BAC C

Par Carole Détain

Thème : Jeunesse / Ado

Format : Roman (134x204)

Nombre de pages : 104

Date de publication : 14 novembre 2011

ISBN : 9782812196881

Disponible

Livre papier
13,50 €


Livre numérique : format Pdf
1,99 €

Avis des lecteurs

  • L'angoisse sous-tend le livre.

    J'ai lu ce livre avec plaisir . Le style est précis et limpide C'est une idée très intéressante d'avoir repris un journal d'adolescente. Partout la narratrice montre une exigence idéale dans se...

  • Une peinture fine et réaliste d’une famille dans les annés 1975

    «Bac C» est un livre qui complète parfaitement bien «A LIvernay naissait mon père». La narratrice décrit sa vie quotidienne. Elle a 17 ans. Elle est en terminale. Il y a une description très intére...

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Résumé

BAC C est le récit de vie d'une adolescente qui n'est autre que l'auteur. En Terminale, Carole Détain commençait la rédaction de son journal intime. Trente ans plus tard, le relisant, elle se redécouvrait, lycéenne, à l'aube d'une existence nouvelle qu'elle attendait, impatiemment, après le baccalauréat. Carole Détain présente ce journal réécrit sous forme de récit tout en respectant le contenu d'origine, le prisme personnel de l'adolescente qu'elle fut l'année où elle choisit ses futures études, où elle imaginait l'avenir, où elle tentait, tant bien que mal, d'échafauder une ébauche de vision du monde.

Biographie de Carole Détain

Carole Détain, née en 1957, diplômée d'HEC, licenciée en philosophie, a travaillé pendant vingt ans, pour l'essentiel dans la finance. Elle était, dans le même temps, habitée par la littérature. Tout en menant sa carrière professionnelle, elle lisait. Et elle écrivait. Mariée, mère de deux enfants, elle a abandonné depuis l'an 2000, son activité salariée et se consacre désormais à l'écriture.

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Avis des lecteurs

L'angoisse sous-tend le livre. 14/03/16

J'ai lu ce livre avec plaisir . Le style est précis et limpide
C'est une idée très intéressante d'avoir repris un journal d'adolescente.
Partout la narratrice montre une exigence idéale dans ses études comme dans ses relations privées, pré-amoureuses... toujours beaucoup de pudeur...
J'aime bien quand elle se compare à Simone de Beauvoir... elle a de fait la même exigence
L'angoisse sous-tend le livre... on a du mal à la comprendre car la famille paraît unie, chaleureuse, ouverte, attentionnée...
L'acheminement vers l'épreuve initiatique du bac rythme le livre, et cette angoisse-là est compréhensible, mais à ce point ?

Une peinture fine et réaliste d’une famille dans les annés 1975 08/05/15

«Bac C» est un livre qui complète parfaitement bien «A LIvernay naissait mon père». La narratrice décrit sa vie quotidienne. Elle a 17 ans. Elle est en terminale. Il y a une description très intéressante de sa mère, ses habitudes, ses tenues vestimentaires, ses "principes" , son côté "paraître en société" , l'amour qu'elle porte à sa famille, sa maison, sa fierté....son personnage est sympathique. Sylvain, le père est décrit également comme "la" référence de la famille, c'est celui qui est "arrivé", il est une sorte de héros.
Enfin, les préoccupations de Maude, l'année du bac, son organisation de travail, ses peurs. Le point de départ de ce récit-journal est lié à la lecture du "journal d'Anne Franck".
J'ai beaucoup apprécié cette lecture réaliste, approfondie et détaillée sur le comportement des parents, avec un père un peu patriarche, pas si sympathique (il refuse d'emmener sa fille au lycée parce que son solex est en panne), une mère dévouée, trop dévouée qui sourit toujours, ne se plaint pas et ne dit mot. Peut-être souffre-t-elle. C'est suggéré par Maude. Maude dit que sa mère ne l'écoute pas et qu'elle "emplit le vide".
Maude n'aime pas sortir, n'aime pas faire les magasins comme sa sœur aînée. Les soirées mondaines l'ennuient.
Elle a des idées noires, elle est souvent triste, elle angoisse, elle se juge beaucoup. Elle dit que sa souffrance est " indicible".
Elle veut éviter la folie.
Elle s'oriente vers des lectures philosophiques qui n'ont l'air d'intéresser qu'elle même dans sa propre famille.
Elle pense que les couples sont basés sur la faiblesse par crainte de la solitude.
On apprend que Claire, sa mère, est issue de la branche non fortunée de la famille, qu'elle est gênée devant sa cousine qui elle est de l'autre branche. Maude dit que sa mère se sent pauvre, qu'elle est d'une "position matérielle acquise", récente et qu'elle n'est pas naturelle. Maude veut être "naturelle".
On ne sait pas si elle soutient sa mère ou pas. Parfois elle la plaint : " elle supportait l'intendance du matin au soir".
On apprend que son père était le soutien de famille de ses parents, que Claire déteste sa belle-mère.
La réussite de son Bac est très valorisée mais personne ne perçoit son mal être intérieur et sa fragilité.
Tout est dit dans l'épilogue...
Une écriture précise. Une lecture intéressante.
(Evelyne Driet)

Une peinture talentueuse d'une époque et d'un milieu. 01/08/14

J'ai lu avec un très grand plaisir BAC C qui
décrit avec talent et beaucoup d’intérêt une époque
et un milieu. (Christophe Dalle)--

Un événement terrible : la découverte du journal de Maude par sa soeur aînée… 14/06/14

Je viens de lire "BAC C". C'est un livre vivant. Une Famille, les parents, trois soeurs. Maude, la deuxième, prépare son BAC.
Les détails évoquent bien les années 1975 (solex, cantine, films...déjà Drucker) .Le personnage de la mère est affectueux. Elle rassure Maude sur son retard pour devenir une femme et l'emmène acheter des vêtements.
J'ai bien aimé les précisions sur ce qu'au jour le jour Maude étudie. En maths, j'ai suivi, les séries convergentes, les isométries du plan, et autres. En lettres, à l'époque, Maude était plutôt fascinée par la philosophie classique.
La lecture du journal de Maude (découvert par sa sœur aînée) est terrible. Mais les deux sœurs partageaient la même chambre. N'était-ce pas inévitable ?
J'ai lu ce livre en moins de deux jours avec curiosité et plaisir.
Il mérite, selon moi, la mention très bien. (Mario Fulchignoni)

Au-delà du spleen ordinaire de l’adolescence.... 08/05/14

Je viens de terminer la lecture de Bac C. Ce livre m’a beaucoup intéressé. Il ne s’agit pas d’un anodin journal intime d’une jeune fille en butte au spleen de l’adolescence. C’est un récit fort, bien construit et terrible à certains égards. Il n’est pas besoin d’attendre l’épilogue pour prendre la mesure de l'enferment psychique dans lequel évolue, et tente de s’extraire, la jeune fille. Elle y parvient presque par la pratique de l’écriture qui prend la dimension d’une lutte opiniâtre pour se raccrocher au monde sensible. Mais la rechute la guette et se manifeste de façon saisissante la veille du bac où elle doit se réfugier dans le lit de ses parents pour trouver le sommeil.
Par-delà l’histoire personnelle de Maude, il y a dans bac C une peinture sociale et humaine bien située dans son espace et son époque : la région parisienne dans les années 75 (on sort des 30 glorieuses, un monde nouveau se met en place, avec l’apparition des grandes surfaces, l’extension des banlieues pavillonnaires. Même chics, elles sont synonymes d’isolement, d’éloignement du centre (Paris), parfois désolées et sinistres. (cf le beau récit de la virée à Paris au cinéma avec les copines). Dans cet environnement, une famille typique de la classe moyenne. Il y a une aisance matérielle, mais il ne s’agit pas d’une bourgeoisie installée, sûre de ses positions. Les affaires marchent bien, mais au prix d’un travail très prenant (le père à la fin du récit est soucieux, se renferme sur lui-même, sans doute accaparé par son travail). Il faut assurer un avenir plus sûr et plus brillant que la vente de voitures. Médecine,
HEC sont les sésames magiques. La pression est forte sur les enfants à qui on fixe l’objectif d’aller plus haut que les parents.
Au milieu de tout cela, une adolescente fragile, à la féminité encore peu développée, à la sexualité peu explorée (à 17 ans ce n’est pas anormal). Elle se sent isolée, autant dans le noyau familial qu’au lycée où seuls comptent les cours et les contrôles. Elle n’a pas de véritables amies, juste des relations de classes. C’est le lot de beaucoup d’adolescents qui se renferment alors sur eux-mêmes en regardant en étranger le monde familier qui les entoure. Il lui faudrait nouer de véritables amitiés. Mais ce n'est pas dans sa famille qu’elle peut les trouver. Si Maude a un regard tendre sur son père, les années où elle partait naviguer avec lui semblent lointaines et ses relations avec sa mère et ses sœurs dépassent rarement les sujets domestiques.
Alors elle doit affronter seule ses poussées d’angoisses irrationnelles (très bonne élève elle devrait être au moins sereine dans ses études). Elle alterne les phases de mieux-être (l’écriture l’aide, quand elle va mieux son journal se remplit de jolis moments de vie (regards plus sensibles sur le monde, sur son environnement, souvenirs heureux de la navigation avec son père), mais dans les phases dépressives elle n’écrit plus rien. (Le terrible épisode où son journal est découvert et lu par une sœur jalouse n’arrange rien). On voudrait croire qu’elle va s'en sortir grâce à l’écriture, mais l’épilogue nous ramène à ce qu’on pressentait. Il y a chez Maude un terrain de dépression qui va au-delà du spleen ordinaire de l’adolescence.

Le récit est prenant. Je suis rentré à fond dans cette histoire, dans la vie de cette adolescente, comme si j’en avais vécu moi-même toutes les épreuves. L’écriture épouse les alternances d’humeur. Aux phases de mieux-être correspondent des développements plus riches et plus sensibles aux choses et aux êtres (beau passage sur les garçons de sa classe, décrits à travers ce qu’elle imagine de leurs devenirs). Dans les phases d’angoisse, la phrase s’assèche ou se dilue en énumérations « monomaniaques » de détails insignifiants (couleur, forme, style des objets) ou bien dans les comptes rendus fastidieux, presque obsessionnels, des contrôles de maths et de physique.

Denis Bernard

C'est la vie qui passe. 13/04/14

"BAC C", c'est la vie qui passe : descriptions et vie de famille, la cuisine, le shopping, les bateaux, la mer, le lycée… C'est fluide et facile à lire, des phrases courtes.
Cela me rappelle une réaction de Dostoïevski, qui dit, après la publication d'Anna Karénine, à Tolstoï : "Après votre roman, c'est la vie qui passe."…

Belka

Informations sur l'ouvrage

Collection Classique
Date de publication 14 nov. 2011
Nom BAC C
Langue Français
Auteur Carole Détain
Pas d'extrait sur site N/A

Livre papier

Nombre de pages 104
ISBN 9782812196881

Livre PDF

Nombre de pages 104
ISBN 9782812196881

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