A Livernay, naissait mon père

A Livernay, naissait mon père

Par Carole Détain

Thème : Témoignage

Format : Roman (134x204)

Nombre de pages : 344

Date de publication : 11 janvier 2012

ISBN : 9782812196980

Disponible

Livre papier
20,00 €


Livre numérique : format Pdf
1,99 €

Avis des lecteurs

  • Des mots justes sur la douleur

    Le début du livre m’a beaucoup impressionnée. C'est très très beau. Pas pudique, retenu... Des mots justes sur la douleur...

  • Nuances, retenue, subtilité et pudeur.

    Ce livre est magnifiquement et très simplement écrit . C'est émouvant. Le lecteur se met à la place de la narratrice. Le décès du père de l’auteur, qui vient se glisser dans celui du fils (de Maude...

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Résumé

A Livernay naissait mon père révèle les sentiments douloureux de l’auteur, Carole Détain après à la mort de son père et lève le voile sur le mode de fonctionnement familial de son enfance. Celui-ci, apparemment lisse et aimant fut en réalité à l’origine de souffrances enfouies et du sentiment de rendez-vous manqué avec son père éprouvé par Carole Detainanqué habite la fille orpheline de père.
« Tant qu’il avait vécu, sans même y penser, j’avais dû croire qu’un jour, je le rattraperais, que nous serions capables, tous deux, de nous trouver. L'évidence s’imposait. Il était parti. Je restais seule».
A travers ce récit lucide, émouvant et dépourvu de concessions, Carole Détain tente d’approcher la figure paternelle tout en éclairant son propre cheminement

Biographie de Carole Détain

Carole Détain, née en 1957, diplômée d’HEC, licenciée en philosophie, a travaillé pendant vingt ans, pour l’essentiel dans la finance. Elle était, dans le même temps, habitée par la littérature. Tout en menant sa carrière professionnelle, elle lisait. Et elle écrivait. Mariée, mère de deux enfants, elle a abandonné depuis l’an 2000, son activité salariée et se consacre désormais à l’écriture.

Avis des lecteurs

Des mots justes sur la douleur 14/03/16

Le début du livre m’a beaucoup impressionnée. C'est très très beau.
Pas pudique, retenu...
Des mots justes sur la douleur...

Nuances, retenue, subtilité et pudeur. 27/04/15

Ce livre est magnifiquement et très simplement écrit . C'est émouvant. Le lecteur se met à la place de la narratrice. Le décès du père de l’auteur, qui vient se glisser dans celui du fils (de Maude) est bien rendu. On ressent énormément d'amour dans ce récit pour les uns et les autres malgré ce rendez-vous "manqué" avec le père mais que Carole Détain a admiré et aimé. C'est une belle et triste synchronicité qui fait écrire dans ce cas. Le récit est plein de compassion. Cette relation au père, à ce père si mystérieux mais à la fois profond cache une relation complexe avec la mère. La relation à Dieu a évolué. Elle prend du sens avec le départ du père. Est aussi évoquée la difficulté à vivre de la narratrice, le choix de ses études qui était en lien avec le père. Celui-ci valorisait les études d'économie. Ces études n'étaient donc pas le choix de Maude mais destinées à plaire à son père qui lui n'avait pas fait d'études. Maude a enseigné. L'expérience ne fut pas positive.
Beaucoup de poésie et d'émotions dans la description des moments passés avec le père en bateau.
La recherche de la spiritualité est prégnante. La mort d'un être cher donne un sens à la vie, ou en tout cas à la recherche d'un sens à la vie...
Une aisance dans l’écriture, un peu au rythme des vagues... On avance et on a l'impression de reculer avec les vagues des événements...

Le portrait du père plus jeune est le beau portrait d’un homme à la recherche de sa personnalité. Il donne l'image d'un homme intègre, responsable, courageux, ambitieux, bienveillant, une personnalité mobile, qui s'adaptait à toutes les situations. Ses parents était assez instables, sa mère mondaine mais aimante. Une façon de décrire en petites touches, avec des nuances ajoutées les unes aux autres.
Le portrait de la mère de Maude est également de donné à voir. Tout est fermé à double tour. Maude est la "mémoire", celle qui a été fouiller.
Le style en quelque sorte "dilué" est porteur de sens. Il exprime de la retenue, de la souffrance, du mal être.

La deuxième partie du livre, relative aux commentaires des photographies de la vie du père, est assez différente. L’auteur imagine les émotions ou les histoires en observant les photos.
Ce passage pourrait être nommé " à la recherche de mon père perdu ( dans le sens inconnu )" . Cela prouve combien il était un inconnu pour elle. Il est important pour l’auteur de s’imprégner de lui pour le découvrir, le connaître et le reconnaître. C'est quelqu'un qui lui a échappé.
Le style est le même que dans les autres passages. Au lieu de "dilution", on pourrait aussi employer le terme " feuilletage". Le lecteur effeuille l'histoire page après page.
Ce récit évoque d'une certaine façon celui de Pierrette Fleutiaux dans " Des phrases courtes , ma chérie" , un texte également autobiographique. P. Fleutiaux y fait un retour sur la relation à sa mère et à sa famille quand sa mère entre en maison de retraite. Proximité de thématique et de style.

Le besoin pour l'auteur de faire exister un être qui a été effacé est net.
Les photographies sont l'occasion pour l'auteur de dévoiler le père dans tous ses détails. On découvre la passion de Sylvain pour les voitures, pour "l'uniforme" qui représente les études, son désir d'arriver à quelque chose socialement. Si sa mère était mondaine, lui ne l'était pas, il restait simple. On lui découvre aussi chez les parachutistes pendant la guerre, pourvues d'une certaine naïveté puisqu'il racontera plus tard qu'il a eu de la chance de n'avoir tué personne. Il va en Angleterre, aux Pays Bas. La narratrice compare cette organisation militaire à celle d'une entreprise.
On le suit, étape après étape, dans sa vie : en Afrique du nord (un chapitre charnière du roman). La réussite sociale était importante pour Sylvain car il avait manqué d'argent. On apprend également qu'il se détourne du monde de l'apparence alors qu'après avoir figuré dans un film on lui propose d'autres contrats qu'il refuse.
Apparaît également sa vie sentimentale avec les femmes avant l'apparition de sa future épouse. Puis la rencontre avec Claire, le mariage, une simple bénédiction nuptiale sans véritable messe qui cache la colère de la famille de Claire enceinte .
Apparaît alors le ressentiment de Maude envers sa mère, qui ne dit rien, qui endosse tout pour mieux " maîtriser" la situation et l'homme qu'elle a épousé. Il n'était " rien" avant elle, pense très intensément la mère.

L'idée est originale de constituer ainsi un diaporama écrit et analysé pour décrire un être cher, aller à la rencontre d'un père si présent et si peu présent à la fois.

Après le mariage, le récit s'accélère. Défilent le début de la vie de couple des parents avec la sœur aînée, un couple qui s'aime, leur départ soudain pour la France, la naissance de Maude, les débuts professionnels de Sylvain puis son ascension sociale. Et s'enchaînent les images, le clin d'œil à la Dauphine, les voitures luxueuses, les vacances, le club nautique, les séjours à l'étranger, les banquets de concessionnaires ( Hilton ..), les résidences secondaires. les photographies sont le jaloux du récit. Le lecteur perçoit que les photos avaient une grande importance dans la famille ou l'aspect matériel des choses lui-même s'affirme.
Avec le récit qui voit les années passer, Maude apparaît plus précisément. Elle dévoile sa différence et son mal être. Elle s'isole. Mais elle se dit émerveillée à 18 ans en compagnie de son père à Istanbul.

Ces quelques pages survolent 22 ans de la vie de Sylvain. Les années passent vite soudain.

La fin du roman montre une narratrice lucide de la situation familiale, un milieu aisé vivant dans un confort matériel et une mère enfermée dans ce matériel.
La narratrice coupe avec sa famille après le décès de son père. Le mari de la narratrice, en partie à l'origine de sa prise de conscience, est aussi différent du reste de la famille.
Le roman avait commencé par les décès d'un père et d'un fils. Ils ont révélé le mal être inhérent de la narratrice en raison sans doute d’une relation complexe avec sa mère et d'un père qui lui a tant manqué. Le roman aurait pu commencer par cette phrase : " Un seul être vous manque et ..."
C'est un récit profond, nuancé, subtil, avec des personnages qui existent réellement. L'analyse familiale qui est ici développée permet à tout lecteur de confronter sa propre situation avec celle de Maude.

Eliane Donnet


Une écriture personnelle et intime. 27/09/14

Il ressort de ce livre beaucoup d’émotion et de tendresse pour le père de la narratrice. Carole Détain sait partager avec le lecteur la quête de ce père mal connu et probablement mal aimé, dans le sens où cet amour a été mal exprimé des deux côtés. Il semblerait que la mère et la soeur ainée de l'auteur aient mal accueilli ce livre. C’est toujours le risque à courir quand on dévoile ses vrais sentiments, qu’on se met à nu avec une écriture personnelle et intime, qu’on voudrait partager et faire comprendre aux autres.

J'admire Carole Détain d’avoir osé écrire ce livre, comme un bel hommage à son père. (Marielle T.)

Une lecture profonde et émouvante 18/01/14

Je viens de terminer la lecture du livre de Carole Détain sur son père. Quel talent pour mettre en relief l'amour qu’elle lui porte ! Talent également pour meubler le mystère des photos sans sous-titrages qu’elle s’ingénie à rendre vivantes. Elle se faufile dans tous les interstices pour reconstruire petit caillou après petit caillou l'existence de cet homme qu’elle dit avoir manqué. On découvre sa jeunesse, sa famille, la mère de la narratrice, sa sœur aînée conçue avant le mariage... les activités nombreuses du père en dehors de la maison, son ascension volontaire dans le travail, son affection pour sa secrétaire et un détail qui ressemble à Carole Détain et que l’on connaît lorsque l’on a lu ses autres livre : un goût modéré pour les repas.

Elle lui rend un magnifique hommage.

"A Livernay naissait mon père", une biographie subjective 24/12/13

Sous le titre "A Livernay naissait mon père", Carole Détain livre un récit attachant, son premier, paru en 2003. Il s'agit là d'une biographie subjective, celle de son père, disparu en 1996, et dont elle essaie de recréer l'image de la vie, d'après ses propres souvenirs d'enfance et de jeunesse, mais aussi d'après des témoignages et des photographies. Toutefois, le matériau objectif sert toujours de fondement à l'interprétation toute personnelle qu'en fait l'auteur, tentant de cerner au plus près la personnalité, les motivations, la destinée de son père. Ainsi se dessine peu à peu l'enfance du père, auprès d'une mère aimante, la jeunesse dorée au Maroc, les ambitions professionnelles et la rencontre amoureuse, le retour en France, la réussite dans les affaires et la construction familiale, avec ses "belles images" et ses lacunes... Les pièces du puzzle s'ajustent l'une après l'autre.

Pourtant, ce qui caractérise cette figure du père, c'est qu'il est "décalé". Ce mot revient à de nombreuses reprises sous la plume de Carole Détain. "Décalé", parce que le père aimé et disparu était un personnage pourvu d'une intériorité qui résiste à la description ; mais aussi "décalé" sur le plan chronologique, bien sûr, et "décalé" par l'effort du souvenir, l'effort d'imagination auquel se livre l'auteur pour reconstituer les contours d'une personne chère, qui a existé et qui n'est plus.

Ce qui, de surcroît, motive l'entreprise d'écriture, cette enquête pour exhumer la mémoire du père, de ce qu'était le père, au plus près de la réalité, de la vérité même, c'est le sentiment d'un "rendez-vous manqué" avec le père, trop rapidement disparu, si bien que la transition entre la présence et l'absence est brutale, arrachante. Elle est comparée à la violence de la mort d'un nouveau-né, expérience vécue par l'auteur lors du décès d'un fils jumeau victime de la "mort subite du nourrisson", deux ans auparavant. C'est ce rendez-vous manqué entre deux êtres de filiation, qui se sont côtoyés de nombreuses années sans se comprendre intimement, que l'écriture cherche à combler, avec une prise en charge énonciative forte, de sorte que la biographie du père se double, en de nombreux endroits, de l'autobiographie de la fille.


Informations sur l'ouvrage

Collection Classique
Date de publication 11 janv. 2012
Nom A Livernay, naissait mon père
Langue Français
Auteur Carole Détain
Pas d'extrait sur site N/A

Livre papier

Nombre de pages 344
ISBN 9782812196980

Livre PDF

Nombre de pages 344
ISBN 9782812196980

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