Autour du livre


18 août 2014
Posté par
Flora

L’auteur de la semaine : Paul Eluard

Cette semaine, nous vous invitons à découvrir l’auteur : Paul Eluard.

Paul Eluard, de son vrai nom Eugène Émile Paul Grindel, naît le 14 octobre 1895 à Saint-Denis. Avec un père agent immobilier et une mère couturière, le jeune Paul Eluard grandit au sein d’une famille modeste et connaît une éducation exemplaire à l’école supérieure Colbert. Il obtient son brevet en 1912 mais se retire en Suisse pour se reposer, contraint d’interrompre ses études puisqu’il est atteint de tuberculose.

En 1913, il rencontre au sanatorium celle qui va devenir sa première femme, une jeune russe du nom de Helena Diakonova qu’il appelait Gala. Eluard publie son recueil Premiers Poèmes la même année. En 1914, la Première Guerre mondiale éclate et affecte beaucoup le poète dans ses écrits. Eluard fait la connaissance d’André Breton et Louis Aragon en 1919 et ils participent ensemble au mouvement Dada. Il rencontre Max Ernst à Cologne en 1921 et produisent Répétitions et Les malheurs des immortels révélés au grand public en 1922. La même année, Eluard, Aragon, et Breton décident de rompre avec les dadaïstes. En parallèle, Eluard devient un membre actif du mouvement surréaliste, fondé par Breton en 1924 avec le premier Manifeste du surréalisme. Comme les autres défenseurs de ce mouvement, il choisit d’adhérer au parti communiste en 1926 où lui et les surréalistes prennent une position contre les dangers du fascisme.

Surnommé « l’ami des peintres », Eluard se lie d’amitié avec Picasso, Ernst et Dali, ce qui lui permet notamment de savoir sur qui compter pour illustrer ses recueils, tout en s’inspirant de leur peinture pour ses propres poèmes. L’amour la poésie, un recueil dédié à Gala, est publié en 1929, la même année où il rencontre Maria Benz, alias Nusch, qui va alors devenir sa deuxième femme en 1934 bien que le poète reste proche de Gala tout au long de sa vie…

Pendant l’occupation allemande de la Deuxième Guerre mondiale, Eluard fait partie de la résistance en participant notamment à la littérature clandestine à la tête du Comité national des écrivains zone Nord. Poésie et Vérité est publié en 1942 avec le fameux poème Liberté. Se cachant dans un hôpital psychiatrique, en Lozère, Eluard continue de publier jusqu’à la libération de la France en 1945. La douleur de la mort de Nusch en 1946 lui inspire Le temps déborde. Les idées de la paix, de l’indépendance des peuples et de la liberté sont devenues ses nouvelles passions. Il fait alors partie du Congrès des intellectuels pour la paix à Wroclaw en Pologne, avec Picasso en 1948. Il continue ses voyages politiques jusqu’à la fin de sa vie. Paul Eluard s’éteint le 18 novembre 1952. Aujourd’hui encore, il est considéré comme l’un des écrivains ayant participé à l’une des plus importantes périodes artistiques et littéraires depuis la renaissance.

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