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Rencontre avec Souleymane Boël, auteur du livre intitulé « LA MÉGALOPOLE DES BALLES PERDUES »

Présentez-nous votre ouvrage.

La mégalopole des balles perdues fait référence à Rio une ville où la criminalité est très haute en raison de la politique d’exclusion exercée par le gouvernement brésilien qui en freinant l’intégration des déshérités a favorisé la criminalité et le trafic de drogue dans les quartiers les plus pauvres de la ville comme: « la Rocinha » la plus grande favélas où se déroule l’histoire d’un homme en cavale après une évasion suite à l’incarcération du crime du meurtrier de son frère qui en attente de récupérer les fonds de son dernier braquage se retrouve coincé dans la plus grande favéla de Rio.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Cette histoire a été écrite pour dénoncer la corruption, les violences policières, le racisme bien ancrée dans la société brésilienne et la violence endémique qui sévit dans les quartiers les plus pauvres du Brésil. Ce livre est le constat d’une société à la dérive pointant du doigt la responsabilité d’un système politique défaillant à formater l’exclusion des déshérités et laisser des gangrènes sociales devenir des endroits où les drames deviennent inévitables. L’idée de base était de faire ressortir à travers ce roman tous ce qu’une société inégalitaire peut engendrée. Un des engrais de la violence est l’exclusion sociale J’ai choisi le Brésil pour cette histoire après l’ouverture des Jeux Olympiques de Rio, où le gouvernement brésilien a procédé à l’expulsions sauvages de plus de 25 000 familles en les déplaçant aux abords de la ville. Après l’assassinat de Marielle franco et le nombre croissant d’innocents tué par des balles perdues Je voulais écrire une histoire qui pousse à poser une question collective : Comment une société peut arriver à banaliser et laisser se répéter des événements aussi macabres en laissant prospérer la violence sur les habitants de ses quartiers défavorisés? Il y a dans l’estomac des favélas ce que les pauvres n’arrivent plus à digérer.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

À un public averti concernant la violence de certaines scènes.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Il y a plusieurs messages à retenir à travers cette histoire: le message principal est qu’on ne construit jamais un avenir avec de l’argent sale. Le second est qu’un devoir parental inaccompli peut avoir des conséquences dramatiques et irréversibles sur la vie d’un enfant. Et le troisième est qu’une société qui vous prives d’une intégration sociale vous expose un moment où un autre vers la criminalité. Partout à travers le monde les pauvres sont les plus exposées à la violence.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Essentiellement sur mon territoire en seine Saint Denis extrêmement riche en diversité ethnique et rebondissements à travers tous ce qu’il peut s’y passer. Ce n’est pas les favélas de Rio, mais on n’y retrouve certaines similitudes où les plus déshérités sont souvent victimes du rejet, de la discrimination à l’emploi et des violences policières.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

D’autres livres à venir, et des écritures de longs-métrages qui m’ont
été commandés.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Je vous souhaite une agréable lecture à travers cet ouvrage: « la mégalopole des balles perdues » et je vous donne rendez-vous à très bientôt inchaa’Allah pour de nouvelles histoires aussi percutantes que conscientes