L’expression de la semaine : Mettre au rancart

Cette semaine nous vous proposons l’expression : « Mettre au rancart »

Mettre de coté. Jeter au rebut.

Origine

D’après le linguiste Pierre Enckell, ce rancart argotique (qui s’écrit aussi rencart) nous vient en presque droite ligne du verbe récarter qui, dans cette contrée sauvage mais néanmoins verdoyante qu’est la Normandie, signifiait, au milieu du XVIIIe siècle, « épandre (du fumier) ».

De ce verbe et dans la même région, est ensuite né le mot récart qui désignait un « rebut » (le fumier ou les produits qu’on épandait dans les champs étant généralement des choses rebutantes) et qui s’est répandu au-delà de sa région d’origine en se déformant en rancart.

Pour rappel, rebut nous vient de « écarter du but » ou, autrement dit, « repousser ». Il s’applique à des choses qu’on méprise ou qu’on juge inutilisables ou sans aucune valeur, voire qui sont repoussantes (rebutantes), comme l’est le fumier ou le lisier.

 

« Mettre au rancart«