L’auteur de la semaine : Jean Giono

Cette semaine, nous vous invitons à découvrir l’auteur : Jean Giono.

Jean Giono est un écrivain français né le 30 mars 1895 à Manosque. Il est très attaché à sa région et plusieurs de ses ouvrages présentent le monde paysan provençal. Fils unique, son père est un cordonnier d’origine italienne et sa mère travaille dans un atelier de repassage.
Il arrête ses études à 16 ans car sa famille vit plutôt pauvrement et son père est en mauvaise santé. Il commence à travailler dans une banque mais continue d’étudier par lui-même pour assouvir sa soif de connaissance.
Il est soldat au cours de la Première Guerre mondiale dès 1915 et cet épisode va le traumatiser et le marquer à vie.

Son envie d’écrire vient plus tard, lorsqu’il se met à lire des œuvres classiques, dont les œuvres de Virgile qui le marqueront durant toute sa carrière d’écrivain. Il commence l’écriture par des poèmes et c’est grâce à l’un de ses amis que ses recueils commencent à être publiés. Ils rencontrent un certain succès et il en va de même pour ses premiers romans. Grâce à ces succès, Jean Giono décide en 1929 d’arrêter de travailler pour se consacrer entièrement à l’écriture. La même année, il reçoit le prix américain Brentano pour son ouvrage Colline. Il devient Chevalier de la Légion d’honneur en 1932. Il connaît d’autres succès, notamment avec Que ma joie demeure en 1935, jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale.
Après la guerre, Giono devient un pestiféré car on considère qu’il a collaboré avec le régime de Vichy, notamment à cause de sa phrase « Je préfère être un Allemand vivant qu’un Français mort ».
Cette mise en quarantaine ne prend fin qu’en 1947 lorsqu’il publie Un roi sans divertissement. Avec le succès de ce roman, et surtout celui du Hussard sur le toit en 1951, adapté au cinéma en 1995, Jean Giono est de nouveau considéré comme l’un des plus grands écrivains français du XXème siècle.

Dans Un roi sans divertissement, Jean Giono reprend la thèse de Blaise Pascal selon laquelle l’ennui peut conduire l’homme à trouver toutes sortes de divertissement, jusque dans le mal et la fascination pour la mort. Le roman se déroule l’hiver, dans un paysage de montagne froid et glacial, durant 6 années consécutives, entre 1843 et 1848. Le personnage principal est le capitaine de gendarmerie Langlois, qui part à la recherche d’un tueur mystérieux. Jean Giono utilise ce cadre pour montrer ses talents d’écrivain. Il multiplie les narrateurs, et cela permet d’avoir une diversité de tons, de points de vue sur le personnage principal et de styles.

Jean Giono meurt le 9 octobre 1970 d’une crise cardiaque dans sa maison « Le Paraïs » de Manosque.

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