Le temps n'efface pas tout, Thomas Chaline

Le temps n'efface pas tout, Thomas Chaline

      Thomas Chaline, vous avez écrit Le temps n’efface pas tout, un recueil de poésie au ton désabusé. Est-ce un livre pessimiste ? Plutôt finalement, bien que ce n’était pas l’objectif initial. « Le temps n’efface pas tout » est d’abord une chanson et ce titre m’est venu car de nombreux textes figurant dans ce recueil ont été écrits depuis plusieurs années (« On ne choisit pas » , « L‘éternel estivant » ). C’est un constat s’avérant alarmant sur le monde dans lequel on vit et évolue. Et puis il y a les coups de griffes reçus par la vie dans laquelle on arrive de manière outrecuidante.  Les bosses peuvent, en effet, ressortir sur ce ton cacochyme. Malgré tout, je reste opiniâtre, d’autres textes en témoignent (« Jusqu’au bout du rêve », « C’est d’ici »). Vous êtes chanteur et compositeur : un travail qui ressemble à celui du poète ? Les deux formes sont très proches en effet. La poésie apporte une plus grande liberté car elle n’est pas limitée à une musique de trois minutes et peut s’étaler sur des pages entières voire à l’infinie. Concernant la chanson, elle peut se construire de diverses façons : la musique peut servir uniquement d’illustration au texte et à l’inverse un texte peut être une succession de phrases posées sur des musiques. Et dans l’histoire, certaines poésies ont été adaptés en chanson donc… La chanson vous a-t-elle amenée naturellement à la poésie ? Exactement. Certaines chansons sont restées des poèmes car je ne trouvais pas la musique qui me convenait, d’autres textes que je voulais purement poèmes sont devenus chansons… Quand vous êtes-vous mis à écrire ? Comment est-ce venu ? Très tôt, vers l‘adolescence. J’ai été influencé par divers auteurs poètes de chanson ou non. L’écriture a été un exutoire comme d’autres font du sport. Si vous deviez résumer votre recueil à une phrase, laquelle serait-ce ? Le temps n’efface pas tout, simplement.    

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