Autour du livre


31 mars 2014
Posté par
Flora

L’auteur de la semaine : Louis-Ferdinand Céline

Cette semaine, nous vous proposons de découvrir l’auteur, Louis-Ferdinand Céline.

Né le 27 mai 1894 à Courbevoie, Louis-Ferdinand Auguste Destouches est le fils unique de Ferdinand Destouches et de Marguerite Guillou. En 1897, la famille déménage à Paris où le jeune garçon intègre une école catholique durant une année avant de revenir à l’enseignement public. Adolescent, Louis-Ferdinand Destouches cumule les petits boulots, notamment dans des bijouteries, et décide de s’engager dans l’armée française à 18 ans, par devancement d’appel.

Il rejoint le 12ème régiment de cuirassiers à Rambouillet puis participe aux combats de la Première Guerre mondiale mais suite à une grave blessure à l’épaule, Céline est déclaré inapte au combat. Il est alors affecté comme auxiliaire au service des visas du consulat français à Londres, puis réformé après avoir été déclaré handicapé à 70 % en raison de ses séquelles. Cette tournure des événements nourrit un pessimisme constant chez le futur écrivain qui se cherche alors d’autres vocations. Après avoir épousé Edith Follet, fille du directeur de l’École de Médecine de Rennes, Céline entame tout naturellement des études de médecine de 1920 à 1924 en bénéficiant de programmes allégés réservés aux anciens combattants. Sa thèse de fin d’étude, intitulée La Vie et l’Oeuvre de Philippe Ignace Semmelweis, est d’ailleurs considérée comme sa première œuvre littéraire.

Mais ce n’est qu’en 1926 qu’il se découvre une véritable passion pour l’écriture lorsqu’il écrit Voyage au bout de la nuit, qu’il dédie à Elizabeth Craig, une danseuse américaine rencontrée à Genève et qui sera d’ailleurs la plus grande passion de sa vie. C’est d’après le prénom de sa grand-mère disparue trop tôt et dont il était très proche, que l’écrivain est dorénavant connu sous le pseudonyme de Céline. S’ensuivent alors d’autres œuvres remarquées, comme Mort à crédit, Casse-pipe ou encore Féerie pour une autre fois, qui connaissent un succès remarquable dès leur sortie. Son style parlé, le foisonnement de ses personnages, son réalisme, sa violence et l’enfer ordinaire qu’il décrit, font l’effet d’une bombe sur le marché littéraire.
Malgré tout, les écrits de Céline ne se distinguent pas seulement par leurs mérites. L’écrivain, influencé par les idéologies antisémites de son père dès l’enfance, prône en fait la haine raciale au travers de terribles pamphlets, notamment dans Bagatelles pour un massacre (1937) et l’École des cadavres (1938). Ses pamphlets lui vaudront, à la fin de la guerre, d’être rangé parmi les collaborateurs. Céline se rapproche alors des milieux d’extrême droite français pro-nazis, en particulier de l’équipe du journal de Louis Darquier de PellepoixLa France enchaînée. Cette attitude fait de lui, pour de très longues années, un auteur maudit.

Louis-Ferdinand Céline meurt à Meudon  le 1er juillet 1961, suite à une hémorragie cérébrale. Aujourd’hui encore, la dualité de Céline suscite aussi bien la répulsion à l’égard de l’homme que l’admiration pour l’écrivain de talent qu’il était.

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