Autour du livre


29 septembre 2014
Posté par
Flora

L’auteur de la semaine : Aimé Césaire

Cette semaine nous vous proposons de découvrir l’auteur : Aimé Césaire

Aimé Fernand David Césaire est né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe en Martinique. Il est un écrivain français reconnu par tous mais il a également connu une très longue carrière politique.

Élevé dans une famille de 7 enfants, Aimé Césaire baigne dès son plus jeune âge dans le monde de la littérature. Son grand-père paternel a fait ses études en France et revient de la Métropole pour devenir le premier professeur noir de Martinique. Sa grand-mère, contrairement à beaucoup de femmes de sa génération, sait lire et écrire, et elle utilise ses connaissances pour les transmettre à ses petits-enfants.
Suivant les traces de son grand-père, Aimé Césaire part étudier à Paris en 1931. Il entre en classe d’hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand, lycée où il fera la connaissance de celui qui deviendra son ami durant des années, Léopold Sédar Senghor.
C’est au cours de ses années d’études qu’Aimé Césaire se rend compte de sa différence vis-à-vis des autres étudiants français. Il fonde en 1934 le journal L’Étudiant noir. Le terme de « Négritude », à la base de la pensée d’Aimé Césaire, fait son apparition à cette même période dans les pages de la revue. Il construit ce concept à cette époque pour réagir contre l’oppression culturelle qu’impose la France dans ses colonies. Cette oppression vise à assimiler culturellement les différents peuples africains et à dévaloriser la culture africaine. Il dénonce le racisme de ces pratiques issues de l’idéologie colonialiste. A cette époque, le projet de la Négritude est plus culturel que politique et cherche à rassembler les opprimés du monde entier. Aimé Césaire se définit d’ailleurs comme « de la race de ceux qu’on opprime »
En plus de ses engagements culturels et politiques, il réussit brillamment le concours d’entrée à l’École normale supérieure en 1935. A cette période, il trouve encore du temps pour écrire et publie en 1938, Cahier d’un retour au pays natal, son œuvre la plus célèbre. Ce cahier est une œuvre poétique et il se présente comme un texte en vers libre. Aimé Césaire est influencé par le surréalisme et son ouvrage est parsemé de métaphores surprenantes. Cahier d’un retour au pays natal est aujourd’hui considéré comme une œuvre majeure de la poésie francophone du XXème siècle. Le texte apparaît pour la première fois à une épreuve du baccalauréat littéraire en 1995.

Fraîchement marié à une étudiante martiniquaise, Suzanne Roussi, Aimé Césaire rentre en Martinique en 1939 et devient professeur de lettres au lycée Schœlcher.
Une nouvelle occupation s’offre à lui dès son retour : la politique. Sous la pression des communistes, qui voient en lui le renouveau politique tant attendu depuis des années, Aimé Césaire devient maire de Fort-de-France en 1945, alors qu’il n’a que 32 ans. L’année suivante, il est élu député de la Martinique. Cette carrière le suivra toute sa vie : il sera député jusqu’en 1993, sous différentes étiquettes, d’abord celle du Parti Communiste, puis du Parti Socialiste.
Parallèlement à cette activité politique, l’auteur martiniquais poursuit son œuvre littéraire et publie plusieurs recueils de poésie comme Soleil Cou Coupé en 1948 ou Corps perdu en 1950. A partir de 1956, il se prend d’une passion pour le théâtre. Avec Et les chiens se taisaient, une pièce réputée comme étant impossible à mettre en scène, il explore les drames de la lutte de la décolonisation. Aimé Césaire a publié plus de 14 œuvres, à la fois des recueils de poésie, des pièces de théâtre et des essais.

Le 9 avril 2008, il est hospitalisé à Fort-de-France pour des problèmes cardiaques. Son état de santé s’aggrave et il meurt le 17 avril 2008.

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