Autour du livre


25 août 2014
Posté par
Flora

L’auteur de la semaine : Alphonse de Lamartine

Alphonse de Lamartine naît à Mâcon le 21 octobre 1790 dans une famille de petite noblesse particulièrement attachée à la religion catholique. Alors qu’il est adolescent, ses parents décident de l’envoyer en Italie pour le détourner de sa première histoire d’amour, ce qui lui inspirera le roman Graziella. Après son retour en France, suivi d’une éphémère fonction militaire auprès de Louis XVIII, il regagne la Bourgogne où il mène une vie nonchalante de séducteur invétéré.

En 1816, il rencontre Julie Charles et vit avec elle une histoire tragique puisque cette dernière meurt en décembre 1817. Inconsolable, Lamartine trouve en l’écriture un exutoire, ce qui lui vaut alors ses premiers poèmes des Méditations dont le recueil est publié en 1820 et rencontre un vif succès. Malgré son chagrin, Lamartine épouse Marianne-Elisa Birch, une jeune Anglaise, en 1820, et occupe en parallèle des fonctions de secrétaire d’ambassade en Italie avant de démissionner en 1830. Il publie alors d’autres poèmes comme, en 1823, les Nouvelles Méditations poétiques et La Mort de Socrate, ou, en juin 1830, les Harmonies poétiques et religieuses après avoir été élu à l’Académie française en 1829. Le lyrisme associé à une expression harmonieuse fait la qualité des meilleurs poèmes de Lamartine. La partie la plus marquante de son œuvre est d’ailleurs constituée par les poèmes pleins de sensibilité rendant hommage à Julie Charles, inspiré plus particulièrement des thèmes romantiques de la nature, de la mort et de l’amour.

Outre l’écrivain, Lamartine s’inscrit notamment dans la vie politique de son pays et joue un rôle des plus cruciaux au moment de la Révolution de 1848, proclamant alors la République. Durant trois mois, Lamartine est d’ailleurs nommé chef du gouvernement provisoire, mais se retire de la politique après sa lourde défaite, n’ayant obtenu que 0,26 % des suffrages lors de l’élection présidentielle qui porte au pouvoir Louis Napoléon Bonaparte en décembre 1848.

Lourdement endetté, il doit écrire des œuvres alimentaires comme de nombreuses compilations historiques ou son Cours familier de littérature à côté de textes plus réussis mais mineurs comme Le Tailleur de pierre de Saint-Point (1851). Son dernier grand poème La Vigne et la Maison est écrit en 1857. Alphonse de Lamartine meurt en 1869 presque octogénaire. Lamartine demeure indiscutablement l’un des plus grands poètes français du 19ème siècle.

Auteur_de_la_semaine_Edilivre