Bilan du Salon du Livre de Paris 2013

Le lundi 25 mars a sonné la fin de la 33ème édition du Salon du  Livre de Paris. Recensant environ 200 000 visiteurs, cette manifestation, qui s’est déroulée 4 jours durant, Porte de Versailles, s’est révélée haute en couleurs.

Salon_du_Livre_Paris_EdilivreSur un plan national, de belles surprises politiques et… gustatives !
Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, a affirmé, lors de son discours du  lundi 25 mars, sa volonté d’aider les librairies à hauteur de neuf millions d’euros. Ce plan de subventions, qui va permettre aux commerces indépendants de ne pas sombrer, a été accueilli avec ferveur. Le discours de la ministre a considérablement marqué les esprits, puisque, comme elle l’a elle-même affirmé :« Le libraire s’inscrit, comme la bibliothèque, dans un réseau qui permet la diversité éditoriale ». En ces temps difficiles, où la crise n’épargne aucun secteur, sa proposition s’est vue très bien accueillie.

Outre la présence d’Aurélie Filippetti et bien loin des horizons de la crise, le square culinaire, star de l’évènement, a considérablement attiré l’attention, suscitant des participations dynamiques, notamment de la part des plus jeunes. S’étendant sur un espace de 600 m2, celui-ci a permis l’organisation de démonstrations et de conférences qui ont connu un succès retentissant. Grâce à ce stand gastronomique exposé au salon, Sébastien Guénard, auteur de Tu vas kiffer la betterave a réussi à attirer de nombreux enfants en cuisinant notamment en direct de l’espadon ! Cette manifestation a eu, en tout cas, le mérite de transmettre le goût de la cuisine aux enfants, parfois réticents à goûter tous les dérivés de végétaux.

Une édition 2013 tournée vers les couleurs catalanes et roumaines
Cette année, la littérature européenne était mise à l’honneur à travers l’installation de deux stands dédiés à la Roumanie et à Barcelone. Du côté de la culture catalane, Eduardo Mendoza, né en 1943, considéré comme l’auteur le plus représentatif de sa génération, et Carlos Ruiz Zafon ont répondu présents. Si la manifestation dédiée à Barcelone a rencontré un grand succès, l’atelier consacré à la Roumanie s’est révélé, quant à lui, plus complexe.

Boycotté par de nombreux intellectuels qui y étaient pourtant invités, celui-ci a connu quelques remous et désagréments. Mircea Catarescu, auteur « prolifique » et appartenant au gratin roumain, un temps pressenti lauréat au prix Nobel de littérature en 2012 a finalement décliné sa participation. Le rejet général de la part de ces auteurs est dû, en partie, à la grave crise politique qui secoue le gouvernement roumain depuis l’été 2012 et dont pâtit, par là-même, le secteur culturel. Les hommes de lettres refusent de soutenir un régime corrompu qui n’a, selon eux, plus aucune crédibilité.

Les auteurs et les maisons d’édition à l’honneur
Outre la Catalogne, la Roumanie, et les divers membres de notre gouvernement, des personnalités-phares du monde littéraire ont répondu à l’appel. Le visiteur avisé a ainsi pu rencontrer, en séance de dédicace des écrivains tels que Jean d’Ormesson,Marc Levy, Daniel Picouly mais aussi des journalistes comme David Pujadas ou encore PPDA, des Jean_d'Ormesson_Edilivrepolitiques (Christiane Taubira)  et des acteurs (Francis Huster) !

Les différentes animations proposées sur les stands des maisons d’édition se sont avérées plus originales et surprenantes les unes que les autres ! La maison d’édition Edilivre a notamment présenté une lecture d’extraits d’ouvrages par des comédiens professionnels. Etiez-vous présent au Salon du Livre ? Si tel est le cas, était-ce en tant qu’acteur ou en tant que visiteur ?

Article écrit avec la participation de Camille