Rencontre avec Florian Bertaud, auteur de « Shadog, auster-héros »

Présentez-nous votre ouvrage

C’est une parodie de super-héros en roman. Shadog, un justicier à l’accent du Midi et au masque de chien écrasé, rend la justice dans les rues sombres de Seilmar, au Sud de la Rance (oui, vous avez bien lu). Son ennemi est le docteur Déprime, un sinistre individu reconnaissable à son masque blanc craquelé représentant un smiley triste. Ce dernier dévalise des banques avec son gang et les fait exploser ensuite. Shadog va donc essayer de remonter sa piste et comprendre ses motivations, à l’aide de gadgets peu efficaces (Flingue à Faible Portée et Laser à Faible Batterie). Mais il va aussi rencontrer la jolie Jenny, dont il va tomber amoureux. Seul problème : Shadog ignore que Jenny est la complice du docteur Déprime.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Mon but premier était de parodier Batman ; mon premier justicier parodique était d’ailleurs un homme chauve-souris, mais au fil des années (j’ai envie de ce projet depuis le lycée), j’ai décidé de m’éloigner de l’univers de Batman et de construire le mien, même si celui-ci contient des clins d’œil évidents à son modèle : Jenny/Jaguar a hérité du caractère félin de Catwoman, par exemple, et le méchant Number se marque le corps à chaque meurtre comme le fait Mr Zsasz, mais avec une certaine différence... Par ailleurs, je voulais jouer avec les codes actuels de l’univers des super-héros : ils sont légion au cinéma et en bandes dessinées, mais rarissimes en littérature. La grande plupart d’entre eux sont Américains et créés par des auteurs Américains, alors qu’en France, on n’a que Superdupont et Captain Biceps ! J’ai donc voulu rendre hommage à la culture super-héroïque en me la réappropriant pour proposer quelque chose d’étrangement familier mais aussi différent.

À quel lecteur s'adresse votre ouvrage ?

À partir de l’adolescence, quand le lecteur a une certaine connaissance du monde des super-héros, du cinéma et de la littérature. Je ne le conseillerais pas à de jeunes enfants qui n’ont pas forcément l’habitude de lire. Aussi, il peut arriver que certaines blagues ne soient pas comprises par un public trop jeune, ou bien que l’humour soit trop trash pour lui. Je préfère d’abord que nos jeunes têtes blondes lisent des livres d’un meilleur niveau avant de s’attaquer au mien. Cela dit, l’adolescent tout comme l’adulte pourra mieux l’apprécier.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Il n’y a pas vraiment de message dans mon livre, sinon d’aller de l’avant et rester positif dans la vie : l’inverse reviendrait à faire gagner le docteur Déprime !

Où puisez-vous votre inspiration ?

Pour Shadog, j’ai bien sûr puisé chez Batman, dont j’ai vu tous les films et lu quelques comics. Mon pseudonyme Marcel Comique est un clin d’œil évident à la maison Marvel Comics, et le vrai nom de mon héros, Didier Canin, a pour initiales D.C., comme la maison qui édite Batman. J’ai eu l’idée de mon roman en visionnant la trilogie Austin Powers, parodie de James Bond, et j’ai eu envie d’écrire la mienne. Le personnage d’Albert est d’ailleurs lui aussi une parodie de James Bond, et la relation qu’il noue avec Shadog est comme un miroir inversé de la relation Batman/Alfred. Enfin, la ville de Seilmar est bien sûr une parodie de Marseille, dont je me suis amusé à déformer les noms des lieux et monuments : Notre-Dame de la Barbe, la Canne à Bières…

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Ceux qui ont lu Shadog, auster-héros jusqu’au bout se doutent bien qu’une suite est en préparation ! Cependant j’attends que l’ouvrage soit connu pour m’y remettre. J’ai d’autres projets de romans, dont un plus court et plus sérieux, sans lien avec Shadog ou la parodie. J’ai également plusieurs idées de pièces de théâtre, car j’ai longuement étudié cette discipline après mon bac.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Bonne lecture, avec les amitiés de tonton Marcel !


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