Fondation Maison Jacques Izoard - Gérald Purnelle

du 22 juin 2012 à 18h00 au 24 juin 2012 à 23h59
Rue Chevaufosse 50 4000 Liège

Evénement créé par : Gérald Purnelle Université de Liège CIPL 1b, Quai Roosevelt B-4000 Liège, Belgique 32 4 366 55 07 Gerald.Purnelle@ulg.ac.be Chers amis, Vous le savez, ou je vous l'annonce, le vendredi 22 juin aura lieu une soirée festive, qui marquera la création de la Fondation Maison Jacques Izoard. Sont prévues des interventions multiples, de toute nature, poétiques, littéraires, musicales, artistiques. Le tout dans un ambiance détendue, digne de Jacques Izoard. Je vous écris pour vous inviter à y participer activement, c'est à dire à prendre part à ces interventions. Si d'aventure vous ne vous sentez pas inspirés et préférez le rôle de spectateurs, votre présence est bien sûr tout aussi vivement désirée ! L'essentiel est de nous réunir tous au nom du poète. Les interventions seront de forme libre. Nous avons toutefois choisi un thème de base; en l'espèce, le texte de Jacques intitulé Petites merveilles, poings levés, daté de 1979, et qui nous paraît capital et central dans l'oeuvre d'Izoard, entre autres par la réflexion qu'il y développe sur la relation du poète avec le lieux, les paysages, la ville, la société. (En outre, c'est un de ses plus beaux textes en prose.) Vous pouvez donc, à partir de ce thème - le poète dans la cité, le poète militant du paysage - vous inspirer de son texte, ou développer votre propre réflexion, ou votre écriture. Il ne s'agit pas de commémorer sentencieusement Jacques Izoard, mais de maintenir collectivement son engagement et son "esprit". Le ludique est évidemment plus que bienvenu ! Je vous copie ci-dessous le début de Petites merveilles, en guise de manifeste. Je puis vous envoyer le texte complet si vous le souhaitez. La soirée aura lieu dans le jardin et la maison d'Izoard, 50 rue Chevaufosse. Elle commencera à 18 h, les interventions à partir de 19 h. La fondation dispose d'une page Facebook, accessible à tous, où la soirée est annoncée : https://www.facebook.com/FondationMaisonJacquesIzoard Puis-je vous demander de me faire savoir si vous serez des nôtres, comme intervenants ou comme public ? Nous comptons vraiment sur votre présence et votre participation. La Fondation a pour ambition de perpétuer l'oeuvre et l'action de Jacques Izoard : elle ne peut le faire sans ceux qui furent et restent ses amis. A très bientôt ! Jacques Izoard, Petites merveilles, poings levés, 1980 Quelle est la réalité de la ville dans laquelle vit le poète ? Adapte-t-il celle-ci à la vision personnelle qu’il en a ? Ou, au contraire, s’y fabrique-t-il lui-même une vie propre ? Change-t-il sa ville ou est-ce la ville qui le transforme ? Ma ville me plaît là où elle est dérisoire et quelconque, banale peut-être, banale justement. Dirai-je « chargée d’humanité » ? Ce n’est pas en son cœur même que je la cherche et la trouve la plupart du temps, mais en son pourtour, en ses environs, en ses banlieues, où elle succombe, où elle s’efface et perd de sa factice opulence. Ne serait-ce pas dans ce no man’s land, entre ville et campagne, que la ville exhibe sa vraie nature ? [...] Notre corps et le corps de l’autre. Corps en tant que paysage, en tant qu’espace de signes, avec le bras qui fauche, la main qui taille ou qui cueille, les yeux qui observent cent visages de passage… La bouche, soleil d’aube pour des baisers violents. Et l’emmêlement des jambes et des bras qui aiment. Et le halètement du souffle le long de l’Ourthe, souffle qui capture l’ondée légère du gris mosan. Et les mots de passe à traduire dans toutes les langues, pour que tous y perçoivent ce que nous ressentons dans l’immédiat. -- Gérald Purnelle Université de Liège CIPL 1b, Quai Roosevelt B-4000 Liège, Belgique 32 4 366 55 07 Gerald.Purnelle@ulg.ac.be

Biographie de l'auteur

Préface de Jo Hubert pour le recueil de Patrick Fraselle
"Nous lavions aussi l'ortie"
dédié à Jacques Izoard

Patrick Fraselle n'a pas sa langue en poche ! Il la porte au revers d'un veston inexistant pour qu'elle prenne l'air, qu'elle s'oxygène au grand souffle du temps qui court toujours trop court, qu'elle capte de toutes ses papilles les saveurs de la ville. De la vie.

S'il lui arrive de la tourner sept fois dans sa bouche, c'est pour aller y chercher les mots les plus rares, les plus précieux, de ceux qui, chez les gens bien-pensants, restent bloqués au niveau de la glotte et que Patrick, lui, n'hésite pas à cracher en pluie de poésie à la face du monde.

Fraselle ne rime pas toujours avec dentelle, il lui arrive de découper ses expressions à l'emporte-pièce, surtout quand il défend des causes qui lui tiennent à cœur. Mais, comme c'est un homme courageux, il ose aussi la tendresse. Les sentiments – bons ou mauvais – ne lui font pas peur. La gratitude, par exemple (qui par ces temps cyniques est pourtant passée de mode), n'est pas un vain mot pour lui quand il se souvient que Jacques Izoard, le premier, l'a encouragé à « jeter l'encre ». Izoard n'est plus mais, parmi celles qui se réclament de sa filiation, la voix de Patrick Fraselle est une des plus véhémentes.

Ce recueil, « Nous lavions aussi l'ortie », qu'il dédie à Izoard, il l'a créé avec maintes craintes et réticences, redoutant l'écueil d'une trop grande proximité d'écriture, tout comme celui d'un détachement trop respectueux pour être honnête.

C'était une gageure. Patrick Fraselle a relevé le défi avec brio, élégance et délicatesse, évitant aussi bien l'imitation servile que la distance un peu dédaigneuse. A travers les mots de Patrick, résonnent des échos de la parole de Jacques, l'ami disparu. Sa présence facétieuse et bienveillante surgit au détour d'un mot, d'une tournure de phrase, prenant le lecteur par surprise en flagrant délit de nostalgie.

Patrick lave l'ortie à l'eau vive du langage comme l'orpailleur tamise les pépites au fil du ruisseau.

Jo Hubert

Biographie

J'ai écrit mon premier texte à l'âge de 17 ans. Ma première nouvelle à 24 ans. J'ai déjà publié aux éditions : Le Fram, Le Spantole, AARevue, La Bafouille Incontinente, Boumboumtralala « Au tour de Jacques Izoard », Reliures, Mensuel 25, Alphablet, AArevue. Edi-livre à Paris Je suis l'auteur de : poésie, poésie érotique, contes, nouvelles, récits, pamphlets, performances littéraires complexes ainsi que délirantes en jouant avec les mots ainsi que les sons et les concepts, articles satiriques, articles psychanalytiques.





Je suis aussi édité en ligne, sur différents sites littéraires, invité par différents webmasters qui apprécient mon écriture. Vous trouverez une partie de ces liens à la page "Contact" de mon site.





Après le refus de quelques éditeurs, j'ai cessé d'écrire régulièrement pendant plus ou moins quatre à cinq ans (je ne me suis jamais vraiment battu pour éditer). Je n'ai, dès lors, plus écrit que sur commande, lorsque l'on venait me chercher pour telle ou telle revue; ou tel ou tel événement. Ou bien, j'écrivais encore, mais de manière tellement sporadique... Par à-coups... L'écrivain qui écrit doit écrire "tous les jours" pour rester en lien avec ses idées; mais surtout, et c'est le plus important, avec l'énergie dynamique de l'écriture. L'écriture est un milieu "humain" avec ses avantages ainsi que ses défauts. C'est le struggle for life. A part quelques rarisimes individus généreux, curieux, créatifs ou ouverts, personne ne vous aidera à prendre une place. C'est une institution narcissique, genre "chasse gardée", comme tout le reste de la vie...