Autour du livre


Auteur_de_la_semaine_Edilivre
17 février 2014
Posté par
Flora

L’auteur de la semaine : Dostoïevski

Cette semaine nous vous proposons de découvrir l’auteur : Dostoïevski. 

Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski naît à Moscou le 11 novembre 1821. En 1838, le jeune Fiodor intègre l’École supérieure des Ingénieurs militaires de Saint-Pétersbourg. Il vit pratiquement dans la misère, se privant régulièrement de manger car son oncle, qui l’a accueilli, refuse de lui donner trop d’argent. Dostoïevski se console dans les livres, dévorant Goethe, Shakespeare, Victor Hugo et surtout Fridrich von Schiller.

Sa mère décède de la tuberculose en 1837. Son père, médecin militaire dans un hôpital moscovite, est massacré en 1839 par les serfs de Darovoié, excédés par ses mauvais traitements (il possède le village depuis 1831). Orphelin, Dostoïevski entre comme dessinateur à la direction du Génie en 1842.

Mais il démissionne très rapidement pour se consacrer à l’écriture de son premier roman, intitulé « Les Pauvres Gens » et publié en 1846. Le succès du livre propulse l’auteur en héritier de Gogol et il fréquente assidûment les salons où on raille volontiers son manque de manières. Ivan Tourgueniev ira même jusqu’à lui consacrer une satire entière. Dès 1847, cherchant à se maintenir à tout prix dans les milieux intellectuels, il fréquente les anti-absolutistes et leur leader, Mikhaïl Petrachevski, plus par opportunisme que par conviction politique. En 1849, tous les membres du cercle sont arrêtés – dont Dostoïevski. Ils sont condamnés à la déportation au bagne de Omsk (Sibérie), en 1850.

Sa peine prend fin en 1854 et l’auteur est affecté en tant qu’officier dans un régiment de Sibérie. Sur place, il rencontre Maria Dmitrievna Issaïeva, qu’il épouse en 1857, et reprend l’écriture. Il rédige notamment « Souvenirs de la maison des morts » où il romance ses années de bagne. Il obtient sa retraite militaire en 1860, rentre à Saint-Pétersbourg et fonde avec son frère la revue  » Le Temps « . La censure la fera interdire en 1863, mettant en cause un article sur la révolution polonaise.

Il voyage pour la première fois en Europe en 1862 et rencontre Apollinaria Souslova, sa future maîtresse. Peu après son retour, sa femme et son frère meurent tous les deux en 1854. Très endetté, il développe une passion maladive pour les jeux de hasard. Il voyage de plus en plus souvent pour éviter d’avoir affaire aux créanciers. Souslova refuse sa demande en mariage et Dostoïevski épouse en 1857 sa secrétaire, Anna Grigorievna Snitkine. S’ouvre alors, une période de sa vie beaucoup plus sereine et paisible.

Il cesse de jouer et se focalise sur l’écriture, écrivant plusieurs de ses œuvres majeures, notamment « Crimes et Châtiments » en 1866, « L’Idiot » en 1869 et « Les Frères Karamazov » en 1879. En 1880, son Discours sur Pouchkine est acclamé dans toute la Russie, notamment par la jeunesse et les intellectuels (dont son vieil ennemi, Tourgueniev). Dostoïevski y exalte le rôle international de la Russie et le nationalisme de son pays. Il meurt le 9 février 1881 à Saint-Pétersbourg. 30 000 personnes se massent à ses obsèques pour fêter celui qu’on considère comme un héros national.

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