Autour du livre


19 mai 2014
Posté par
Flora

L’auteur de la semaine : Umberto Eco

Cette semaine, nous vous proposons de découvrir l’auteur de la semaine : Umberto Eco.

Umberto Eco naît le 5 janvier 1932 à Alexandrie, en Italie. Après avoir étudié la philosophie à Turin, il soutient une thèse sur l’esthétique chez Thomas d’Aquin en 1954, qu’il immortalise sous le titre de Il problema estetico in San Tommaso. Cet écrit universitaire le distingue déjà à l’époque et ce n’est que fraîchement diplômé que le jeune Eco entame une double carrière d’enseignant-chercheur et de journaliste qui le mène à travailler à la RAI et pour l’Expresso comme chroniqueur hebdomadaire.

Très vite, Umberto Eco dévoile ses domaines de prédilection : l’esthétique médiévale, l’art avant-gardiste et la culture populaire contemporaine. Parallèlement, après s’être lancé dans des recherches nouvelles en sémiotique, Umberto Eco développe une théorie de la réception à travers son essai Lector in fabula, qui le fait d’ailleurs devenir l’un des penseurs européens les plus influents de son siècle. En tant qu’acteur majeur de la révolution médiatique moderniste de son époque, Umberto Eco étudie et analyse la communication de masse et ses nouvelles formes d’expression et ses études l’amèneront également à se pencher sur les procédés et les structures des nouveaux genres considérés comme mineurs tels que le roman policier ou le roman-feuilleton.

Ses pensées illustrent nettement l’inspiration qu’on put avoir Aristote, Karl Popper et le structuralisme sur ses théories. En 1971, il devient titulaire de la chaire de sémiotique de l’université de Bologne. Mais la gloire nationale du théoricien se propage à l’échelle mondiale lorsqu’en 1980, il publie son premier roman, Le Nom de la rose, un « policier médiéval » dans lequel l’écrivain met en pratique ses concepts sémiologiques et ses théories du langage, de manière romancée. Le livre se vend à 17 millions d’exemplaires et est traduit en 26 langues.

Huit années plus tard, il publie son second roman, Le Pendule de Foucault, qui connaît lui aussi un succès planétaire. Il s’agit d’une longue dissertation d’un homme qui, par passion des mystères hermétiques, imagine avec deux collègues, un plan mondial orchestré pour diriger le monde. Dans cette œuvre, l’écrivain guide strictement le lecteur dans un voyage initiatique à la découverte de symboles prophétiques de la dénonciation de l’ésotérisme tout en laissant au lecteur libre cours à ses propres interprétations.

Umberto Eco donne ensuite plusieurs conférences sur ses théories de la narration en littérature, sur la traduction ou encore sur la littérature elle-même. Il a été titulaire de la chaire européenne du Collège de France pour l’année 1992-1993 et a également été professeur à l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm à Paris. Outre ses célèbres romans, Umberto Eco est aussi l’auteur de nombreux essais dont Pastiches et Postiches (1963), De Superman au surhomme (1978), La Guerre du faux (1985), Comment voyager avec un saumonKant et l’ornithorynque (1997).

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