L’auteur de la semaine : Amélie Nothomb

Cette semaine, nous vous proposons de découvrir l’auteure : Amélie Nothomb. Cette écrivaine contemporaine des plus énigmatiques est née le 13 août 1967 à Köbe au Japon.

Amélie fait partie d’une famille d’aristocrates notables dont les ancêtres se sont d’ailleurs distingués dans la vie politique et culturelle belge. Son père, le baron Patrick Nothomb, est ambassadeur de Belgique, ce qui a valu à la jeune fille de voyager à travers le monde dès son plus jeune âge. Le Japon, notamment, la marquera profondément. Elle, qui considérait sa gouvernante japonaise comme sa seconde mère, voit son départ du « pays de la beauté » pour la Chine, « pays de la laideur », comme une punition.

A 17 ans, les Nothomb déménagent et Amélie découvre enfin la Belgique pour y entamer une année de droit peu glorieuse qu’elle abandonne d’ailleurs, pour se tourner plutôt vers des études de philologie romane. Étudiante réservée et solitaire, elle commence à trouver refuge dans l’écriture. Une fois son diplôme en poche, elle regagne le Japon où elle décroche un métier d’interprète au sein d’une entreprise nippone.

Après avoir travaillé à Tokyo pendant une année, elle publie son premier roman Hygiène de l’Assassin en 1992. A caractère autobiographique, ce premier livre au style si singulier la distingue immédiatement sur la sphère littéraire et est très rapidement adapté sur grands écrans. Nothomb se consacre alors à l’écriture de romans basés essentiellement sur ses expériences personnelles, au fil de ses boulots dans le pays du Soleil Levant et de ses nombreux voyages autour du globe. En 1999, elle enflamme les librairies françaises avec Stupeurs et Tremblements, primé au Grand Prix du Roman par l’Académie française, dans lequel elle raconte le calvaire vécu dans une entreprise japonaise. Le roman sera une nouvelle fois adapté au cinéma, avec Sylvie Testud en rôle-titre. Dès lors, l’écrivaine sort de nouveaux romans chaque année, dont Métaphysique des tubes en 2000, Robert des noms propres, en 2002 ou encore La Nostalgie Heureuse en 2013, qui rencontrèrent chacun un vif succès.

Malgré tout, le triomphe si soudain d’Amélie Nothomb dans l’univers très fermé de la littérature est souvent sujet à controverse. Si certains l’adorent pour son style original et anticonformiste, d’autres lui reprochent son excentricité trop marginale… Pour autant, son public ne cesse de l’idolâtrer et elle accumule les prix littéraires. Le Prix Jean Giono qu’elle s’est vue attribuée en 2008 a d’ailleurs couronné de succès l’ensemble de ses œuvres. Et aujourd’hui, c’est dans une quarantaine de langues que ses romans sont traduits… Et le phénomène Amélie Nothomb n’est pas prêt de s’arrêter en si bon chemin !

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