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30 septembre 2013
Posté par
Flora

L’auteur de la semaine : Louis Aragon

Cette semaine, nous vous proposons de découvrir l’auteur : Louis Aragon.

Louis Aragon naît le 3 juillet 1897 à Neuilly-sur-Seine (ou Paris ou Toulon, les sources sur son lieu de naissance divergent), fruit d’un adultère entre son père Louis Andrieux alors député de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) et de Marguerite Toucas. Le nom d’Aragon lui est attribué par son père à la naissance, en souvenir d’un de ses postes d’ambassadeur en Espagne, en Aragon.

Aragon va entreprendre des études de médecine mais, alors qu’il n’est qu’en deuxième année, il est mobilisé en 1917 comme brancardier pour servir sur le front. Là, il découvre la terreur et la mort, une expérience qui va marquer pour toujours sa poésie et qui lui inspirera son poème Est-ce ainsi que les hommes vivent ?.

En 1922, Aragon renonce à devenir médecin. Il trouve du travail chez le grand couturier Jacques Doucet comme secrétaire chargé de conseiller le magnat pour ces achats d’œuvres d’art et de manuscrits précieux. Aragon écrit déjà des poèmes et de courts romans. En 1926, le mécène lui fait signer un contrat qui enjoint l’écrivain à lui livrer chaque mois sa production d’écrits, moyennant une rente conséquente. Il devient aussi l’amant de la milliardaire Nancy Cunard. En 1927, il adhère au Parti communiste.

En 1928, privé des fonds de Doucet, il fait paraître de façon anonyme Le con d’Irène, roman érotique rapidement interdit par les autorités. Aragon devra même s’en expliquer devant un juge d’instruction mais s’en tire, faute de preuves contre lui. Il découvre dans le même temps la liaison de sa maîtresse avec un autre homme et tente de se suicider. A peine deux mois plus tard, il fait la connaissance d’Elsa Triolet, qu’il épousera en 1939 et avec qui il forme un couple devenu mythique. Entre 1933 et 1972, Aragon exerce le métier de journaliste et officie dans plusieurs journaux et revues : Commune (1933-39), Ce soir dont il est le directeur (1937-53) et Les Lettres françaises (1953-72). En août 39, il soutient la décision de Staline de signer le pacte de non-agression germano-soviétique. Le PCF ayant été mis hors-la-loi, Aragon est obligé de se réfugier quelques jours à l’ambassade du Chili, caché par son ami Pablo Neruda.

Pendant la guerre, aux côtés de personnalités comme Paul Eluard, il prend fermement position contre le nazisme. Cette position lui vaut de rompre avec un de ses plus proches ami Drieu La Rochelle qui, après s’être tourné vers le nazisme, se donnera la mort à la Libération en 1945. Aragon est envoyé sur le front de l’Ouest où il reçoit la Croix de guerre et la Médaille militaire. Il se réfugie ensuite en zone libre. Après la guerre, il met en avant le rôle des soldats étrangers dans un poème, Strophes pour se souvenir.

Dès la fin du conflit, son communisme est éprouvé par le régime de fer de Staline, dont son épouse, d’origine russe, le met au courant des dérives. Mais le poète préfère se taire plutôt que de causer du tort à son parti. En 1950 et à la demande de Maurice Thorez, Aragon entre au Comité central du PCF. Peu à peu, Aragon va condamner les crimes en URSS et s’insurge avec force contre les procès d’intellectuels. La réprimande sanglante du Printemps de Prague en 1956 met fin définitivement à sa foi en l’URSS mais il restera membre du PCF jusqu’à sa mort, se proclamant « réaliste socialiste ».

Son épouse meurt en 1970. Très éprouvé par sa mort, Aragon terminera sa vie à Saint-Arnoult-les-Yvelines, le 24 septembre 1982. 

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