Rencontre avec Chris Gont, auteur de « Mawa, renaître pour vivre »

Présentez-nous votre ouvrage

C’est le conte de Mawa, un enfant particulier qui dérangea par sa singularité. Si bien que les gens du village le haïrent, pour le rejeter par la suite ; et enfin le laisser pour mort au fin fond de la forêt. Puis Mawa renaît grâce à une musique et l’aide d’une fée. C’est alors qu’il devient un être merveilleux. Il ne cherchera pas la vengeance mais plutôt le pardon et la paix. J’ai volontairement divisé le conte en différents chapitres afin de prédisposer le lecteur à la suite du récit, par l’évocation d’une notion abstraite. A un moment, j’ai isolé une phrase du texte, sur une page blanche, pour obliger le lecteur à s’arrêter un instant.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

C’est sur les conseils du chorégraphe Kembo Soki qui me suggéra d’écrire une histoire pour accompagner ma chorégraphie. C’est alors que ce conte qui ne tenait, au départ, que sur deux vulgaires pages, au fond d’un tiroir, devint l’ouvrage que vous connaissez aujourd’hui. J’ai rencontré un réel plaisir à écrire ce récit.

À quel lecteur s'adresse votre ouvrage ?

Cet ouvrage s’adresse à un public âgé de 10 ans et plus. En effet, ce conte décrit les phases d’une thérapie personnelle. Il peut donc s’adresser à des adultes concernés par le développement personnel, ou des psychiatres, psychologues… Ce conte peut avoir plusieurs lectures.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

J’ai surtout voulu transmettre un message d’amour, de paix et de pardon. Tout n’est pas figé dans la vie, c’est-à-dire que l’on peut changer, évoluer vers le bon, le meilleur. Et ne pas rester emprisonné dans son passé.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Je ne sais pas vraiment. Pour ce conte, c’est l’histoire elle-même qui m’a donné l’inspiration. Je me suis laissé guider par elle. L’histoire s’est imposée d’elle-même à moi. Les mots sont venus d’eux-mêmes au fur et à mesure que je revivais ma chorégraphie. J’ai dû l’écrire, dans un premier temps, en deux semaines avec un rythme de quatre à sept heures d’écriture par jour. C’était à la fois épuisant et excitant, mais je ne pouvais arrêter ce flux de mots. Ensuite j’ai rencontré plus de difficultés avec l’écriture du passage de la fée. Comment évoquer beaucoup de douceur, de beauté et de sagesse en même temps ? Cela m’a demandé beaucoup d’efforts et de temps. De même pour le dernier chapitre. Comment finir cette belle histoire ? Attention, je vous rassure, j’ai passé plusieurs mois à peaufiner le texte. Je ne me serai pas aventuré à offrir une œuvre bâclée, inaboutie.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

J’ai l’idée d’un futur ouvrage qui s’intitulera « Lorian et ses amis », mais je ne peux pas en dire davantage aujourd’hui. Et puis cela dépendra de l’accueil du public vis-à-vis de Mawa.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Chaque lecteur qui accepte ce livre me réchauffe le cœur. Je voudrais leur dire d’abandonner tout préjugé et se laisser guider par le conte vers un monde merveilleux. Si l’ouvrage ne fait que 48 pages, c’est que chaque mot a été choisi avec soin afin que le récit soit concis et se suffise à lui-même. En relisant mon histoire en vue de corrections, avant la publication de l’ouvrage, je n’ai cessé de redécouvrir des trésors cachés. Je vous souhaite à tous une agréable lecture. Encore merci !


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