en dessinant pour notre bonheur tu n’a pas manqué d’honneur.
Liberté sacré pour quelques traits assassinée.  »

De Célia Lavote

Il pleut sur Nantes
 » Il pleut sur Nantes comme si le ciel aussi avait revêtu son linceul…
Il pleut sur mon Coeur car en vous assassinant ils ont essayé de tuer mes convictions…
Cette marche je l’ai fait seule et silencieuse…chaque applaudissement était un poignard qui me transperçait les entrailles…J’aurais voulu ne jamais être là…Que cette foule ne soit pas ici…J’aurais voulu ne jamais connaître ce carnage idéologique au nom de rien…J’aurais voulu que vous soyez encore et toujours les joyeux lurons insolents et vivants…les libres penseurs chatouillant notre inconscient.
Vous étiez avec nous et beaucoup d’entre nous vous ignorez…Il aura fallut ce drame pour que la France comprenne que vous étiez indispensables à la survie de nos valeurs républicaine…
Des larmes d’immense chagrin ont coulées quand ils ont tiré sur vous…comme pour la perte d’un être cher…puis la colère jamais de haine pourtant ils ont fait de moi une orpheline…une orpheline de l’espoir…
Je suis née en 1968…l’année des révoltes sociales et des prises de positions…du peace and love et de la révolution sexuelle…
On m’a éduquée avec des valeurs de respect de l’autre et des différences culturelles… les
tabous n’existaient pas et… les débats étaient les bienvenues…
En vous faisant taire ils voulaient mettre à terre cette époque…ils voulaient m’arracher à ce passé…à mes plus belles années… Celles où les hommes savaient encore dialoguer, parfois s’engueuler avant de s’embrasser…
Non je ne veux pas devenir un gentil mouton apeuré devant ces hommes qui confondent
religion et convictions extrêmes qui appartiennent au moyen-âge…!
Non je ne veux pas qu’on m’impose une pensée unique…et que me dise de me taire !
Alors après la tristesse et la colère, j’ai décidé de vivre encore plus fort en gueulant ma rage et en griffonnant ces mots…
Ils ont voulu faire taire la France…Ils n’ont réussi qu’à la sortir de sa torpeur…
Je suis née Charlie je mourrais Charlie… «