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L’expression de la semaine: Avoir barre sur quelqu’un

« Avoir barre sur quelqu’un »

Origine et définition

Découvrons ensemble l’expression de la semaine: « Avoir barre sur quelqu’un »

Maintenant que les PC, les Playstation et autres XBox ont détrôné les jeux d’autrefois, le jeu des barres est autant tombé dans l’oubli que le colin-maillard, par exemple.
Cette expression qui date du XVIe siècle vient en effet de ce jeu très ancien puis qu’à l’époque de Platon, les Grecs jouaient déjà à l’ostrakinda, aux règles très proches.
Au Moyen Âge, le jeu de barres se pratiquait après dîner, comme moyen de digestion, et même Napoléon se délassait en jouant aux barres.
À ce jeu, un joueur avait barre sur un autre lorsqu’il suffisait, sous certaines conditions, qu’il le touche pour le faire prisonnier (voir les règles dans la rubrique ‘Compléments’).

Cette expression devrait normalement s’écrire « avoir barres sur quelqu’un », mais c’est la forme au singulier qui est la plus couramment utilisée.
Règles du jeu (Claude Aveline – Le code des jeux) :
Deux camps de force équivalente se font face sur les petits côtés d’un rectangle, deux fois plus long que large. Le numéro 1 du camp désigné par le sort pour débuter s’avance vers l’autre camp et dit : « Je demande barres contre Jean – ou Jacques, ou Gontrand, ou Hildegarde. »
Le joueur provoqué tend la main que le numéro 1 frappe trois fois. Aussitôt le troisième coup donné, le numéro 1 s’enfuit vers son camp, poursuivi par Jean, Jacques, Gontrand ou Hildegarde, qui a « barre » sur lui. Mais n’importe quel joueur de son propre camp, sorti de la ligne une fois la poursuite commencée, a « barre » sur le poursuivant.
L’autre camp lance à son tour un coureur qui a également « barre » sur le dernier adversaire. Et ainsi de suite.
Le coureur attrapé devient prisonnier et, à trois pas en dehors du camp ennemi, tend le bras vers son camp pour être délivré. Il le sera dès que l’un de ses coéquipiers lui aura touché la main.
Les prisonniers d’un même camp se placent en chaîne. Plus la chaîne est longue, plus leur libération est facile, car elle les rapproche de leur équipe. Il faut donc décider avant l’entrée en jeu s’ils devront être libérés un à un, ou si le premier prisonnier libéré entraîne la libération de tous les autres. Cette dernière solution risque de favoriser le camp le moins adroit.
Afin d’échapper à une poursuite, un joueur peut se réfugier
chez ses adversaires, qui auront « barre » sur lui dès qu’il
s’échappera de leur camp. Il en sortira au contraire librement
si le jeu s’interrompt, c’est-à-dire lorsqu’un joueur fait ou
délivre un prisonnier. Ce joueur va alors demander « barres »
au camp ennemi.
La partie est gagnée quand un nombre convenu de prisonniers a été atteint par l’un ou l’autre camp.
Z’avez pas tout compris ? C’est pas grave, moi non plus !

Exemples

« Elle argua vainement qu’il était bien dangereux de se faire de tels ennemis, et aussi armés que l’étaient ceux-là. Mais mon père lui assura qu’il avait barre sur les Vignottes et qu’il détenait les moyens de leur fermer la bouche. »

L’expression de la semaine : Avoir barre sur quelqu’un

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