Les Bibliothèques mystérieuses

Les bibliothèques permettent un accès à la culture, au savoir et à la connaissance. Mais elles cachent aussi de nombreux trésors. Certains sont dits perdus et d’autres sont précieusement gardés. Vous pensiez tout savoir, découvrez dans cet article les dix bibliothèques les plus mystérieuses.

 

Les archives secrètes du Vatican

Archives du VaticanFondées en 1612, ses 80 kilomètres de rayonnages souterrains, les archives sont fermées au public jusqu’en 1881. Le Pape Léo XIII autorise à l’époque l’accès à quelques intellectuels catholiques.

En 2012, le Vatican, a permis la présentation publique de 100 documents. L’exposition intitulé « Lux in arcana » (Lumière sur les secrets) présentant manuscrits, parchemins, registres et autres codes, a durée quelques mois. Les visiteurs pouvaient découvrir les actes du procès de Galilée, des lettres de Michel-Ange sur la construction de la Basilique Saint-Pierre, la demande d’annulation du mariage d’Henri VIII par des parlementaires anglais, ou encore la bulle d’excommunication de Martin Luther. On peut donc se demander quels autres secrets sont gardés dans ces archives secrètes.

 

La bibliothèque perdue d’Ivan le Terrible

Bibliothèque d'Ivan le terribleEn 1947, le grand-père D’Ivan IV Vasilyevich, le Tsar Ivan III, un grand collectionneur de livres, épousa Sophia Paleologue, nièce du dernier empereur Byzantin. Cette dernière, en déménageant à Moscou, amena avec elle sa propre collection, qui selon les dires contenait une grande partie des bibliothèques de Constantinople et Alexandrie.

Ivan le Terrible ajouta à la collection de ses ancêtres tout au long de sa vie. Des documents anciens et contemporains en russe, grecque, latin, hébreu, égyptien et chinois étaient entreposés dans les sous-sols du Kremlin. Des scribes étaient alors chargés de traduire tous les écrits en Russe.

Après la mort du Tsar, sa collection a disparu. Certains diront qu’elle fut détruite dans un incendie, d’autres qu’elle existe toujours mais a été maudite par le Terrible.

 

Le passage secret du Mont Sainte-Odile

Mont Saint OdileAu début des années 2000 des manuscrits provenant de l’Ancien monastère Alsacien du Mont Saint-Odile sont reportés manquants. L’auteur de ces vols fait son choix selon sa propre logique, d’abord des dizaines d’ouvrages, puis des étagères entières sont vidées. Les autorités ont alors décidé de changer les serrures et condamner les fenêtres.

Voyant que malgré ces mesures, les vols continuent, ils effectuent une fouille complète de la bibliothèque. Ils remarquent alors qu’une des cinq armoires de la pièce n’est pas comme les autres. En effet après l’avoir vidée ils s’aperçoivent qu’elle donne sur une pièce cachée. Celle-ci débouchant sur un passage vers l’extérieur. Des caméras de surveillances sont alors installées. Grâce à elle, ils attrapent le voleur – le professeur Stanislas Gosse – en pleine action. Ce dernier avait découvert le passage menant à la pièce secrète grâce à un article.

1 100 ouvrages, les plus anciens datant du XVème siècle, sont retrouvés au domicile du voleur.

 

La bibliothèque perdue d’Herculanum

La bibliothèque d’HerculaneumC’est en 1752 que des archéologues découvrent une des plus vieilles bibliothèques romaines pendant les fouilles de la ville d’Herculanum. Elle a été détruite par l’éruption du Vésuve en l’an 79 après J-C, et préservée sous une épaisse couche de gangue volcanique.

La villa des Papyrus, villa ayant peut-être appartenu à Pison, beau-père de Jules César, contenait 1 800 rouleaux de papyrus. Les documents ont été recouverts pendant l’éruption, ce qui a permis leur conservation, mais qui les a aussi rendus presque impossible à lire. Les Romains utilisant à l’époque de l’encre à base de carbone. Le moine Antonion Piaggio a inventé une technique spéciale pour ouvrir les papyrus. Il lui fallut quatre ans avant de réussir à ouvrir le premier. À ce jour, nous n’arrivons toujours pas à déchiffrer les papyrus.

 

La bibliothèque des sorcières d’Himmler

Himmler’s Witch LibraryEn 2016 une collection de 13 000 ouvrages sur les sciences occultes, a été découverte dans un entrepôt de la Bibliothèque nationale Tchèque. Le chef de la SS, Heinrich Himmler, l’avait constitué lors de pillages, pendant la Seconde Guerre mondiale. Il l’avait placé dans une section spéciale, appelée « H », qui était un dérivé de la première lettre du mot « Hexe » (sorcière en allemand).

Himmler, obsédé par les sciences occultes avait pour but de démontrer sa théorie selon laquelle l’Église catholique romaine menait – pendant la période médiévale – une chasse aux sorcières dans le but d’éradiquer la « race allemande ». Il pensait aussi pouvoir prouver la supériorité de la « race aryenne » grâce aux mythes vikings, aux cultes germaniques préchrétiens et aux croyances indo-européennes.

 

La bibliothèque perdue de Celsus

Lost Library Of CelsusConstruite en 117 après J-C. par Tiberius Julius Aquila en l’honneur de son père, ce temple du savoir Turc reste un mystère.

La collection aurait contenu environ 12 000 rouleaux, faisant d’elle la troisième plus grande bibliothèque de l’antiquité. Malheureusement, aucun n’a survécu à sa destruction en 262. Certains disent que des Goths (ancienne tribu germanique) auraient brulé le sanctuaire, d’autres que la bibliothèque avait disparu dans un tremblement de terre.

 

La bibliothèque royale de Assurbanipal

Royal Library Of AshurbanipalPendant des fouilles à Ninive – ancienne ville de l’Assyrie au Nord de la Mésopotamie, dans les faubourgs de la ville actuelle de Mossoul en Irak – en 1850 des archéologues ont découvert la plus vieille bibliothèque royale dans le monde encore en état.

La bibliothèque du dernier roi d’Assyrie antique contenait 30 000 tablettes d’argile, rédigées pour la plupart en akkadien cunéiforme. Ce sont des documents de littérature, de poésie, de médecine, de géographie, de science, de magie, des manuels techniques, des dossiers gouvernementaux.

 

La bibliothèque juive de la Route de la Soie

Silk Road Jewish LibraryUne ancienne bibliothèque comptant environ 1 000 manuscrits a été découverte dans une cave Afghane. Les textes en Hébreu, Araméen, Perse et Judéo-Arabe appartenaient à une famille juive abritant le long de la Route de la Soie.

Ce sont des poésies, des lettres personnelles, des dossiers commerciaux et des documents légaux. Ils permettent d’en savoir plus sur la vie au quotidien de la communauté Afghane juive de l’époque.

Une référence énigmatique à un entrepôt contenant 300 000 manuscrits juifs trouvés à l’époque en Egypte, laisse supposer une future découverte plus importante encore.

 

La bibliothèque secrète des grottes Mogao

Secret Library CaveEn 1900, un prêtre Taoïst a découvert une bibliothèque secrète enfouie dans une cave des grottes Mogao. Wang Yuanlu en balayant du sable sur le sol d’un des temples a découvert une trappe cachée. Construit au IXème siècle c’était à l’origine une cave commémorative pour les moines Bouddhiste. Des experts pensent que la « bibliothèque murée » fut scellée au XIème siècle. Elle renfermait environ 50 000 documents antérieurs au XIème siècle écrits en chinois, tibétain, ouïghour et sanscrit.

Pendant de nombreuses années, Wang essaya d’attirer l’attention des autorités chinoises sur l’importance de sa découverte, sans succès. Il s’autoproclame « gardien des temples », et, va au cours des années vendre un grand nombre des écrits à des explorateurs européens.

En 1961, les autorités chinoises finissent par reconnaître l’importance des Grottes Mogao et déclarent le réseau de cave Bouddhiste monument national.

 

La bibliothèque perdue de John Dee

Lost Library Of John DeeDans les années 1580, John Dee, célèbre mathématicien, astrologue, astronome, géographe et occultiste britannique, avait constitué une des plus vastes bibliothèques d’Angleterre. Elle contenait plus de 4 000 ouvrages.

De retour après un voyage, Dee découvre qu’en son absence, sa maison de Mortlake ainsi que la bibliothèque qu’elle abritait avaient été pillées et saccagées. Heureusement, il avait pris soin de catalogué sa collection. Elle abordait des sujets très variés tels que la géographie, l’alchimie, l’histoire naturelle et l’art de l’amour.

Une centaine de livres de sa collection est entreposée au British Museum. Sur de nombreux ouvrages, on peut voir apparaître des annotations faites par John Dee. Elles ne sont autres que des observations, des horoscopes ou même des informations biographiques.


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