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7 octobre 2013
Posté par
Flora

L’auteur de la semaine : Denis Diderot

Cette semaine, nous vous proposons de découvrir l’auteur : Denis Diderot.

Diderot, aîné d’une famille bourgeoise, naît à Langres en 1713. Dès ses dix ans, il intègre le collège jésuite, ses parents le destinant à embrasser une carrière ecclésiastique. Mais le jeune Diderot part étudier à Paris en 1728 où on pense qu’il suit des cours de théologie et de philosophie, entre la Sorbonne et Harcourt. A partir de 1737, Diderot donne des cours pour gagner sa vie et se tourne vers la littérature, fréquente les théâtres, se passionne pour l’anglais qu’il apprend en autodidacte grâce à des dictionnaires. A la fin des années 1730, il se tourne vers la traduction.

En 1742, Diderot rencontre Jean-Jacques Rousseau et devient son ami. La même année, son père lui refuse le droit de se marier et le fait enfermer dans un monastère. Diderot s’évade et épouse, quelques mois plus tard, Anne-Antoinette Champion. En 1743 paraissent ses premières traductions et en 1746, il publie sa première œuvre originale : Les Pensées philosophiques. Sa Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient, qui paraît en 1749, lui attire les foudres des censeurs qui le considèrent comme un individu dangereux. Diderot est arrêté et condamné à une peine d’emprisonnement de trois mois, qu’il purgera au Château de Vincennes. Il y reçoit les visites fréquentes de Rousseau, un de ses principaux soutiens.

En 1747, le projet de l’Encyclopédie débute. Diderot, de plus en plus proche de la philosophie et des positions athéistes et évolutionnistes dirige, avec son ami D’Alembert, la première encyclopédie française, parue plus tard sous le titre de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. Diderot s’investit corps et âme dans ce projet, rédige de nombreux articles et se démène pour collecter des planches ou s’assurer de leur bonne réalisation. 1755 marque sa rencontre Sophie Volland qui deviendra sa maîtresse (leur correspondance a donné des informations considérables sur l’auteur). Deux ans plus tard (1757), c’est le début de sa rupture avec Rousseau. Diderot critique la position de son ami sur la place de l’homme dans la société ce dont Rousseau s’offusque. Cette discorde suffira à les éloigner de façon irrémédiable.

En 1761, Diderot décide de vendre sa bibliothèque pour doter sa fille mais l’Impératrice de Russie Catherine II intervient en personne et rachète la bibliothèque en viager (elle en laisse le plein usage à Diderot et le rétribue comme bibliothécaire). Elle profite même d’un retard de paiement de cette rétribution pour donner à Diderot cinquante années de « salaire » d’avance. Peu enclin à répondre aux invitations répétées de sa bienfaitrice, Diderot va pourtant finir par céder en 1773, alors qu’il vient de terminer l’Encyclopédie, se rendant notamment à St-Petersbourg au cours d’un voyage qui durera près d’un an.

A son retour sa santé, éprouvée par le climat russe, se dégrade petit à petit. Aidé par son ami Jacques-André Naigeon, Diderot met de l’ordre dans ses affaires et entreprends des copies de ses œuvres, essentiellement pour sa fille, Marie-Angélique, et Catherine II. Sa production est au ralenti et il ne participe plus qu’à quelques projets d’écriture, notamment pour son ami Naigeon. Il meurt finalement le 31 juillet 1784, inhumé en l’église Saint-Roch de Paris. Quelques années plus tard, les tombes seront profanées et les dépouilles des défunts, dont celle de Diderot, jetées à la fosse commune. Sa bibliothèque sera quant à elle transférée en Russie où elle sera négligée et souffrira de nombreuses pertes et disparitions.

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