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13 mai 2013
Posté par
Flora

L’auteur de la semaine : Alphonse Daudet

Cette semaine, nous avons choisi de vous présenter l’auteur : Alphonse Daudet.
Né le 13 mai 1840 à Nîmes et disparu le 16 décembre 1897 à Paris, celui-ci s’impose comme un romancier et un dramaturge de taille, dont les multiples contes et romans, toujours étudiés à l’école, s’ancrent dans le terroir provençal.
Il s’inscrit dans la lignée d’hommes de lettres du sud, tels que Jean Giono et Marcel Pagnol, sa prose entière est empreinte de régionalisme.

Elevé dans une famille catholique et royaliste, il passe son enfance à Bezouce, dans le Gard, où il reçoit une éducation marquée par la rigidité et les principes religieux. Sa famille étant ruinée, le jeune Alphonse doit cependant très tôt abandonner ses études et devient alors maître d’étude au collège d’Alès. Cette expérience pénible, qu’il vit très mal, lui inspire son premier roman autobiographique, Le Petit Chose, dans lequel il retrace ses mésaventures professionnelles et humaines au contact d’élèves peu reconnaissants.

Il effectue son entrée en littérature en publiant son premier recueil de vers en 1859 et rencontre alors le poète Frédéric Mistral, qui l’initie aux salons littéraires.
Il collabore, dès lors, à plusieurs revues dont Le Figaro, L’Universel et Paris-Journal puis devient le secrétaire particulier du duc de Morny, demi-frère de Napoléon III. Vient le temps des premiers contes, son œuvre la plus connue demeurant le recueil de nouvelles Les Lettres de mon moulin, édité entre 1862 et 1865. Certains récits de cet ouvrage tels que La Chèvre de Monsieur Seguin, Les Trois messes basses, L’Elixir du Révérend Père Gaucher figurent parmi les plus populaires de notre littérature. A partir de 1874, il écrit toutefois des romans de mœurs, tels que Fromont jeune et Risler aîné, Jack, Le Nabab mais surtout, Tartarin de Tarascon, qui narre les péripéties et l’apprentissage du héros du même nom.

Atteint de la syphilis, il succombe à la maladie en 1897 à Paris. Son corps est inhumé au cimetière du Père Lachaise.

Le saviez-vous ? La paternité de La Chèvre de Monsieur Seguin est largement controversée. Beaucoup l’attribuent au « nègre littéraire » de Daudet, Paul Arène, poète provençal. Ce conte champêtre relate les mésaventures de Blanquette, septième (la symbolique biblique du chiffre n’étant pas laissée au hasard) petite chèvre de Monsieur Seguin, menacée tout comme les autres par le loup. De manière métaphorique, ce prédateur représente la société, dangereuse pour la pauvre victime qu’est l’homme symbolisé par Blanquette.

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