Interview écrite

Rencontre avec Fatiha Benzebiba, auteure de « Le Monde des grands  »
18 septembre 2014
Posté par
Flora

Rencontre avec Fatiha Benzebiba, auteure de « Le Monde des grands »

Fatiha_Benzebiba_EdilivreD’où vient votre goût pour l’écriture ?
J’ai l’impression d’avoir toujours écrit, j’ai toujours eu un penchant pour l’harmonie procurée par les mots bien placés, d’où ma préférence pour la poésie qui offre mille facettes de beauté par les vers bien rimés, cette musicalité perçue dans les poèmes me fascine. D’autre part, depuis mon jeune âge j’ai toujours eu un esprit critique analysant tout ce qui peut représenter une irrégularité ou un mal social, d’où mon besoin de dénoncer ce qui peut passer pour inhabituel pour arriver à influencer voire changer ces travers. Pour moi l’écrivain de manière générale et le poète de manière particulière ont une mission consistant à embellir, améliorer ou changer le quotidien.
J’écris aussi pour adoucir des réalités atroces, pour exprimer la magie de l’amour, pour décrire une merveille de la nature, un sentiment bien déterminé, l’écriture, notamment la poésie, donne vie à tout ce qui est mort et contribue à ajouter une note féerique à la vie.

Présentez-nous votre ouvrage en quelques mots.
« Le monde des grands » est un recueil qui traite des sentiments profonds des êtres. Par conséquent, mon ouvrage englobe et retrace plusieurs situations vécues uniquement lorsque l’on est adultes, d’où son titre. Il est une sorte de kaléidoscope, si je puis me permettre, décriant, décrivant, approuvant ou juste constatant.

Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?
L’ouvrage « Le monde des grands » m’a été inspiré par tant de situations constatées dans mon entourage ou dans le monde, comme vous le savez de nos jours le monde est un petit village, avec l’immensité de la couverture médiatique de tout évènement, rien ne se cache. Il m’a été également inspiré par des clichés connus et répandus dans presque toutes les sociétés. Ces clichés attisent ma révolte et mon incompréhension de leur pérennité, comme par exemple la suprématie masculine dans toutes les sociétés, ce qui est visible clairement, même si elle tend dans certains pays à battre en retraite pour laisser place à une relative égalité de traitement.
Cependant, mon ouvrage n’a pas un but revendicatif des droits de la femme, car je suis intimement convaincue que hommes et femmes sont parfaitement égaux en droits et devoirs, ceci est consacré dans toutes les religions divines et en droit positif, mais dans la pratique cette égalité est bafouée pour de nombreux facteurs notamment éducatifs et traditionnels. J’appelle à une équité entre eux, je cite dans ce contexte un autre exemple relatif au poème Le solitaire, ce poème m’a été inspiré par un sans-abri. J’y décris la vie misérable de cet être tout en concluant par la ressemblance de sa misère matérielle certes, avec la misère affective des personnes composant le monde actuel.

Quel message avez-vous souhaité transmettre à travers votre ouvrage ?
Mon ouvrage « Le monde des grands » peut paraître moralisateur comme la plupart de mes écrits, mais ceci est parce que par ma nature, je recherche l’atteinte de l’idéal particulièrement dans les sentiments humains. Je préconise les valeurs comme l’amour et la générosité, et je mets en exergue dans mon écriture la vanité des sentiments négatifs tels que la haine, la rancune, la jalousie, la cupidité … Pour moi, l’être humain est voué à une fatalité qu’est la mort à la fin de son parcours vital, pour cette raison, je trouve inutile qu’il passe le court laps de sa vie à haïr ou faire des guerres, il serait meilleur pour lui qu’il aime son prochain et qu’il contribue à faire dessiner un sourire au moins sur les lèvres d’une personne.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
« Le monde des grands » comporte plusieurs sujets qui me tenaient à cœur, le plus important est bien entendu la nature humaine. Il est, par la force des sentiments que j’ai exprimés et préoccupations que j’ai soulevées, assez émouvant. Il est destiné à toucher les cœurs avant les esprits, afin de raviver la nature humaine bonne par instinct.
Il est aussi prédicateur, dans le but d’ouvrir les yeux des méchants que la haine ne mène nulle part si ce n’est à plus de haine et de désolation.

Qu’avez-vous souhaité dépeindre au sujet de la nature humaine dans votre livre ?
Mon ouvrage met l’accent sur la nature humaine dans sa faiblesse. Je pense que la faiblesse de la nature humaine se voit dans les sentiments négatifs guidant les humains dans leurs actes, deux forces se battent dans la nature humaine : le bien et le mal, mais la perversion de cette nature fait que le mal prime sur le bien chez certains humains.
La nature humaine est pour moi un mystère insoluble, cela ressort dans des poèmes tels que « Etrange est l’être humain, je donne ma langue au chat, le trésor maudit, le monde à l’envers.. »
Je ne n’arrive pas à assimiler que les profondeurs d’un être humain puissent être d’une noirceur terrifiante, menant à des actes inconcevables. La nature humaine saine est celle ou le bien et le mal sont en équilibre et que je souhaite voir revenir à la surface pour empêcher une chute complète dans l’inhumain.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
J’ai l’espoir de publier un autre recueil traitant des sentiments amoureux, je souhaiterai le publier avec les éditions EDILIVRE dont la prestation m’a satisfaite si toutefois mon ouvrage « Le monde des grands » rencontre le succès que j’ambitionne.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Je souhaite que les idées exprimées dans mon ouvrage retiennent l’attention des lecteurs. Je tiens à préciser que toutes les idées, tous les jugements de valeur ou toute autre pensée portés dans mon ouvrage sont le reflet de ma propre vision du monde qui n’est pas forcément celle des autres. Pour cela je présente mes excuses à mes lecteurs pour tout mot ou expression ou idée ayant froissé ou déçu ou blessé involontairement l’un d’eux et leur exprime mon profond respect.