L’auteure à succès du mois : Janine Gerson

Nous avons le plaisir de vous présenter  » L’auteure à succès du mois « , Janine Gerson et son ouvrage Bella, Itinéraire mémoriel qui s’est vendu à plusieurs centaines exemplaires en 2012 et 2013.

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Depuis quand écrivez-vous ?
J’ai l’impression que j’écris depuis toujours. Même si cela ne correspondait pas trop avec mon métier et ma carrière professionnelle, j’ai toujours écrit. J’ai également participé à des ateliers d’écriture pendant longtemps.

Quel est votre passé en tant qu’auteur ?
Avant Bella, j’ai édité, il y a 20 ans, un guide professionnel intitulé Le guide du logement, tout savoir pour acheter ou louer. J’ai co-écrit ce guide avec un ami. Cet ouvrage était uniquement à titre pédagogique. Quand je me suis retrouvée à la retraite et que je disposais de plus de temps, j’ai écrit un récit sur ma famille que j’ai auto-édité. Cet ouvrage était destiné à un usage familial et intime. J’ai uniquement pris contact avec un imprimeur pour l’imprimer. Puis, j’ai écrit un roman s’inspirant d’Albert Camus qui s’intitulait « Sintés », le nom de sa mère. J’ai proposé ce manuscrit à plusieurs éditeurs mais sans succès alors je l’ai rangé dans un placard. Puis, je suis revenue à l’histoire de ma famille. Au cours de séminaires que j’animais, j’ai compris qu’écrire un récit de vie était une activité passionnante. En effet, beaucoup de retraités qui assistaient à ma conférence m’ont fait de bons retours concernant le premier ouvrage sur ma famille. J’ai donc décidé de le reprendre et de le retravailler en supprimant des passages, en ajoutant des personnages… J’ai reconstitué ma famille à travers mon ouvrage.

Pourquoi avez-vous écrit ce livre et quelles ont été vos sources d’inspiration ?
Dans la vie, j’ai 2 buts essentiels : transmettre mon histoire à mes enfants et petits-enfants, et mettre en lumière la communauté juive qui a été décimée, donc complètement oubliée. Mon objectif était que des lecteurs découvrent cette communauté disparue. Je souhaite, par mon écrit, rendre hommage aux déportés de la Shoah pour que jamais on ne les oublie.

Pourquoi avoir choisi ce titre ? Pensez-vous que celui-ci ait contribué au succès de votre ouvrage ?
Bella est le nom que l’on donne à la mère qui raconte ses souvenirs. Je pense que plusieurs choses ont contribué au succès de l’ouvrage : le titre, la photo de la couverture et le sous-titre. Le sous-titre que j’ai utilisé est peu courant. Par « Itinéraire », je voulais que l’on comprenne que ce livre était comme ma mémoire et une manière, pour moi, de retranscrire mon passé. Peu d’ouvrages existent sur cette communauté. Les lecteurs ont été touchés par mon écrit et m’ont fait part de l’importance de la transmission dans leur vie. Cet ouvrage met en lumière le problème de la transmission. Le sous-titre, Itinéraire mémoriel, correspond à ma devise qui est «  On avance mieux quand on sait d’où l’on vient ».

Comment avez-vous connu Edilivre et pourquoi avez-vous décidé de publier chez Edilivre ?
Faire la connaissance d’Edilivre a été une longue histoire. Avant de les contacter, j’étais en relation avec une autre maison d’édition et j’avais rendez-vous avec un des responsables de cette maison lors du salon du Livre de Paris en mars 2012. Lors de notre rendez-vous, le responsable que j’ai rencontré m’a annoncé que, malheureusement, il ne pouvait accepter mon manuscrit. Après ce refus, je me suis baladée dans les allées et c’est là que j’ai fait la rencontre d’Edilivre. Sur leur stand, j’ai parlé avec les auteurs présents en séance de dédicaces ainsi qu’avec les responsables de la maison d’édition. Le contact s’est très bien passé et j’ai été enchantée de cette rencontre. A la sortie de cet événement, je me suis fixée comme limite d’envoyer mon manuscrit à d’autres maisons d’édition pendant 3 mois. Si au-delà de cette période, je n’avais pas de réponses ou n’essuyait que des refus, je collaborerai avec Edilivre. Après 3 mois sans aucun échange, je me suis décidée à envoyer mon manuscrit à Edilivre. Une fois mon dépôt effectué, une réponse de la part du comité de lecture m’a été communiquée très rapidement et la machine a donc été lancée !

Vous avez choisi notre service de couverture personnalisée, pensez-vous que celle-ci ait bénéficié au succès de votre livre ?  Le succès aurait-été-il le même si vous aviez eu une couverture classique ?
Oui, je pense qu’elle a contribué au succès de mon livre. La couverture est un élément essentiel dans un ouvrage. C’est ce que le lecteur voit en premier et fait qu’il va s’intéresser à l’ouvrage ou non. C’est le premier élément pour nouer un contact avec le lecteur et provoquer son achat. De plus, la couverture que j’ai choisie pour Bella évoque le bonheur et une certaine nostalgie d’un ancien temps heureux. J’ai eu de très bons retours concernant cette couverture. Elle attire l’œil et accroche le regard de futurs lecteurs.

Pourquoi avoir choisi notre service d’interview vidéo ? Comment s’est passé le tournage de cette interview ? Pensez-vous que ce service a été bénéfique pour votre ouvrage ?
Le tournage de l’interview vidéo s’est très bien passé. La personne m’a mise à l’aise et m’a conseillée pour que mon interview soit la plus fluide possible. Je l’ai beaucoup diffusée auprès de mes contacts. J’ai eu de très bonnes réactions concernant ce support.

Expliquez-nous comment avez-vous réussi à vendre plus de 200 exemplaires de votre ouvrage sur un an ?
Je suis partie de ce simple constat : c’est à moi de jouer si je veux que mon ouvrage se fasse connaître. Alors, je me suis motivée et activée en multipliant les démarches. Etant donné que j’avais des connaissances en marketing et communication grâce à mon parcours professionnel, j’ai mis plusieurs choses en place et contacté beaucoup de gens. Je suis correspondante de presse pour le journal de ma région « La Provence », alors j’ai activé mon réseau. J’ai communiqué avec la presse, des salons, des associations,… Il faut indéniablement compter sur soi et se mobiliser pour faire connaître son ouvrage. Lorsque j’ai publié mon ouvrage, mon objectif était de le faire connaître un maximum. Alors j’ai fait tout ce que j’ai pu : envoyer des mails à toutes mes connaissances, passer des coups de téléphone, organiser des conférences, participer à des salons. Lorsque j’organise des conférences, j’appelle toujours les gens avant l’événement afin de leur rappeler la date et pour m’assurer qu’ils seront présents.

Quels outils fournis par Edilivre vous ont été utiles afin de croître vos ventes ? Avez-vous utilisé des marque-pages, cartes de visites, affiches ou livres prestige ?
Je donne toujours une carte de visite ou bien un marque-page lorsque je vends un livre. Je laisse également sur ce support mon adresse mail afin que les lecteurs puissent me faire part de leur avis concernant mon écrit. Cela me permet de rester en contact avec eux et d’échanger. Cela me fait très plaisir d’avoir des réactions de leur part.

Pourquoi participez à des salons et qu’est que cela vous a apporté ? Lesquels ont été les plus bénéfiques pour votre ouvrage ?
J’ai participé à plusieurs salons, tous différents. En moyenne, je participe à 5-6 salons par an. J’ai eu des expériences contradictoires. Des bonnes, d’autres plutôt mauvaises. Lors du Salon du Livre de Paris en 2013, Manuel Valls est passé sur le stand lors de ma séance de dédicaces. J’ai eu l’occasion de lui laisser un exemplaire de mon ouvrage. Je garde également un très bon souvenir du Salon du Livre de Fuveau où j’ai vendu une vingtaine d’ouvrages en 2 jours. Ce salon a été un grand succès. Son avantage est qu’il ne réunit pas de très grandes vedettes et que les gens viennent pour passer un bon moment le week-end. Ils sont donc attentifs à tous les auteurs. C’est un salon qui offre une belle exposition.

Comment avez-vous eu l’idée d’organiser des conférences ?
Je suis partie d’un constat simple : mon ouvrage parle de la communauté juive. J’ai donc contacté les associations culturelles juives à Marseille, Aix-en-Provence et Paris pour leur proposer des conférences. Ils ont trouvé cela très intéressant et m’ont donc donné la possibilité d’organiser ce type d’événements. Au cours des conférences, mon discours touche beaucoup les personnes de l’assistance. Elles se disent que cette histoire pourrait être la leur. J’ai participé également à des tables rondes sur le thème de l’autobiographie.

Par quels moyens avez-vous bénéficié d’une dizaine d’articles dans la presse ? Comment s’est déroulé le contact avec les journalistes ? Quels ont été les retombées de ces mises en avant dans les médias ?
Je suis correspondante de presse, je connais donc du monde, chose qui m’a permis de contacter différents journalistes auxquels j’ai fait lire mon ouvrage. J’ai également abordé des journalistes que je ne connaissais pas, par mail et par téléphone. Les retombées ont été la publication d’articles concernant mon ouvrage.

Le Centre Alberto Benveniste vous a décerné son Prix Spécial du Jury. Comment s’est passé cette collaboration ? Quel a été l’impact sur votre ouvrage ?
Je connaissais ce prix pour avoir assisté à plusieurs remises de prix. J’ai approché la responsable du prix afin de lui demander comment faire concourir mon ouvrage à celui-ci. Ensuite, 7 exemplaires de mon ouvrage ont été envoyés au jury, à raison d’un exemplaire par juré. Au bout de quelques temps, elle m’a téléphoné pour m’annoncer la nouvelle. Le jury m’avait décerné le Prix Spécial du Jury, c’est-à-dire que mon livre a été leur coup de cœur. La remise de prix a été un grand événement pour moi. Au sein de la communauté juive, ce prix est un plus car il parle à un certain nombre de gens. Après, il est très spécialisé. Il n’est donc pas connu par tout le monde. L’avantage d’un prix est qu’il attire l’œil des passants lors des salons grâce aux bandeaux qui sont apposés autour de mon ouvrage. Ils interpellent le lecteur. Dernièrement, Bella a été sélectionné pour le prix des médiathèques de ma région (Alpes de Haute-Provence). Les bibliothécaires ont beaucoup apprécié mon ouvrage et l’ont donc sélectionné.

Vous attendiez-vous à un tel succès ?
Je suis très contente de voir que mon ouvrage plaît et touche les lecteurs. Cela me fait très plaisir. Lorsque j’ai un retour par mail ou quand je rencontre un lecteur qui me fait part de son avis, c’est très touchant.

Quels conseils souhaiteriez-vous donner aux auteurs Edilivre qui lisent cette interview ?
Pour faire connaître votre ouvrage, il y a une seule chose à faire : se bouger ! N’hésitez pas à être le plus actif possible. Il faut contacter le maximum de personnes et surtout ne jamais se décourager. Si vos démarches aboutissent, cela vous apportera beaucoup de satisfaction. Et ce sentiment d’avoir réussi est le meilleur moteur pour avancer encore plus loin. Grâce à Edilivre, nos livres existent et c’est le principal. Maintenant, c’est à nous de les faire vivre !

Quels sont vos futurs projets d’écriture ou autres ?
J’écris ! En effet, je commence à écrire d’autres choses beaucoup plus joyeuses dont notamment des contes pour enfants et plus précisément pour ma petite-fille.