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3 juin 2013
Posté par
Flora

L’auteur de la semaine : Molière

Cette semaine, nous avons choisi de vous présenter l’auteur : Molière.

Dramaturge incontournable du 17ème siècle, celui-ci connut la célébrité de son vivant, allant jusqu’à se produire, avec sa troupe, devant la cour du roi Louis XIV. Ses personnages, inspirés de ceux de la Commedia dell’ arte, sont des types à travers lesquels Molière s’en prend à la bourgeoisie en dénonçant la prétention nobiliaire, la place des femmes et le mariage d’intérêt.

Homme de théâtre polyvalent, Molière, de son vrai nom Jean-Baptiste Poquelin, s’illustre dans le théâtre à travers différentes professions telles que dramaturge, comédien, metteur en scène, et auteur.
Les personnages de Molière comme Monsieur Jourdain, Harpagon, Alceste et Célimène, Tartuffe, Don Juan, Sganarelle, Orgon, s’apparentent à des types. Il s’attaque tour à tour aux précieuses ridicules, aux bourgeois vaniteux, aux faux-dévots, aux vrais avares et aux médecins ignorants. Il se plaît à dénoncer le ridicule de conduites excessives, en se positionnant comme un observateur attentif des mœurs de son temps, sachant en dégager une image tantôt ironique, tantôt attendrie.

Né en 1622 et mort en 1673, issu de la riche bourgeoisie marchande parisienne, Jean-Baptiste Poquelin, fonde avec Marie et Joseph Béjart l’Illustre théâtre. Fils d’un tapissier, il fait d’abord des études chez les jésuites avant d’étudier le droit à Orléans. Il embrasse une carrière de comédien à partir de l’âge de 21 ans.

Son théâtre, drôle et avant tout engagé, lui vaut des tas de détracteurs, mais l’homme réussit le tour de force de hisser la comédie au même rang que la tragédie. Tandis que L’Ecole des femmes critique l’éducation des jeunes filles, élevées dans la plus grande naïveté, Dom Juan raconte l’histoire d’un séducteur impénitent qui trompe tour à tour les femmes croisées sur son chemin, et Tartuffe narre les mésaventures d’un faux-dévot qui se plaît à tromper et à feindre la piété pour tromper ses maîtres et obtenir leur fortune.

Comme Shakespeare et Cervantès, il incarne la culture et la langue de son pays et on parle d’ailleurs de langue française comme de la « langue de Molière ».
Jean d’Ormesson dit à propos de lui, réaffirmant sa place parmi les auteurs les plus lus et les plus joués de la langue française : « Au même titre que Hugo, que la baguette de pain, que le coup de vin rouge, que la 2CV Citroën, Molière est un des mythes fondateurs de notre identité nationale ».

Molière disparaît après la 4ème représentation du Malade imaginaire, sous les feux de la rampe. Ayant énormément vilipendé l’Eglise dans ses écrits, le sort de la fosse communale semble lui être réservé. Il est cependant enterré sur l’insistance du roi.

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