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Hommage à 5 écrivains martiniquais qui ont marqué l’histoire de la littérature
26 novembre 2017
Posté par
AA Victoria

Hommage à 5 écrivains martiniquais qui ont marqué l’histoire de la littérature

Certains noms nous sont familiers, d’autres un peu moins. Pourtant, tous ont contribué à faire rayonner la littérature martiniquaise dans le monde entier. Découvrons ensemble 5 écrivains martiniquais qui ont marqué l’histoire de la littérature.

 

 

Aimé Césaire
Aimé Césaire (26 juin 1913 – 17 avril 2008)

Aimé Fernand David Césaire est un poète et homme politique français. En 1936, il commence à écrire. Père du mouvement de la négritude, il écrit sur un cahier d’écolier les mots de la colère, de la révolte et de la quête identitaire donnant ainsi naissance à son oeuvre poétique majeure, « Cahier d’un retour au pays natal », publiée en 1939, date de son retour en Martinique. Il enseigne au lycée de Fort de France et en 1941, il fonde la revue Tropiques.

Au total, Aimé Césaire a publié plus de quatorze œuvres, recueils des poésie, pièces de théâtre et essais. De nombreux colloques et conférences internationales ont été organisés sur son œuvre littéraire qui est universellement connue.
Son œuvre a été traduite dans de nombreuses langues : anglais espagnol, allemand, etc.

Son nom restera toujours associé à l’histoire de la Martinique.

 

 

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Suzanne Dracius (née le 25 août 1951 à aujourd’hui)

Romancière, nouvelliste et poétesse, la martiniquaise Suzanne Dracius est une grande figure de la littérature antillaise. Prix de la Société des poètes français pour l’ensemble de son œuvre en 2010, ses livres ont été traduits en plusieurs langues.

Professeure de lettres classiques à l’issue d’études au Lycée Marie-Curie et à la Sorbonne, elle a enseigné à Paris, à l’Université Antilles-Guyane, à l’University of Georgia et à l’Ohio University. Révélées en 1989 par son roman « L’autre qui danse » (Seghers 1989; éditions du Rocher 2007), ses œuvres publiées en Europe et aux États-Unis sont étudiées dans plusieurs universités autour du monde. Son recueil « Exquise déréliction métisse » remporte le Prix Fetkann de la Poésie 2009. Coordonnatrice de l’ouvrage collectif « Pour Haïti » (2010), au profit de Bibliothèques Sans Frontières, Suzanne Dracius est auteur de nouvelles, « Rue Monte au Ciel » (Desnel, 2003), d’une pièce de théâtre, « Lumina Sophie dite Surprise » (Desnel, 2005, Médaille d’honneur de Schoelcher  – Journée de la Femme) et d’ouvrages pour la jeunesse.

 

 

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René Maran (5 novembre 1887 – 9 mai 1960)

Il débute en littérature en 1909 dans la revue lilloise de Léon Bocquet : Le Beffroi. Après des études de droit, il devient administrateur d’outre-mer en Oubangui-Chari en 1912. Il écrit des poèmes puis son roman « Batouala – Véritable roman nègre ». Il obtient le prix Goncourt en 1921; René Maran dénonce certains aspects de la colonisation, ce qui entraine des controverses et lui vaut des inimitiés. Quelques années plus tard, il se consacre à ses carrières d’écrivain et de journaliste littéraire et de radio à Paris. Il est aussi un excellent écrivain animalier et dénonce la cruauté des hommes envers les animaux.

 

 

Raphaël Confiant

Raphaël Confiant (né le 25 janvier 1951 à aujourd’hui)

Diplômé de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, et d’anglais à la Faculté des Lettres, il devient professeur de lycée et secrétaire de la section éducation de la CSTM. En 1986, il obtient un DEA (Diplôme d’études approfondies) en linguistique à l’Université de Rouen avant de présenter un Doctorat en Langues et Cultures Régionales à l’Université des Antilles et de la Guyane en 1994.  Actuel doyen de la section Lettres et Sciences Humaines de l’université des Antilles, Raphaël Confiant a participé à la création du mouvement de la créolité. Il est l’auteur du roman « Le Nègre et l’Amiral » en 1988, des « Contes Créoles » (1995), ou encore de « Chimère d’en-ville » (1985), écrit initialement en créole.

Raphaël Confiant est le premier Martiniquais à avoir publié un roman en créole : « Bitako-a » (1985) aux éditions du GEREC. Il a également publié le premier dictionnaire du créole martiniquais (éditions Ibis Rouge, 2007).

 

 

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Joseph Zobel (26 avril 1915 au 17 juin 2006)

Il est l’un des « piliers » de la littérature antillaise, né à Rivière-Salée, dans le Sud de la Martinique. Poète, romancier et nouvelliste, Joseph Zobel est connu pour son roman « La rue Case-Nègre » (1950), inspiré de son propre vécu. L’oeuvre reflète la ligne d’écriture de l’écrivain, qui s’attache à rendre compte de façon réaliste des us et coutumes de la Martinique de l’époque. Ses aspirations artistiques débouchent sur l’écriture de quelques nouvelles dans lesquelles il décrit la vie du monde rural martiniquais. Parmi ses lecteurs, Aimé Césaire, engagé dans l’aventure de la revue Tropiques, encourage Joseph Zobel à écrire son roman « Diab’-là ».

En plus de « Rue Cases-Nègres », Zobel raconte la vie de la Martinique rurale dans ses romans « Diab’-là », « Les Jours immobiles » et « Les Mains pleines d’oiseaux » (réécrit en 1978 pour un public plus large) ainsi que dans les recueils de nouvelles « Laghia de la mort » et « Et si la mer n’était pas bleue ». En mars 2002, Zobel publie « Gertal et autres nouvelles », un recueil de nouvelles suivi d’extraits de son journal (1946 à 2002).